Vous avez un trou dans votre CV ? Deux stratégies pour s'en sortir

Emploi
DirectLCI
CONSEIL - Le cabinet de recrutement Robert-Half donne ses conseils aux chercheurs d'emplois, qui ont parfois des vides dans leur parcours professionnel.

Les recruteurs ont horreur du vide. C’est, en tout cas, ce qu’ont tendance à penser les chercheurs d’emploi, quand ils présentent leurs parcours. Et, du coup, à une époque où les parcours professionnels sont de plus en plus linéaires, avec parfois des périodes d’inactivités professionnelles, ces trous dans le CV peuvent créer une légère... angoisse. Ou tout du moins, une appréhension. Comment l’expliquer ? Comment le justifier ? Le cabinet de recrutement Robert-Half propose deux stratégies. 


D’abord, sachez qu'un vide dans le CV n’appelle une justification que s’il est supérieur à six mois. En dessous, il n’y a pas lieu de se justifier. Ensuite, la règle de base est d’être honnête et positif.

Stratégie 1 : valoriser !

"Quand c’est possible, la meilleure option reste d’assumer pleinement les éventuels trous dans votre curriculum vitae, et d’en extraire le positif", indique Robert-Half. Assumer, et valoriser cette période. Car ne pas avoir travaillé ne veut pas dire pour autant avoir été en inactivité complète. "Posez-vous et réfléchissez à ce que ces périodes sans emploi vous ont apporté, comment vous en avez tiré profit, et mettez en valeur cette expérience auprès des recruteurs." Ainsi, sur le CV, il convient de résumer les activités effectuées, qui peuvent être très variées : bénévolat, voyage, formation, projet de création d’entreprise. En face, listez les compétences acquises qu'a apportées chaque expérience. 


Exemple : vous avez pris une année sabbatique pour voyager ? C’est très bien ! Vous pouvez mentionner l’apprentissage ou le perfectionnement d’une nouvelle langue, la découverte d’une autre culture, la participation à un projet humanitaire… Vous avez pris un congé parental ? C’est sans doute un des "trous" les plus classiques dans un parcours. D’après le cabinet, il faut totalement l’assumer, d’autant que cela peut avoir tendance à rassurer le recruteur : "Vos enfants ont dépassé le stade de la toute petite enfance, vous êtes désormais plus disponible pour reprendre une activité en vous donnant à 100 %". Sans parler des "soft skills" que vous pouvez avancer dans votre CV : sens de l’organisation et de la planification, gestion du stress. Autre cas, vous avez tenté de faire une réorientation professionnelle, suivi des formations ou participé à des conférences spécialisées ? Vous mettrez en valeur votre "soif d’apprendre" et l’implication que vous mettez dans ces projets". 

En vidéo

L'idée originale de CV d'un jeune Bordelais

Stratégie 2 : être bref

A l’inverse, vous avez peut-être des raisons qui font que vous ne voulez pas vous étendre sur ce blanc. Il faut dans ce cas veiller à expliquer honnêtement et de manière dépassionnée les choses. Sur le CV, aux dates concernées, écrivez votre explication, et au besoin complétez avec quelques précisions dans le mail qui accompagne le CV. 


Ainsi, si vous revenez d’un arrêt maladie de longue durée, cela pourra difficilement passer inaperçu, il faudra donc le dire. "Précisez la raison de votre absence sans rentrer dans les détails, et soulignez que vous êtes désormais tout à fait apte à reprendre une activité professionnelle", indique Robert-Half.


Si vous avez arrêté de travailler pour vous occuper d’un proche malade ou invalide, "une mention rapide s’impose, assortie d’une phrase pour rassurer les recruteurs sur votre disponibilité actuelle." Autre cas courant, celui d’une fin de contrat compliquée : "Il n’est pas conseillé de dissimuler cette information", précise encore le cabinet. "Les recruteurs pourront facilement procéder à des vérifications. Le licenciement peut faire partie du parcours classique d’un candidat, alors ne le cachez pas."

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter