Emblèmes du second tour de la présidentielle, les salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens votent la fin de la grève

DirectLCI
TRAVAIL - Après s'être retrouvés pris au milieu du face-à-face entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, les salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens, en grève depuis le 24 avril, ont voté vendredi soir la reprise de l'activité. Un accord avec la direction sur le plan de sauvegarde de l'emploi a été trouvé.

Ils étaient en grève depuis le lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. Les salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens, qui avait cessé le travail le 24 avril dernier, deux jours avant de recevoir coup sur coup la visite de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron, ont voté ce vendredi soir la reprise de l'activité après avoir trouvé un accord avec la direction sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). 

En vidéo

La fermeture de l’usine Whirlpool, enjeu des candidats à la présidentielle

"C'est un accord équilibré avec des mesures importantes en ce qui concerne le congé de reclassement, qui est long, et la prime supra-légalen qui est satisfaisante au regard des organisations syndicales", a affirmé à l'AFP Cécile Delpirou, élue syndicale CFE-CGC.  "L'accord a été signé par les trois organisations représentatives de l'entreprise (CFDT, CFTC, CFE-CGC), quand tout le monde signe, c'est que c'est un bon accord." 


La direction s'est de son côté dite "heureu[se] d'annoncer la signature d'un accord avec les représentants du personnel concernant les mesures sociales du  projet", soulignant que "la priorité absolue de Whirlpool dans les prochains jours et les prochaines semaines restera de permettre l'émergence d'une solution viable et de long terme pour l'usine et ses employés". 

Des centaines d'emplois que la sellette

Depuis le 24 avril, des salariés bloquaient l'entrée du site en organisant un piquet de grève quotidien, sans toutefois empêcher leurs collègues non-grèvistes d'accéder au site. L'usine amiénoise, qui produit des sèche-linge, doit fermer en juin 2018, le groupe américain ayant souhaité délocaliser la production à Lodz, en Pologne.


Au total, quelque 290 salariés, auxquels s'ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence, ainsi qu'une centaine de salariés du sous-traitant  pour les plastiques, Prima, installé sur le site même de l'usine, risquent d'être licenciés par le géant américain du gros électroménager. Pour rappel, au niveau mondial, le numéro deux du secteur affichait 19 milliards d’euros (20,7 milliards de dollars) de chiffre d’affaires et 815 millions d’euros (888 millions de dollars) de bénéfices net en 2016.

Plus d'articles

Sur le même sujet