VIDÉO - On a testé le "Ideamaker", le jeu censé vous aider à brainstormer

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TEST AND LEARN - Vous êtes manager et vous voulez renouveler vos séances de brainstorming ? Pas de souci, "l'Ideamaker" qui prend la forme d'un jeu de société veut vous permettre de faire émaner de bonnes idées dans une ambiance fun. Est-ce que, pour autant, ça marche ? Voici notre verdict !

Mais qu'est-ce donc que cet Ideamaker, présenté comme le "Monopoly du brainstorming" ? Il s'agit un guide permettant d'organiser une "session de réflexion" de manière ludique. Un outil collaboratif dans son aspect et qui, par son design attrayant de boîtes de capsules de café, donne immédiatement l'illusion que vous allez en pause (alors qu'en fait, non, vous allez en "idéation"). 


Ainsi, l'Ideamaker veut devenir le meilleur ami de vos réunions, pour la modique somme de 460 euros. Et ce pour la vie, car il est réutilisable à l'infini.  

Comment se joue le "Ideamaker"?

Sachez que le jeu se compose de quatre étapes : le "Brief", le "Icebreaker", le "Brainstorming" et la "Sélection". Et que sa durée avoisine environ trois heures : prévoyez donc une matinée ou un après-midi entier pour vos collaborateurs et vous. 

Etape 1 : Brief

La première étape consiste à poser la bonne question : pour sortir du cadre, il faut en définir un. Cette étape permet de formuler les attentes, de poser simplement et précisément la question à adresser et de définir des critères rationnels pour pouvoir trier les idées, éviter de s’égarer et de formuler des idées hors sujet.


👉 A la rédaction, nous avons joué avec le "Ideamaker" autour d'un thème défini en amont : "Réduisons le stress pour favoriser le bien-être".

Etape 2 : Icebreaker

La deuxième étape tend à créer une bonne ambiance : dévoiler ses idées devant les autres n'est pas forcément simple. Ainsi, les participants piochent "5 ice breakers" pour permettre de se découvrir. Tout le monde doit participer, personne n'est sur le carreau. 


👉 Ainsi, chaque intervenant s'est présenté en piochant une carte, histoire de détendre l'atmosphère. L'un d'entre nous a pioché la carte "une anecdote parlante" et a évoqué une situation particulièrement stressante pour lui.

Etape 3 : Brainstorming

Pour la troisième étape, il faut proposer un maximum d'idées dans un temps dédié. Une quarantaine d'idées originales est attendue. Des cartes "inspiration" et "contexte" doivent aiguiller.


👉 Si les cartes nous ont plutôt embrouillés, nous avons quand même réussi à dégager plusieurs idées de cette séance de réflexion sur le "no stress in job".

Etape 4 : Discussion, reformulation, sélection

Pour la quatrième et ultime étape, il faut trancher entre toutes les idées. Six d'entre elles sont d'abord pré-sélectionnées puis reformulées à plusieurs, afin qu'elles deviennent collectives. Après qu'elles soient pitchées, les participants procèdent au vote avec des jetons (d'où le côté "Monopoly") investissement, coup de cœur et veto. 


👉 Parmi toutes ces bonnes idées, il a fallu choisir. Nous avons inscrit toutes nos fructueuses idées sur des cartes, puis posé des pions sur celles qui nous séduisaient le plus. Cela n'a pas donné lieu à l'unanimité (preuve de la nécessité de l'échange) mais nous avons réussi à dégager une proposition qui nous a semblé plus "fédératrice" et "concrète". 

Verdict

L'idée est plutôt bonne tant le brainstorming (soit le "remue-méninges") reste l'un des temps collaboratifs les plus pratiqués en entreprise tout en étant l'un des plus critiqués par sa raideur qui n'incite pas forcément à épanouir ceux qui y participent. L'Ideamaker veut désamorcer les tensions pour faire de l'idéation, du brainstorming positif. 


Quelques bémols, toutefois, lors de la pratique : 


- En théorie, une partie avec le Ideamaker dure environ trois heures et c'est sans doute trop long pour le propre bien du brainstorming. 


- L'abondance de mots "très mode" en anglais tend à créer une distance chez ceux qui ne pratiquent pas forcément la langue de Shakespeare, surtout avec des mots comme freewheeling et hitchhike


- Le jeu s'avère paradoxalement simple et complexe : simple parce que l'on comprend bien qu'il s'agit de partir d'une question compliquée, de multiplier plusieurs idées et de n'en conserver qu'une seule. Mais les règles du jeu s'avèrent un peu trop nébuleuses lors d'une première utilisation et nécessitent une vraie préparation en amont de la part des instigateurs.


Il n'en reste pas moins que l'Ideamaker nous a permis de passer un bon moment de détente entre collègues éclairés, sans avoir peur de "dire les choses" pour avancer. C'est le principal. 

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