Emploi des seniors : comment améliorer la situation ?

Emploi des seniors : comment améliorer la situation ?

RETRAITES - Impossible de parler de l’allongement de la durée du travail sans régler le problème du chômage des seniors. Depuis 2008, le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a été multiplié par trois en France. Le gouvernement doit dévoiler mardi 14 janvier des pistes pour améliorer la situation, l’une des pires en Europe.

Que l’âge pivot à 64 ans soit retiré provisoirement ou pas, le gouvernement entend dans tous les cas faire travailler les Français plus longtemps : "Travailler plus longtemps parce qu'on vit plus longtemps, c'est logique", déclarait en décembre la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Avant d’ajouter, "mais par contre, il faut pouvoir avoir un travail". Car problème : si le taux d’emploi des 55-64 ans a progressé, il n’en dépasse pas pour autant les 52,3%. En d’autres termes, quasiment la moitié des 55-64 ans n’ont pas de travail.

Trop chers, pas assez adaptables, mal à l’aise avec les nouvelles technologies… Certains préjugés contre les seniors ont la vie dure, et les recruteurs hésitent à embaucher des personnes passé un certain âge. 

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Maturité et sens des responsabilités

Plus rares, d’autres au contraire ont fait de l’emploi des seniors leur cheval de bataille. Dans le Val-de-Marne, c’est le cas de Pascal Chautard. Dans son entreprise de transport des voyageurs, 40% des effectifs sont des plus de 45 ans. "Les avantages sont très simples, détaille-t-il : une maturité bien meilleure, un sens des responsabilités. Tout cela nous permet de diminuer les taux d’accident et d’avoir un taux d’absentéisme de plus en plus bas, c’est très important pour l’économie de l’entreprise."

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Pour faciliter leur recherche d’un emploi, certains chômeurs seniors se regroupent pour démarcher eux-mêmes les entreprises de leur région, avant même qu’elles ne publient des offres. 

Le défi de la reconversion

Plus important encore, certains sautent le pas de la reconversion. Un véritable défi : seulement 3% d’entre eux se forment à un nouveau métier. Eliane Salles Capelotto n’a pas vraiment eu le choix. Licenciée à 56 ans dans le secteur du tourisme, elle gère aujourd’hui les problèmes informatiques pour des entreprises. Pour un salaire moins élevé que son travail précédent, mais en CDI. Une situation qu’elle compte bien conserver, à raison : les seniors en effet subissent de plus en plus la précarité, entre contrats couts et temps partiels. 

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Mardi 14 janvier, l’emploi des seniors sera notamment au menu des négociations entre Muriel Pénicaud et les partenaires sociaux. Parmi les pistes déjà évoquées par le gouvernement pour améliorer la situation, figure le développement de la retraite progressive, qui permet à partir de 60 ans de travailler à temps partiel pour continuer à cotiser, tout en percevant une fraction de sa retraite.

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