Référendum polémique sur les vacances d’été : Intermarché met son veto

Référendum polémique sur les vacances d’été : Intermarché met son veto

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ENTREPRISE - Interrogée par Le Parisien samedi matin, la direction d’Intermarché a annulé le référendum polémique lancé par le directeur d’un magasin héraultais. Celui-ci souhaitait convaincre ses salariés de ne pas prendre de vacances en été via une consultation pas tout à fait réglementaire.

Intermarché éteint l’incendie. Samedi matin, un porte-parole de l’enseigne de grande distribution a fait savoir au Parisien que le référendum d’entreprise lancé par le directeur de l’un de ses magasins était considéré comme "nul et non avenu" et que ses résultats ne seront pas pris en compte. Il faut dire que, sans parler de la question posée, les conditions du vote laissaient à désirer.

Fin juillet, Jean-Pierre Le Berrigo, directeur du magasin de Villemagne-l’Argentière, dans l’Hérault, expliquait, dans un courrier adressé à ses salariés, que leur accorder des vacances aux mois de juillet et août, au moment où l’activité battait son plein, était une "erreur" de sa part. Afin de rectifier le tir, il proposait alors la mise en place d’un référendum visant à abroger le break estival pour tous. Avec quelques spécificités...

Pensant faire montre de bonne volonté, Jean-Pierre Le Berrigo souhaitait porter à 60% de "oui" le seuil de validation du scrutin. Problème, la loi exige l’accord des deux tiers du corps électoral. Plus retors, le dirigeant exigeait que le scrutin ne soit pas anonyme - "Je considère que nous devons tous assumer nos décisions", écrivait-il. Enfin, afin, selon lui, de lutter contre l’abstention, tout vote non exprimé devait être considéré comme un bulletin favorable à son initiative.

"Bel exemple de démocratie dans l'entreprise"

Deux dernières disposition là encore contraires à la réglementation qui ont achevé de tourner ce "bel exemple de démocratie dans l’entreprise" en véritable fiasco. "Ce référendum ne respecte pas la réglementation du secteur", tranche la direction d’Intermarché, tout en expliquant que le bât blesse sur la forme et pas forcément sur le fond. Du coup, peut-être Jean-Pierre Le Berrigo pourra-t-il retenter sa chance l’année prochaine...

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