"Plus que 765 euros de trésorerie..." : la détresse de restaurateurs lillois

"Plus que 765 euros de trésorerie..." : la détresse de restaurateurs lillois

REPORTAGE - La colère gronde parmi les restaurateurs. Depuis le premier confinement, certains n'ont pas touché le moindre centime de l'Etat, alors que les charges s'amoncellent. Illustration à Lille.

Partout en France, les restaurateurs contraints de garder portes closes crient leur détresse. C'est le cas à Lille d'Olivier Delannoy, à la tête d'"Alcide", le plus vieux restaurant de la ville. Son établissement, une institution, est à bout de souffle. Au point qu'il vient de prendre la décision de se séparer de la moitié de son équipe. "C’est très grave, confie-t-il aux caméras de TF1 dans le reportage ci-dessus. On a perdu 40% de notre chiffre d’affaires annuel. En mars, nous avions une trésorerie d’environ 180.000 euros, aujourd’hui elle est à 765 euros…"

Quant à Louis Bouchart, des "Ptiots", il avait investi 10.000 euros pour accueillir ses clients en toute sécurité. Il a la sensation que le gouvernement reste sourd et qu'il ne connaît ni son métier, ni ses contraintes, ni les drames sociaux.

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En apprenant qu'ils ne rouvriraient probablement pas pour les fêtes, qui représentent une grosse part de leur chiffre d'affaires, les restaurateurs ont reçu comme un coup de massue. "On est en colère. On essaie encore de se donner des solutions entre nous, notamment sur les aides qu'on pourrait éventuellement avoir", affirme Gregory Letienne, de "La Connivence". 

Les Hauts-de-France comptent 25.000 restaurants, avec une moyenne de 3 salariés. Ce sont donc environ 75.000 emplois qui sont menacés rien que dans cette région.

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