VIDÉO - Congés d’été ou reprise d’activité : le casse-tête des entreprises

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VACANCES - Pour compenser les jours de fermeture du confinement et rattraper leur retard, des entreprises pourraient rester ouvertes en juillet et en août. Une disposition qui suscite parfois le rejet, comme chez des salariés de Bombardier, dans le Nord.

Les conséquences de l'épidémie de coronavirus vont se faire sentir pendant de longs mois, en particulier pour les PME. Elles ne savent pas quand leur carnet de commandes va à nouveau se remplir et à quelle date il faudra rattraper les retards accumulés. À l'approche des vacances, la planification des congés d'été est devenue un casse-tête. 

Dans le Nord, les salariés de l'usine du constructeur ferroviaire canadien Bombardier de Crespin ont bloqué lundi matin les arrivées de pièces détachées, pour protester contre la proposition de la direction de travailler une semaine de plus pour "rattraper" la fermeture pendant le confinement, qui serait payée l'équivalent de deux semaines, plus une prime exceptionnelle de 200 euros. 

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Perte de deux semaines de repos

Arrêtée mi-mars, la production a repris le 11 mai. Pendant le confinement, la direction n'a pas compensé les 16% de salaire perdus pour les ouvriers mis au chômage partiel. "On nous demande des efforts pour sauver les comptes d'un futur ex-employeur", s’indigne Karim Khatabi, délégué Sud de l'usine s'exprimant "au nom de l'intersyndicale", puisque Bombardier a annoncé en février la vente de sa branche Transport (ferroviaire) au groupe français Alstom et à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

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Selon Pascal Lussiez, délégué CFDT, les salariés perdraient en réalité deux semaines de repos, en travaillant sur leurs RTT, qui seraient payés au lieu d'être posés. Selon eux, entre 200 et 300 salariés ont bloqué lundi matin l'entrée des camions transportant des pièces détachées nécessaires à la construction des trains et pourraient bloquer à nouveau l'entrée du site l'après-midi.

L'usine de Crespin, ouverte il y a près de trente ans, est aujourd'hui le premier site industriel ferroviaire en France, avec 1.500 salariés et environ 400 à 500 intérimaires. Elle a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 813 millions d'euros et ses carnets de commandes sont pleins.

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