Climat : l'exécutif "met un terme au processus de révision constitutionnelle", annonce Jean Castex

Climat : l'exécutif "met un terme au processus de révision constitutionnelle", annonce Jean Castex

CLIMAT - Après un désaccord entre l'exécutif avec le Sénat sur la formulation de la révision constitutionnelle sur le climat, Jean Castex a annoncé mardi 6 juillet que le gouvernement mettait "un terme au processus de révision".

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé que l'exécutif mettait "un terme au processus de révision constitutionnelle" sur le climat, à la suite d'un désaccord avec le Sénat. Emmanuel Macron souhaitait un référendum sur cette révision constitutionnelle après avoir suivi les recommandations de la Convention citoyenne pour le climat. Mais le Sénat, à majorité de droite, avait adopté, lundi 5 juillet, en deuxième lecture, une formulation différente de celle votée par l'Assemblée nationale et soutenue par le gouvernement, autour notamment de l'inscription "préservation de l'environnement" dans la Constitution.

Pendant la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Jean Castex a déclaré que, "compte tenu de ce que prévoit l'article 89 de notre Constitution, ce vote met hélas un terme au processus de révision constitutionnelle dont nous continuons à penser qu'il était indispensable à notre pays". Le Premier ministre estime avoir déjà fait "un pas" en direction du Sénat en amendant à la marge le texte. Il a regretté que "cette main tendue" n'ait "pas été saisie" par la haute assemblée lundi, en le réécrivant de nouveau. Après avoir été apostrophé par le député LaREM Pieyre-Alexandre Anglade, il a déclaré que c'était "profondément regrettable, mais le combat continue".

Selon la dernière version approuvée par l'Assemblée, il s'agissait d'inscrire que la République française "garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et agit contre le dérèglement climatique". De son côté, le Sénat a proposé d'écrire que la République française "agit pour la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et contre le dérèglement climatique, dans les conditions prévues par la Charte de l'environnement de 2004".

Jean Castex a dénonce ceux qui "refusent de voir la réalité en face"

En raison de l'urgence climatique, Jean Castex a dénoncé ceux qui "refusent de voir la réalité en face" et d'autres qui "privilégient une approche idéologique, maximaliste", avant d'ajouter "nous faisons en même temps le choix de l'ambition et le choix du pragmatisme, c'est à dire le choix de l'efficacité". Alors que l'exécutif et le Sénat campent chacun sur ses positions, et que les discussions entre les deux chambres aurait pu se poursuivre,  le gouvernement  a décidé de fermer le ban ce mardi 6 juillet.

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"L'urgence climatique est là, le risque est réel", a souligné mardi Jean Castex en fustigeant ceux qui "refusent de voir la réalité en face" et d'autres qui "privilégient une approche idéologique, maximaliste". "Nous faisons en même temps le choix de l'ambition et le choix du pragmatisme, c'est à dire le choix de l'efficacité", a-t-il défendu.

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