Crise de l'hôpital : pourquoi des infirmiers fuient la France pour la Belgique

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ENQUÊTE - Alors que les médecins et infirmiers de l'Hexagone multiplient les actions depuis plusieurs mois pour dénoncer le manque de moyens et d'effectifs dans les hôpitaux, le JT de 20 heures de TF1 s'est rendu dans un établissement belge dont 20% du personnel soignant est français. Des infirmiers qui ne regrettent pas d'avoir franchi la frontière...

Pourquoi des infirmiers français choisissent-ils d'exercer leur métier à l'étranger ? C'est la question que pose le reportage du JT de 20 heures de TF1 en tête de cet article, alors que notre hôpital public est en plein malaise. Il nous emmène en Belgique, à Tournai, à quelques kilomètres de la frontière, au Centre hospitalier de Wallonie picarde (CHwapi). Ici, 20% du personnel soignant est français. Comme Grégoire, originaire de Roubaix (Nord), qui a assure à TF1 n'y trouver que des avantages : "En Belgique, tout le monde travaille en relation. On est une seule et même équipe, on a un chef qui est vraiment très disponible et là toute la semaine pour nous épauler. Dans le service, on a en général un infirmier pour dix, maximum douze patients". Dans l'Hexagone, c'est une trentaine de patients par infirmier en moyenne...

Un autre infirmier, Gauthier, dont la mère est secrétaire médicale en France depuis 30 ans, met lui aussi en avant les meilleures conditions de travail en Belgique (bien que la durée légale du travail, fixée à 38 heures, y soit plus élevée) : "Je sais que ma maman travaille dans un climat beaucoup plus conflictuel et difficile, tandis que moi j’ai un épanouissement professionnel qui est non négligeable. Je pense que la reconnaissance n’est pas le fort des hôpitaux en France..."

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De meilleurs salaires et des contrats plus stables

En Belgique, ils trouvent aussi un salaire plus élevé : 1700 euros minimum en début de carrière, contre 1300 euros mensuels en France. Et ce n'est pas tout : les contrats sont également plus stables. "Dès le départ, nous offrons un CDI et l'accompagnement traditionnel", explique la DRH de l'établissement.

Résultat, son homologue de l'hôpital de Roubaix, de l'autre côté de la frontière, a lui de la peine à recruter. Il raconte aux caméras de TF1 ses "difficultés à couvrir l’absentéisme", "particulièrement important à l’hôpital". Faute d'infirmiers d'ailleurs, le Centre hospitalier de Roubaix n'a pas pu ouvrir son unité hivernale cette année.

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