Un Français sur deux prêt à être "slasheur"

Un Français sur deux prêt à être "slasheur"

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ÉTUDE - De plus en plus de salariés affichent leur envie d'exercer plusieurs métiers au cours de leur vie, voire de les exercer en même temps. Pourtant, l'attrait du CDI reste bel et bien prédominant.

Slasheurs, vous connaissez ? Le terme désigne le fait de combiner plusieurs emplois, en même temps. Et, selon la dernière enquête du site d'emplois en ligne Meteojob, près d’un sondé sur deux envisagerait d’exercer plusieurs fonctions à la fois. Et 92% des répondants seraient prêts, s’ils en avaient la possibilité, à exercer différents métiers au cours de leur carrière.


Pour les personnes sondées, l’épanouissement est en effet la première des motivations, bien avant le salaire ou la prise de responsabilités professionnelles. Près de 57% des personnes qui se disent prêtes à exercer plusieurs métiers au cours de leur carrière souhaiteraient ainsi le faire pour découvrir d'autres fonctions ou "casser la routine". Et pour près de 53%, le choix se porterait vers un métier tout à fait différent dans un tout autre secteur. 

Plus de 47 % des répondants seraient donc aussi prêts à exercer différents métiers en même temps. Une nouvelle fois, le fait de gagner plus d’argent n’arrive pas en tête des motivations. Pour près de 63 %, ce serait surtout pour "apprendre plus de choses et pouvoir réorienter sa carrière". 40% aspireraient à donner un sens à leur vie professionnelle et près de 49 % envisageraient d’occuper un métier différent dans un autre secteur d'activité. Malgré tout, le doute persiste, puisque 38 % pensent qu’il n’est pas possible d’exercer plusieurs métiers en même temps.


Cette tendance à la flexibilité affichée paraît en contradiction avec le modèle français actuel, qui oriente  vers un seul métier et ne donne pas la possibilité de devenir multi-potentiels. Reste que le sondage relève aussi certaines contradictions : ainsi, derrière cette revendication de donner un sens à sa carrière, les sondés continuent de marquer leur préférence pour des modèles très stables. Le CDI reste donc le Saint Graal pour la majorité, tous secteurs confondus : 87 % des personnes interrogées sont toujours à la recherche de ce type de contrat. Et les carrières monothématiques ont encore un bel avenir puisque près de 34 % des répondants aiment leur métier et ne souhaiteraient pas en changer.

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D’ailleurs, seulement près d'un sondé sur trois recherche un contrat à temps partiel, souvent pour des raisons liées au temps consacré aux activités personnelles. 37% ne cherchent pas une activité à temps partiel en priorité mais pourraient l’accepter par défaut.  


En fait, les répondants tendent donc en majorité vers des contrats longue durée, tout en affichant comme priorités une satisfaction et un épanouissement professionnel, au-dessus du revenu. Mais cet épanouissement et cette satisfaction professionnelle en quête de sens seraient néanmoins considérés dans un cadre stable, celui du contrat à longue durée. Paradoxal ? 


 > Enquête du 28 au 3 septembre auprès d'un échantillon de 130 000 internautes inscrits sur sa plateforme de meteojob et représentatifs de la population active française.  

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