Taux d’emploi des seniors : la vérité sur cet enjeu majeur de la réforme des retraites

Taux d’emploi des seniors : la vérité sur cet enjeu majeur de la réforme des retraites
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ZOOM - Alors que le gouvernement veut fixer un âge pivot à 64 ans pour pouvoir bénéficier d’une retraite sans décote, la question de l'emploi des seniors en France, dont le taux est l'un des plus bas d'Europe, se pose. Le JT de 20 heures de TF1 nous éclaire sur ce sujet.

"Travailler plus longtemps parce qu'on vit plus longtemps, c'est logique, mais par contre, il faut pouvoir avoir un travail",  déclarait en décembre la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Le taux d'emploi des seniors est en effet un écueil pour le  projet de réforme des retraites du gouvernement qui, s'il ne touche pas aux 62 ans de  l'âge légal de départ, entend faire travailler les salariés plus tard en instaurant un âge-pivot à 64 ans pour une pension sans malus. Or, le taux d'emploi des seniors dans l'Hexagone est l'un des plus bas d'Europe. Une réalité sur laquelle revient le journaliste de TF1 Axel Cariou dans le plateau du JT de 20 heures en tête de cet article.

Certes, note-t-il, le gouvernement a raison d'affirmer que le taux d'emploi des 55-64 ans a augmenté : il n'a cessé de le faire au cours des 15 dernières années, pour atteindre 53% aujourd'hui contre 38% en 2004. Mais il ne s'agit là, poursuit-il, que d'un "trompe-l’œil, car ceux qui restent dans l'emploi, ce sont les seniors les plus jeunes". Si jusqu'à 59 ans en effet, 72% des seniors travaillent encore, le chiffre dégringole à 32% passé 60 ans. Ce qui nous classe tout en bas du tableau européen puisque la moyenne dans l'UE est en la matière de 44%, le pourcentage atteignant même 70% chez les Suédois.

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Pourquoi un tel décalage ? "D'abord parce qu'1 Français sur 3 se dit insatisfait au travail", répond Axel Cariou, ce qui les pousse à prendre plus vite leur retraite. Mais la cessation d'activité n'est évidemment pas toujours un choix. "De l'autre côté, les employeurs ne les retiennent pas non plus", continue-t-il , "parce qu'en France les salaires progressent avant tout en fonction de l'ancienneté". Résultat : "Plus vous êtes vieux, plus vous coûtez cher à l'entreprise".

"Ca le pousse le plus vite possible vers la retraite 

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