Nouvelles technologies, mais aussi luxe : quelles entreprises font rêver les jeunes en 2019 ?

Emploi
MILLENIALS - Le baromètre 2019 Epoka/Harris interactive fait le point sur les préférences des étudiants et jeunes diplômés et sur les entreprises où ils ont envie de travailler.

Qui a dit que les jeunes ne voulaient plus travailler dans des grandes entreprises ? Le classement Epoka/Harris Interactive donne en tout cas tort à ces détracteurs : l’agence de communication et conseils RH publie en effet ce mercredi son 7e baromètre annuel des entreprises préférées des étudiants et des jeunes diplômés.


Et cette année, les trois employeurs de référence, toutes catégories confondues, sont Apple, Google et Airbus. Les étudiants sortant des grandes écoles d’ingénieurs ont un top 3 quelque peu différent : Airbus, Dassault systèmes et Dassault aviation. Enfin, ceux qui sortent des grandes école de management penchent pour Apple, LVMH et L’Oréal.

Luxe, énergie et conseil

En résumé, comme en 2018 déjà, le secteur le plus attractif pour les étudiants et les jeunes diplômés est celui des nouvelles technologies (41%). Il séduit aussi bien les profils ingénieurs qu’universitaires. En deuxième position, le uxe (32%) attire davantage les profils management . Viennent ensuite les secteurs du conseil (26%), de l’énergie (25%) et de l’industrie (23%).


En début de carrière, les jeunes sont toujours séduits par les grandes entreprises françaises bien implantées à l’international, même si elles accusent un léger recul (55% des jeunes privilégieraient ces entreprises, contre 58% en 2018). Elles sont rejointes par les grandes entreprises internationales (53% contre 54% en 2018). Suivent les PME (30%), désormais talonnées par les start-ups (28% contre 25% en 2018).

L'argent, le nerf de la guerre

Reste la question : que cherchent ces jeunes ? Comment les attirer ? La confiance dans le fait de trouver un emploi varie fortement avec la formation suivie et joue aussi sur leur rapport au travail : ainsi, les étudiants en écoles d’ingénieurs cherchent un engagement sérieux avec leur entreprise (52%), mais pas forcément sur la durée (33%). A l’inverse, les universitaires visent une relation durable (à 49%). Les étudiants en école de management sont partagés. 


Reste quelques basiques. Si l’on entend beaucoup parler du sens au travail, la première condition évoquée pour s’investir dans une société reste "être bien payé" (82%), devant "travailler sur des sujets intéressants" (80%) et "apprendre, monter en compétence" (67%). 


Plus globalement, ce qui encourage les jeunes diplômés à postuler dans une entreprise reste assez classique : en tête, les conditions de vie au travail (54%), la politique de rémunération et les avantages sociaux (41%), le secteur d'activité (41%), la réputation de l'entreprise en matière d'ambiance de travail (38%), la localisation géographique (35%), le prestige/réputation (35%) et la dimension internationale (33%). Ce sont d’ailleurs peu ou prou les mêmes critères qui jouent à l’issue du processus de recrutement. A noter, l’importance de l’image en ligne : un site web d’entreprise "bien fait" est un critère qui leur donne envie de postuler à plus de 95% (tous profils confondus). A contrario, un site "mal fait" peut les décourager (a hauteur de plus de 70%).

L'importance du numérique

Et en effet, pour s’informer et mieux connaitre un employeur, les étudiants et jeunes diplômés ont recours aux réseaux sociaux et favorisent LinkedIn. La vidéo est un moyen efficace de capter leur attention, indique l'étude : ils plébiscitent ce format à plus de 90%. Ce qu'ils apprécient ? Les prises de parole des collaborateurs sur leurs métiers (43%) et les vidéos mettant en scène l’ambiance, les locaux et la vie de l’entreprise (36%). En revanche, les engagements RSE et les prises de parole des dirigeants sont peu prisés, avec respectivement 11% et 10%.


De manière générale, ces profils sont intéressés par les différentes formes originales d’interactions avec les entreprises telles que les concours de start-ups (50%), les business games (50%), les escape games en ligne (39%), les hackatons (21%) ou encore les compétitions de jeux vidéo (13%). Ils sont ainsi majoritairement intéressés par une participation à un événement de recrutement qui combinerait jeux vidéo et rencontres avec des entreprises pour des stages et des emplois : 54% des profils ingénieurs se montrent favorables à l’idée, 60% des profils universitaires et 63% des profils managers. Ludiques, et simples : dans leur recherche d'emploi, 51% affichent une préférence pour les candidatures simplifiées, permises par les réseaux sociaux.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter