5 choses à savoir sur Geoffroy Roux de Bézieux, le nouveau patron du Medef

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PORTRAIT - Geoffroy Roux de Bézieux a été élu ce mardi à la tête du Medef avec près de 56% des voix, succédant ainsi à Pierre Gattaz. Présentation de ce chef d'entreprise, peu connu du grand public, qui a fait fortune dans les télécoms et qui affiche l'ambition d'incarner un patronat "moderne".

Geoffroy Roux de Bézieux succède à Pierre Gattaz comme patron des patrons. Entrepreneur à succès doté d'une image de patron libéral, il a été élu ce mardi président du Medef avec 55,8% des voix face à Alexandre Saubot, dirigeant du groupe 

industriel Haulotte et ancien négociateur social de l'organisation.

 

Depuis juillet 2013, l'homme d'affaires de 56 ans était vice-président délégué et trésorier du Medef, en charge du pôle économie regroupant l'économie, la fiscalité, l'innovation et le numérique. A ce titre, il a fondé l'Université du numérique que

le Medef organise depuis quatre ans.

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Il a fait partie des commandos marine

Descendant d’une famille lyonnaise anoblie au XVIIIe siècle, Geoffroy Roux de Bézieux a fait son service militaire au sein des commandos marine, l'unité d'élite de la marine nationale, entre 1984 et 1986, ce qui l'a amené à intervenir à Djibouti et au Liban. Il reste aujourd'hui capitaine de vaisseau de réserve. Ce goût pour l'armée, il le tient de son père, longtemps légionnaire avant de devenir banquier, précise L'Obs.

Il a fait fortune dans les télecoms

Le nouveau patron du Medef a créé, dans les années 1990, The phone house, première chaîne de magasins dédiés à la téléphonie mobile, qui a ouvert en huit ans 200 points de vente et généré un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros. Il revend la société en 2000 au groupe anglais Carphone pour près de 40 millions d'euros, écrit Le Point. 


En 2006, il lance Virgin Mobile avant de revendre la société à Numericable en 2014 pour 325 millions d'euros. Cette cession lui permet de lancer le fonds d'investissement Notus Technologies, qui détient entre autres l'entreprise d'huiles d'olive Oliviers&Co ou Le Fondant Baulois (gâteau au chocolat), détaille Le Monde.

Il est féru de sport

Geoffroy Roux de Bézieux est un grand amateur de sports. Ancien rugbyman, son nez cassé rappelle aussi sa passion pour la boxe. Mais il a aussi un goût immodéré pour le tennis, le vélo, la natation, ou encore la course à pied... Depuis onze ans, il pratique le triathlon, une discipline où l'on doit enchaîner une épreuve de natation, de cyclisme puis de course à pied. "Ces épreuves qui nécessitent capacités techniques et force mentale m’ont séduit", déclarait-il en 2014 dans Paris Match.

"Marche ou crève"

C’est du moins ainsi qu’il aimait se présenter en 2011 dans une interview aux Echos. Il se disait capable d’"écraser ce qu’il y a en face". Affirmait qu’avec lui "c’est marche ou crève", avec "beaucoup de plaisir si on marche et beaucoup de souffrance autrement". Qu’il ne fait "pas de prisonniers". Dans Challenges, en 2008, d’anciens camarades de l’Essec le décrivaient "un peu brut de décoffrage" pour l’un, "un peu mâle dominant" pour l’autre. 

Son ambition : réinventer le Medef

"Nous sommes à un moment où il faut de nouveau réinventer le Medef pour le mettre en phase avec ce monde qui change", a

déclaré Geoffroy Roux de Bézieux après son élection. Il a cité parmi ses chantiers le combat pour la compétitivité des entreprises, l'accroissement des efforts sur la formation des salariés et la transformation du paritarisme pour obtenir une véritable autonomie de décision et de gestion.

Il a également réclamé" de l'Etat un changement de méthode. "Pas de négociation-alibi où l'ombre tutélaire de l'Etat plane au-dessus des partenaires sociaux", a-t-il dit en référence aux négociations sur la réforme de la formation professionnelle et de l'assurance chômage, où l'Etat s'est affranchi de l'accord négocié entre partenaires sociaux. "[Les Français] veulent un Etat protecteur et régalien qui assure la justice, l'éducation et la sécurité de tous. Mais ils ont compris que c'est nous, les entrepreneurs, qui allons construire l'avenir avec eux".

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