Statut d'auto-entrepreneur : pourquoi les seniors en sont fans

Emploi

SUCCÈS - Les plus de 60 ans représentent 12% de l’ensemble des auto-entrepreneurs. Et ils sont, en proportion, plus actifs que les moins de 30 ans. Leur principal objectif est souvent de compléter une retraite plutôt faible grâce à un système très simple.

Dix ans après sa création en 2009, le succès du régime des auto-entrepreneurs ne se dément pas. Fin 2018, l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) comptabilisait ainsi 1,36 million de micro-entrepreneurs (ME), leur nouveau nom depuis 2016. Un chiffre en hausse constante et qui devrait encore s’être amplifié cette année avec la simplification du statut mise en place début janvier.

Parmi ces micro-entrepreneurs, les seniors occupent une part importante puisque 165.000 (soit 12,2% du total) ont plus de 60 ans. Surtout, ils sont en proportion beaucoup plus nombreux à déclarer un chiffre d’affaires que les moins de 30 ans (154.000, soit 86,1 % contre 57,7 %). Les plus de 60 ans représentent ainsi 14 % des ME économiquement actifs.

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Pension de retraite trop basse

Parmi ces plus de 60 ans, figurent beaucoup de retraités percevant une pension trop basse. C’est notamment le cas de Mohamed, 62 ans, qui s’est lancé dans des petits travaux aux particuliers et dans la rénovation d’appartements (plomberie, électricité). La raison : s’il arrêtait toute activité, il ne toucherait que 600 euros par mois. "Même si j’avais une bonne retraite, je pense que je continuerais de toute façon car le travail, c’est vital pour moi. Je ne me vois pas rester chez moi à ne rien faire", explique-t-il à TF1, venu l’interroger au milieu de son chantier en début d’année. "J’ai l’avantage de bien connaître ce travail et le métier. Donc je ne peux que continuer tant que je suis en bonne santé", dit-il fièrement. En travaillant quasiment à temps plein avec ce statut de micro-entrepreneur, Mohamed gagne entre 1.000 et 1.500 euros par mois (le chiffre d’affaires moyen d’un ME de plus de 60 ans est de 1.520 euros)

"L’intérêt, c’est que c’est extrêmement simple et que vous ne payez de fiscalité ou de cotisations sociales que lorsque vous encaissez un chiffre d’affaires. Et il n’y a pas de risque", rappelle à TF1 François Hurel, président de l’Union des auto-entrepreneurs et des travailleurs indépendants (UAE) et qui est à l’origine du système.  

Un bémol néanmoins : comme il n’est pas salarié, Mohamed doit, comme tous les autres auto-entrepreneurs, assurer lui-même l’assurance de son activité, en l’occurrence ses chantiers. Un point à ne pas négliger car il revient cher. 

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