ÉCOLOGIE, LE LIVE - Près de 20% des espèces sont menacées en France

ÉCOLOGIE, LE LIVE - Près de 20% des espèces sont menacées en France

EN DIRECT - Incontournable, urgente : la question environnementale devient fondamentale, sinon dans les décisions politiques, au moins dans les discours. Etudes, polémiques, manifestations... Retrouvez toutes les dernières infos sur cet enjeu majeur.

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LOI CLIMAT

Ce ne sont pas les 20.000 amendements pour la réforme des retraites, mais tout de même. 5000 amendements seront déposés dans le cadre de la discussion sur la loi Climat, ont annoncé des sources parlementaires à l'AFP à l'issue de la réunion de la commission spéciale qui va plancher deux semaines sur ce texte attendu à la fin du mois de mars.

1500 proviennent des rangs de LaREM, 1160 de LR, 460 du PS et 130 de LFI. Dans le groupe majoritaire, note l'AFP, certains marcheurs souhaitent des mesures plus fortes sur la rénovation thermique globale des logements ou l'encadrement de la publicité, dont le projet de loi ne prévoit pas davantage que l'interdiction de la publicité pour les énergies fossiles. 

Les menus végétariens à la cantine ou l'encadrement des engrais agricoles font également l'objet de nombreux amendements.

LOI CLIMAT

Ce ne sont pas les 20.000 amendements pour la réforme des retraites, mais tout de même. 5000 amendements seront déposés dans le cadre de la discussion sur la loi Climat, ont annoncé des sources parlementaires à l'AFP à l'issue de la réunion de la commission spéciale qui va plancher deux semaines sur ce texte attendu à la fin du mois de mars.

1500 proviennent des rangs de LaREM, 1160 de LR, 460 du PS et 130 de LFI. Dans le groupe majoritaire, note l'AFP, certains marcheurs souhaitent des mesures plus fortes sur la rénovation thermique globale des logements ou l'encadrement de la publicité, dont le projet de loi ne prévoit pas davantage que l'interdiction de la publicité pour les énergies fossiles. 

Les menus végétariens à la cantine ou l'encadrement des engrais agricoles font également l'objet de nombreux amendements.

GASPILLAGE ALIMENTAIRE

Selon une étude publiée ce jeudi par l'Onu, quelque 931 millions de tonnes de denrées alimentaires ont été perdues en 2019 dans 54 pays qui représentent plus de la moitié de la population mondiale. Selon ce rapport élaboré par le Programme des Nations unies pour l'environnement et l'ONG Wrap, cela équivaut à près de 20% de la nourriture qui aurait été gaspillée.

ESPÈCES MENACÉES


Malgré une année 2020 sous cloche en raison de la pandémie de Covid-19, la flore et la faune sauvage ne se portent pas mieux. Selon un bilan des espèces menacées en France dévoilé mercredi par le comité français de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et l'UMS PatriNat (Unité mixte de service Patrimoine Naturel), 2.430 espèces sont actuellement menacées en France (17,5%) et 187 ont d'ores et déjà disparu (1,5%).


En métropole, les oiseaux nicheurs font partie des espèces les plus menacées (32%), suivies des crustacés d'eau douce (28%) et des reptiles (24%). En outre-mer, cette proportion est la plus importante parmi la flore vasculaire (43%) et les reptiles (42%) de Mayotte, les oiseaux de Polynésie française (34%) et les poissons d'eau douce (33%).

LOI CLIMAT

"Sans rogner nos ambitions écologiques, il est indispensable de partir de la réalité". C'est le message délivré par Bruno Le Maire, lundi 1er mars, devant la commission spéciale de l'Assemblée chargée du projet de loi sur l'action climatique. Inquiet que les entreprises, concernées au premier chef par les changements promis par la loi en matière de commandes publiques, ne suivent pas le rythme, il a mis en garde : "Si vous accélérez trop le verdissement de la commande publique, vous risquez de favoriser les plus grandes entreprises qui seront à même de s'adapter à ces nouvelles règles au détriment des TPE et des PME".

Il a ainsi plaidé pour la mise en place d'un délai de cinq ans de façon à ce que les plus petites entreprises s'y préparent et en bénéficient.

BARBARA POMPILI

Invitée à réagir à la sévère notation du projet de loi Climat par les membres de la convention citoyenne, la ministre de l'Environnement a pointé du doigt les 15 bénévoles parmi les 150 qui ont décidé de mettre zéro à tous les posts, pour souligner symboliquement leur mécontentement face à ce qui est advenu de leurs propositions. De quoi faire regretter à la ministre "un système qui avait pas mal de biais. A partir du moment où vous avez des gens qui mettent zéro  à tout, forcément, ça biaise un peu".

ÉMISSIONS CARBONE

Difficile de ne pas relever ces chiffres, alors que l'Onu alertait, ces dernières semaines, du retard accumulé par les différentes parties liées à l'accord de Paris sur le climat en matière de réduction des émissions de CO2. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les émissions de CO2 liées à ce secteur particulier ont fortement rebondi par rapport à 2020. Après une baisse historique l'an passé de 2 milliards de tonnes (5,8%), l'ensemble a repris de plus belle. "Après avoir atteint un point bas en avril, les émissions mondiales ont rebondi fortement et sont passées au-dessus de leur niveau de 2019 en décembre", constatant une hausse de 2% en décembre 2020 par rapport à décembre 2019. 

RETOUR SUR NOTATION

Le gouvernement est revenu sur le vote sévère de la Convention citoyenne sur le projet de loi climat. Dans une note consultée par LCI, il a d'abord souligné l'abstention "d'un tiers des citoyens" et le fait que 15 des 150 conventionnels avaient choisi de mettre 0/10 à chacune des propositions. Des zéros que le gouvernement juge insincères et a retiré du calcul pour réévaluer la moyenne globale sur sa prise en compte des propositions... la faisant remonter à 4,7/10. Il a aussi remarqué que "la quasi-totalité doutent que la France parvienne" à l'objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre. 

UN SATELLITE RUSSE POUR SURVEILLER L'ARCTIQUE

Une fusée Soyouz a décollé dimanche du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, avec à son bord le premier satellite russe de surveillance du climat de l'Arctique, a annoncé l'agence spatiale Roscosmos. Le système spatial de surveillance hydrométéorologique et climatique "Arktika" est "conçu pour surveiller le climat et l'environnement dans la région Arctique", a indiqué Roscosmos dans un communiqué. 

Ce système nécessitera au moins deux satellites pour fonctionner correctement, toujours selon l'agence spatiale. "Ils fourniront une surveillance permanente, par tous les temps, de la surface de la Terre et des mers de l'océan Arctique". Le lancement du second satellite Arktika-M est prévu pour 2023, a rapporté l'agence de presse russe RIA Novosti. 

Le développement économique de l'Arctique, continent composé essentiellement de glace recouvrant le pôle Nord, est l'un des principaux objectifs du président russe Vladimir Poutine. L'Arctique recèle d'énormes réserves de pétrole et de gaz, que se disputent déjà la Russie, les Etats-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège notamment, à mesure que le réchauffement climatique accélère la fonte de la calotte glaciaire.

LA CONVENTION CITOYENNE JUGE LE GOUVERNEMENT

La Convention citoyenne pour le climat a jugé sévèrement dimanche la "prise en compte" de ses propositions par le gouvernement. Appelée à noter l'exécutif sur plusieurs thèmes, elle attribue 3,4/10 sur le logement, 3,7/10 sur le travail, l'alimentation et les transports, et 4/10 sur la consommation. 

La note moyenne est de 3,7/10, selon le député Matthieu Orphelin. Sur 47 mesures étudiées, 6 mesures atteignent la moyenne (5/10). 

UN IMMENSE ICEBERG SE DÉTACHE

Un iceberg de la taille des agglomérations de Paris ou Londres s'est détaché de l’Antarctique, non loin d'une station de recherches britannique qui craint depuis longtemps des événements de cette nature dans la zone, selon des scientifiques britanniques. Le bloc de glace, qui fait près de 1.270 kilomètres carré, s'est détaché du reste de la banquise tôt vendredi matin, selon les données récoltées par des instruments britanniques installés à proximité de la station. Aucune vie humaine n'est menacée, les 12 personnes qui travaillaient jusqu'ici dans la station Halley VI, située à moins de 20 kilomètres de la zone de rupture, ayant été évacuées mi-février par avion.

ACCORD DE PARIS

Les engagements des États signataires de l'accord de Paris sont très loin des objectifs annoncés, a alerté l'Onu le 26 février. "Pour limiter la hausse des températures à 1,5°, nous devons réduire les émissions de 45% d'ici 2030 par rapport à 2010", a tenté de mettre la pression le secrétaire générale de l'Onu Antonio Guterres. 

Malheureusement, le rapport intérimaire sur le respect de ces engagements est très pessimiste sur la réussite de ce projet. Sur les 200 pays signataires, seuls 75 ont rendu une feuille de route, et ces derniers ne représentent que 30% des émissions mondiales. Les contributions présentées dans ces documents ne représenteraient que 1% de baisse des émissions sur les 45% envisagés. 

La responsable climat de l'Onu en a conçu un vif désarroi dans sa prise de parole : "C'est incroyable de penser qu'alors que les nations font face à une urgence qui pourrait à terme éradiquer la vie humaine sur cette planète, et que malgré toutes les études, tous les rapports, et les mises en garde des scientifiques du monde entier, de nombreux pays s'en tiennent à leur approche de statu quoi".

"L'urgence climatique ne s'est pas arrêtée pour la pandémie et elle ne va pas disparaître parce qu'il y a une autre urgence", a insisté Patricia Espinosa.

CYCLISME

L'union cycliste internationale (UCI) a annoncé que les coureurs qui jetteraient leur bidon hors zone prévue à cet effet seraient sanctionnés d'une expulsion dans les courses d'un jour, et d'une pénalité de 30 secondes au classement général dans les courses par étapes, à la première infraction. À la seconde, une pénalité de deux minutes, et à la troisième, une mise hors course.

NUCLÉAIRE

Dans le même temps, l'Agence de sûreté nucléaire a ouvert demandé à EDF de réaliser des travaux pour améliorer la sûreté des plus vieux réacteurs de France et ainsi étendre leur durée de vie jusqu'à 50 ans, contre 40 ans en l'état actuel des choses.

Pour ce faire, le géant de l'électricité national devra mener une série de tests et réaliser "des améliorations majeures de la sûreté", notamment pour éviter une fusion du coeur du réacteur, mais aussi en la protégeant d'éventuels dommages extérieurs.

L'annonce a été reçue avec scepticisme par les opposants au nucléaire, parmi lesquels l'ONG Greenpeace, qui a souligné que "les centrales nucléaires françaises en activité ont été conçues pour fonctionner entre 30 et 40 ans", craignant ainsi que cette autorisation ne les fasse entrer dans "une phase de vieillissement inconnue".

LOI CLIMAT

Dans un entretien à l'AFP, Barbara Pompili a rendu hommage au travail de la Convention Climat, dont l'engagement va se conclure ce week-end. Certaine que leurs propositions auront "des résultats dans le court, moyen et long terme", elle a estimé que la Convention léguait "un héritage considérable" avec la loi Climat. Elle a également ouvert la porte à ce que le débat parlementaire permette de réétudier les aspects sur lesquels le gouvernement est accusé de "ne pas aller au bout" en matière de l'engagement pour la limitation des émissions carbone.

PRISON


C’est "une première en France" selon la Ligue de protection des oiseaux : un braconnier qui chassait des oiseaux protégés, notamment à la glu, a été condamné à un an de prison ferme à Toulon (Sud-Est), a appris l’AFP mercredi auprès des avocats de la LPO et du chasseur. L'Office français de la biodiversité (OFB) a salué une "sanction exemplaire", contre un homme qui détenait "dans ses congélateurs 75 rouges-gorges, une espèce protégée", et près de 2.000 pièges, lors de son interpellation par des inspecteurs de l'OFB.


Le braconnier, un agriculteur retraité âgé de 76 ans et absent de son procès pour cause de maladie, a été condamné lundi à neuf mois de prison ferme pour "destruction d'espèce protégée", peine à laquelle s'est ajouté un sursis de trois mois, auquel ce récidiviste avait été condamné en 2014, a précisé à 

l'AFP Me Mathieu Victoria, conseil de la LPO, confirmant une information du quotidien régional Var-Matin.


Le chasseur sans permis a aussi été condamné à 5.000 euros d'amende et près de 20.000 euros de dommages et intérêts à verser aux parties civiles, dont la LPO et diverses organisations de défense de l'environnement.

CHLORDECONE


Le gouvernement a annoncé mercredi le lancement d'un quatrième plan chlordécone, destiné à lutter contre les conséquences de la pollution à long terme de cet insecticide aux Antilles. Ce plan pour la période 2021-2027, doté d'un budget de 92 millions d'euros, doit permettre de poursuivre "les mesures déjà engagées pour réduire l'exposition des populations à la pollution par le chlordécone en Guadeloupe et en Martinique, ainsi qu'à déployer des mesures d'accompagnement", selon un communiqué interministériel.


Dossier ultra sensible aux Antilles, la pollution des sols par cet insecticide considéré comme perturbateur endocrinien et cancérogène probable, a été jugée par Emmanuel Macron lui-même comme un "scandale environnemental".


"On nous parle à chaque plan de beaucoup de millions mais on ne sait pas trop comment sont dépensés ces millions. On craint que cela parte dans la communication, en paiement d'intermédiaire et de gens qui ne souffrent pas du tout de la chlordécone et de cette tragédie qui est la nôtre", a commenté auprès de l'AFP Harry Durimel, avocat, maire de Pointe-à-Pitre, et très engagé dans la lutte contre la chlordécone.


L'insecticide a été autorisé entre 1972 et 1993 dans les bananeraies des Antilles et a infiltré les sols pour des centaines d'années, polluant eaux et productions agricoles, alors que sa toxicité et son pouvoir persistant dans l'environnement étaient connus depuis les années 60. Plus de 90% de la population adulte en Guadeloupe et Martinique est contaminée par le chlordécone, selon Santé publique France, et les populations antillaises présentent un taux d'incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde.

DEBATS AU CONSEIL DE SECURITE 


Les dirigeants du Conseil de sécurité de l'ONU se sont réunis mardi pour débattre des implications du changement climatique sur la paix internationale. Une majorité de pays s'accorde pour dire leur volonté de traiter ces deux sujets comme intimement liés, malgré l'opposition de la Russie.


"Le changement climatique est une menace pour notre sécurité collective", a martelé le Premier ministre britannique Boris Johnson, à l'origine de cette réunion, son pays présidant en février le Conseil de sécurité. "Quand allons-nous faire quelque chose si nous n'agissons pas maintenant? (...) Lorsque des masses de gens fuyant la sécheresse, des feux ou des conflits pour accéder à des ressources, arriveront à nos frontières?", a-t-il demandé.


Le chef de l'ONU Antonio Guterres s'est efforcé, dans son intervention, de rendre tangibles les problématiques soulevées: "En Afghanistan, par exemple, où 40% des travailleurs sont liés à l'agriculture, des moissons réduites précipitent les gens dans la pauvreté et l'insécurité alimentaire, les rendant susceptibles d'être recrutés par des groupes armés", a-t-il expliqué. 


Mais la Russie a, au contraire, remis en cause l'idée que les problématiques environnementales soient à la "racine" des conflits. Soutenir cela, est "une diversion" éloignant des "véritables causes", a estimé Vassily Nebenzia, ambassadeur russe à l'ONU. 

FAVORABLE


Emmanuel Macron a appuyé ce mardi l'idée allemande de nommer "un ou une envoyée spéciale pour la sécurité climatique" lors d'une visioconférence des dirigeants du Conseil de sécurité de l'ONU, en soulignant qu'un "échec sur le front du climat saperait les efforts de prévention des conflits".


Plaidant durant son allocution pour une "unité retrouvée du Conseil de sécurité", le président français a adressé un clin d'œil à l'ex-secrétaire d'État démocrate John Kerry, nouvel envoyé spécial américain pour le climat, qu'il a qualifié de "résistant durant les quatre années" de la présidence américaine républicaine de Donald Trump.


Le président français a insisté sur "le lien entre climat et sécurité" qu'il a jugé "complexe et indéniable, en quelque sorte inexorable", en plaidant pour "un multilatéralisme efficace" de l'ensemble des membres du Conseil de sécurité pour "la santé" et la "stabilité de notre planète".

UNE LOI CLIMAT À "PORTÉE REDUITE"


Le projet de loi du gouvernement est une nouvelle fois pointé du doigt pour son manque d'ambition. De nombreuses mesures du texte issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat sont marquées par une "portée réduite", a regretté mardi le Haut Conseil pour le Climat (HCC).


"Une proportion élevée (des mesures du projet de loi) voit sa portée réduite par un périmètre d'application limité, voire ponctuel, des délais de mise en œuvre allongés ou encore de nombreuses conditions associées à leur application", estime dans son avis cet organisme d'évaluation indépendant qui compte sur l'examen au Parlement pour améliorer l'ambition du texte.

MIGRATION


Bill Gates, le fondateur de Microsoft, prévient que si l'humanité n'arrive pas à réduire à zéro ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, les conséquences sur les vies humaines seront désastreuses.

"Nous nous dirigeons vers des migrations dix fois supérieures à celles en Syrie, créées par la guerre civile, car les zones équatoriales vont devenir invivables", a-t-il prévenu. "Cette instabilité globale causera cinq fois plus de morts qu'au pic de la pandémie de coronavirus. Et cela augmentera chaque année", a-t-il ajouté.

FACEBOOK S'ENGAGE


Facebook a annoncé jeudi le lancement d'un outil pour déboulonner des contre-vérités sur le changement climatique, franchissant un pas de plus dans sa politique de lutte active contre la désinformation.


Le nouvel outil est intégré au Centre d'information sur le climat, une page lancée en septembre dernier par le groupe californien et qui regroupe des faits et des données sur le climat provenant d'organisations reconnues.

   

Cette section liste une série de faits liés au changement climatique. On y trouve notamment une explication du rapport entre réchauffement climatique et diminution du nombre d'ours polaires ainsi qu'une description de la baisse du coût des énergies renouvelables.


Facebook dit s'être appuyé sur des experts de l'université George Mason, du programme sur la communication en changement climatique de Yale et de l'université de Cambridge. Cet effort fait partie d'une série de mesures annoncées ces derniers mois par le géant des réseaux sociaux pour combattre les contenus mensongers et manipulateurs diffusés sur sa plateforme.

LE CLIMAT BIENTÔT DANS LA CONSTITUTION ?


Le projet de loi devant intégrer la protection de l'environnement dans la constitution par référendum a été validé mercredi en commission par les députés, avant son examen à partir du 9 mars dans l'hémicycle.


Ce texte, issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), prévoit d'inscrire à l'article 1er de la Constitution que la France "garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique".


Le député ex-LREM Matthieu Orphelin, proche de l'ancien ministre Nicolas Hulot, a dit mercredi ses doutes sur la possibilité d'organiser un référendum dans les temps, déplorant par conséquent un "simple exercice de communication" de la part du gouvernement. 


"Le législateur sera tenu d'adopter les garanties suffisantes pour assurer une protection effective de l'environnement" et "le juge administratif pourrait juger que l'administration a manqué à son obligation d'agir pour protéger l'environnement", a expliqué le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti.

VAGUE DE FROID AUX ETATS-UNIS


Alors que le Texas se débat avec les températures les plus froides enregistrées depuis 20 ans, plus de 4 millions de personnes sont toujours privées d'électricité. De nombreux politiques et scientifiques américains alertent sur l'impact de la crise climatique sur cette vague de froid, qui doit continuer jusqu'à vendredi au moins sur une grande partie du pays.


Avec le réchauffement du cercle arctique, les vents polaires seraient davantage poussés plus au sud. Une étude publiée l'année dernière dans la revue Nature fait le constat d'une augmentation du nombre de tempêtes hivernales dans une partie des Etats-Unis entre 2008 et 2018.

L'AÉRIEN POUR LE CLIMAT

"Destination 2050" : c'est le nom du projet porté par les acteurs européens du secteur aérien pour parvenir à la neutralité climatique de leur activité d'ici 2050, ainsi que le prévoient les engagements validés par les Etats-membres de l'UE en 2019, en conformité avec les accords de Paris sur le climat.

Comment ? En demandant l'appui des gouvernements - "Pour danser, il faut être deux", a résumé le porte-parole de ce mouvement -, ces acteurs, durement touchés par la crise sanitaire, entendent développer des technologies débarrassées du kérosène fossile, au profit par exemple du kérosène fossile durable, de l'avion à hydrogène. Autant d'actions qui, à elles seules, permettraient de réduire les émissions de 34%.

MARCHÉ DE L'ÉLECTRIQUE


Il faut un million de bornes de recharge d'ici 2024, trois millions d'ici 2029, ainsi que mille stations à hydrogène en Europe, ont clamé d'une seule voix l'association européenne des constructeurs automobiles et des ONG de protection de l'environnement et des consommateurs, ce jeudi dans une lettre adressée à la Commission européenne.


Les trois organisations proposent des objectifs contraignants pour chaque pays de l'Union, avec près de 400.000 bornes en 2024 pour l'Allemagne, plus de 200.000 pour la France, ou près de 40.000 pour la Belgique.

ACHATS ÉCO-RESPONSABLES


Prenant exemple sur Decathlon, qui expérimente des étiquettes pour permettre aux consommateurs de connaître l’impact environnemental des produits qu’ils achètent, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili indique que le gouvernement généralisera ce type d'affichage avec la loi Climat Résilience.

ECOTAXE

Comme la loi Climat l'envisage, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France accueillerait volontiers l'autorisation faite aux régions de mettre en place une écotaxe routière à destination des poids-lourds. "La réponse est, bien sûr, oui", a-t-elle déclaré devant la commission de l'aménagement du territoire au Sénat. Les recettes qui en découleraient seraient alors réinvesties "dans l'amélioration des routes en Ile-de-France" et au verdissement "des transporteurs qui travailleraient avec l'Ile-de-France", notamment au passage à l'électrique. L'idée serait aussi d'inciter les camions en transit à éviter la région.

GRAND PROJET

Jugé "obsolète" par le gouvernement, le projet d'un 4e terminal, porté par le groupe ADP, dont l'Etat est l'actionnaire, a perdu son principal soutien. Prévu pour sortir de terre en 2037, ce projet, repoussoir pour nombre d'associations et d'élus locaux, ne verra pas le jour. Une économie de 7 à 9 milliards d'euros et, surtout, un acte fort pour un projet "qui ne correspondait plus à la politique environnementale du gouvernement".

Le projet d'extension de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle abandonné par le gouvernement

LOI CLIMAT


Le gouvernement a défendu mercredi les mesures "d'écologie du quotidien" et de "bon sens" de son projet de loi issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, vivement critiqué pour son "manque de muscle" par une partie de la gauche et des ONG de défense de l'environnement. "C'est un texte extrêmement ambitieux (...) absolument nécessaire pour notre pays", a affirmé le Premier ministre Jean Castex en assurant sa promotion sur le terrain quelques heures après son adoption au Conseil des ministres.


Répondant aux militants écologistes et certains membres de la Convention citoyenne qui accusent le gouvernement d'avoir "détricoté" les 149 propositions qu'avaient faites au printemps 2020 les 150 citoyens tirés au sort, Jean Castex a assuré que le gouvernement était "resté fidèle à l'essentiel des propositions" de la CCC, mais qu'il les avait "adaptées au contexte" de la "crise sanitaire et économique considérable" du Covid-19. En particulier pour l'industrie automobile ou le transport aérien, soumis à des mesures moins contraignantes que ne le réclamaient les 150 citoyens.


Présenté comme l'un des textes phares du quinquennat, le projet de loi "Climat et résilience" doit permettre au président Emmanuel Macron d'affirmer, dans l'optique de la présidentielle de 2022, qu'"aucun gouvernement n'en a fait autant pour l'écologie" comme il l'a dit en décembre.

ZAD DE GONESSE

Valérie Pécresse a demandé ce dimanche l'évacuation de la Zone à défendre du Triangle de Gonesse, occupée par des militants depuis dimanche, en opposition à l'urbanisation du site en vue de la construction d'une gare du Grand Paris Express.

"Qu'on fasse respecter la loi, qu'on évacue cette Zad et qu'on fasse cette ligne 17, la seule ligne du Grand Paris Express du Val d'Oise". Les militants, une dizaine à tout moment relayés par d'autres, défendent de leur côté un projet agricole alternatif sur cet espace de 280 hectares, en lieu et place de la gare.

LOI CLIMAT

Dans une interview ce mercredi matin, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a indiqué que la publicité pour les SUV serait interdite après la validation de la loi Climat. On vous explique ici pourquoi c'est plus compliqué que ça. 

La loi Climat prévoit-elle l'interdiction de la publicité pour les SUV ?

LOI CLIMAT

Il faut chercher pour trouver, en dehors de la majorité et du gouvernement, des parties convaincues par la capacité des mesures figurant dans le projet de loi Climat. Matignon a donc commandé au cabinet de conseil Boston Consulting Group un audit passant en revue tous les éléments en faveur de la protection de l'environnement mis en place depuis le début du quinquennat, en y ajoutant l'effet à venir du projet de loi Climat.

Pour le cabinet, l'ensemble de ces mesures, ajoutées à celles du projet de loi, "est globalement à la hauteur de l'objectif de 2030, sous réserve de leur exécution intégrale et volontariste".

Pour rappel, la France s'est engagée à réduire de 40% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 par rapport à 1990. Concrètement : 330 millions de tonnes de CO2, contre 445 millions en 2018. 

Dans le scénario "volontariste", les émissions tomberaient à 339, soient une baisse de 38%. Une partie d'entre elles "probablement atteinte" et l'autre, beaucoup plus importante, "difficilement atteignable" sans nouvel effort financier important. 

En résumé ? Le texte est à la hauteur, mais pour l'instant, l'exécutif ne garantit pas que les moyens financiers soient mis en face des objectifs cités. "Des investissements massifs bien supérieurs à ceux actuellement envisagés".

POLLUTION DE L'AIR

Selon une étude de l'université de Harvard publié par Environmental Research, un décès sur cinq dans le monde serait imputable à la pollution de l'air. En France, ce sont près de 100.000 décès annuels qui sont liés, chaque année, à ces particules fines issues de la combustion d'énergies fossiles, soient majoritairement le charbon, le pétrole et le diesel. Les chercheurs ont voulu appuyer sur les particules fines d'origine fossile en raison de leur spécificité, Le Monde relevant qu'elles s'avèrent "beaucoup plus toxiques" que celles provenant des épandages agricoles ou des poussières du désert.

L'intérêt de cette étude, qui vient réévaluer largement à la hausse une précédente étude de 2019, consiste à pointer du doigt les effets de l'exploitation des énergies fossiles, non seulement au regard de son effet sur les gaz à effet de serre, qui contribuent au réchauffement de la planète, que sur la santé publique.

Dans son commentaire, le co-auteur de l'étude, l'épidémiologue environnemental Joel Schwartz espère "envoyer un message clair aux décideurs politiques et au grand public quant aux bénéfices d'une transition vers des sources d'énergies alternatives".

ÉMISSIONS CARBONE

Polémique au sujet des gaz à effet de serre. La présidence de la République s'est félicitée, dimanche 7 février, des nouveaux chiffres de la stratégie nationale bas carbone (SNBC), dévoilés par le Centre technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa). Réévaluée à 1,7% en 2019 après avoir été mesurée à 1% en juin 2020, la baisse a permis un numéro d'autosatisfaction de l'Elysée et du ministère de la Transition écologique... qui est allé jusqu'à dire que la France avait dépassé ses objectifs. 

Si l'assertion n'est pas fausse, c'est en raison d'une certaine distorsion des faits. Et pour cause : dans ses premiers objectifs, la SNBC établissait à 2,3% la baisse des émissions carbone, depuis réévalué à 1,5%. 

Alors que l'Etat français vient d'être condamné par le tribunal administratif de Paris pour "carence" dans le non respect de ses engagements, et qu'arrive au conseil des ministres un projet de loi climat tiré de la Convention citoyenne pour le climat mais jugé vidé de sa substance, cette communication ne doit rien au hasard, ont jugé les opposants au gouvernement. Manon Aubry, députée insoumise à Bruxelles, accuse ainsi le gouvernement de "mentir sur les objectifs climat", tandis que l'ancien député LREM Matthieu Orphelin a pointé du doigt cette baisse d'objectifs.

CONVENTION CLIMAT


Le projet de loi issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) arrive mercredi en Conseil des ministres. Censé mettre la France sur le bon chemin pour réduire le réchauffement climatique, il est critiqué par certains pour la faiblesse de ses ambitions.


Ce texte intitulé "Climat et résilience" reflète près de la moitié des 149 propositions de la Convention destinées à réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici 2030 par rapport à 1990, selon le gouvernement. 


Le temps presse : l'État ne respecte pas sa propre trajectoire de réduction des gaz à effet de serre, ce qui lui a valu d'être reconnu "responsable (...) d'une partie du préjudice écologique constaté" par le tribunal administratif de Paris. En novembre, le Conseil d'État avait déjà dénoncé l'échec de la France à respecter ses objectifs climatiques.


Après sa présentation en Conseil des ministres, le projet de loi de 65 articles devrait arriver devant l'Assemblée nationale à partir de fin mars. Il reprend six grands thèmes (consommer, produire et travailler, se déplacer, se loger, se nourrir, renforcer la protection judiciaire de l'environnement) sur lesquels ont travaillé pendant neuf mois les 150 citoyens tirés au sort.

BOLIVIE 


Une enquête a été ouverte en Bolivie après la mort de 35 condors, présumés empoisonnés. Cet acte est considéré comme l'un des massacres les plus importants de condors, un rapace menacé d'extinction.

"Il s'agit d'une perte très grave, car on parle de condors qui pourraient représenter 0,5% de la population mondiale de condors", a déclaré Diego Méndez, biologiste spécialiste des rapaces. "Il est probable qu'il s'agisse d'un empoisonnement dirigé soit contre eux, soit contre d'autres animaux, mais comme les condors sont des charognards, ils meurent aussi", a-t-il ajouté.

On compterait aujourd'hui 6.700 spécimens de condors dans le monde.

ONU


Le milliardaire et ancien candidat à la présidentielle américaine de 2020 Michael Bloomberg a été désigné émissaire spécial de l'ONU pour le changement climatique, a annoncé dans un communiqué le porte-parole du secrétaire général des Nations unies.


"M. Bloomberg appuiera le travail du secrétaire général de développement et de renforcement des coalitions de gouvernements, entreprises, villes, et institutions financières à s'engager à (un bilan carbone) zéro avant 2050, conformément à l'accord de Paris", indique le communiqué.


Ancien maire de New York, de 2002 à 2013, l'homme d'affaires de 78 ans avait déjà été désigné émissaire spécial des Nations unies pour les villes et le changement climatique en 2014.

LOURDE AMENDE


Un tribunal de Krasnoïarsk (Sibérie) a condamné Norilsk Nickel, premier producteur de palladium et de nickel au monde, à payer une amende record de 146,2 milliards de roubles (1,6 milliard d'euros) aux autorités russes. Fin mai 2020, 21.000 tonnes de carburant avaient fuité dans plusieurs cours d'eau de l'Arctique russe après l'affaissement d'un réservoir d'une société du géant minier.


L'agence russe de surveillance de l'environnement, Rosprirodnadzor, avait réclamé un dédommagement record de 147,8 milliards de roubles à Norilsk Nickel, qui se déclarait prêt à éliminer les conséquences de la fuite à ses frais mais contestait cette somme. Le groupe a laissé entendre qu'il pourrait faire appel de cette décision.

OURS BRUNS


Le Conseil d'Etat a annulé jeudi la possibilité de recourir à des tirs non létaux pour effrayer les ours bruns dans les Pyrénées, expérimentés depuis 2019. Saisi par l'association Ferus, il a estimé que la possibilité de procéder à du tir non létal, "sans encadrer davantage ses conditions de mise en oeuvre (...) ne permettent pas de s'assurer" que les dérogations ne portent pas atteinte "au maintien des populations concernées dans leur aire de répartition naturelle et ne compromettent pas l'amélioration de l'état de l'espèce".


Les ours bruns, dont la population tourne autour d'une cinquantaine d'individus, sont en danger critique d'extinction dans les Pyrénées. Trois individus ont été tués par l'homme en 2020.

DOMAINE MARITIME FRANÇAIS


Par la publication en janvier de deux décrets au Journal Officiel, la France s'est agrandie. 151.000 km2 dans l'océan Indien, au large de La Réunion et de Saint-Paul et Amsterdam, sont désormais placés sous le drapeau tricolore, a annoncé mercredi le secrétariat général de la Mer. La commission des Limites du plateau continental, organe spécialisé des Nations unies, avait annoncé en juin 2020 qu'elle autorisait la France à étendre son plateau continental.


La convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982), dite de Montego Bay, donne aux pays côtiers dans ces zones des droits souverains pour l'exploration et l'exploitation des ressources naturelles du sol et du sous-sol (hydrocarbures, minéraux, métaux ou ressources biologiques). "L'exploitation de ces espaces sous-marins n'est pas à l'ordre du jour", avait cependant assuré en juin le secrétaire général de la Mer dans un communiqué. Mais cela permet à la France "de préserver ses droits pour l'avenir dans de vastes espaces sous-marins, ce qui implique la possibilité d'assurer leur protection si l'exploitation n'est pas souhaitée".

GRETA THUNBERG 


En Inde, des manifestants ont brûlé des effigies de la militante écologique suédoise Greta Thunberg après qu'elle a soutenu publiquement les agriculteurs indiens dans leur combat contre les nouvelles lois agricoles indiennes. 


Les tweets de la suédoise ont déclenché la colère du gouvernement nationaliste hindou qui qualifie les manifestations agricoles "d'affaires internes". 


Le rejet, par les agriculteurs indiens, des réformes agricoles constitue l'une des épreuves auxquelles se trouve confronté le Premier ministre Narendra Modi depuis son arrivée au pouvoir en 2014. 

TRANSITION


Les ventes de véhicules électriques ont doublé et celles d'hybrides rechargeables triplé en 2020, selon les chiffres publiés ce jeudi par l'Association des constructeurs européens (ACEA). L'année dernière, quelque 538.772 voitures électriques ont été vendues, notamment en Allemagne, en Italie et en France, et 507.059 hybrides rechargeables, avec une nette accélération au quatrième trimestre.

JADOT

Candidat putatif à l'élection présidentielle, Yannick Jadot a dévoilé sa "plateforme d'idées", dans un point presse tenu mercredi 3 février. Taclant "l'échec incroyable d'Emmanuel Macron", parlant de "renoncements écologiques et sociaux", il a notamment indiqué qu'il voulait "investir 20 milliards d'euros" par an pour la transition écologique. Sous son égide, "100% des aides publiques aux entreprises seraient conditionnées au respect du climat, du progrès social et de l'égalité hommes/femmes". 

Allant sur d'autres plate-bandes que l'écologie, le député européen a proposé la création d'un revenu citoyen pour les personnes en précarité, avec un socle de 665 euros, ainsi que la création d'un contrat de sécurisation et de transition professionnelle, ou encore l'introduction d'un seuil de 50% de représentants des salariés dans les instances de décision des entreprises.

Sur le plan purement politique, Yannick Jadot, qui est le plus en vue de sa famille politique dans les sondages, n'a pas fait acte de candidature. Si sa plateforme est une initiative individuelle, il a précisé qu'il ne se voyait pas partir "à la présidentielle sans [sa] famille politique" et affiché sa conviction qu'il y aura "une candidature commune" avec le PS et les écologistes.

L'ÉTAT RESPONSABLE

L'Affaire du Siècle : l'État jugé responsable de manquements dans la lutte contre le réchauffement

TRANSPORT AÉRIEN

Le trafic aérien mondial s'est effondré de 66% en 2020 par rapport à 2019, une chute sans précédent sous l'effet de la pandémie, a annoncé l'Association internationale du transport aérien (Iata).


Il s'agit du "plus gros choc que le secteur ait jamais vécu", a résumé Brian Pearce, économiste en chef de l'organisation, lors d'une visioconférence. L'Iata a en outre prévenu que les perspectives d'une reprise en 2021 étaient "assombries" par l'émergence de nouveaux variants du Covid-19, sans pour autant formellement réviser à la baisse ses prévisions pour l'année.

AFFAIRE DU SIÈCLE

Invité à réagir sur la condamnation de l'État dans l'Affaire du Siècle, Gabriel Attal a rappelé les dépenses à venir engagées par le gouvernement en matière de transition énergétique, soit 30 milliards d'euros. Le porte-parole du gouvernement a également invité ceux qui "enjoignent" l'État à faire mieux "à faire plus de propositions". Ce point devrait être l'objet de la prochaine décision de la justice climatique en matière de lutte contre le réchauffement climatique afin que l'Etat rattrape son retard sur ses objectifs de réduction des émissions carbone.

INCIDENTS DE CHASSE

Un collectif de proches d'une victime d'accident de chasse, mort en décembre 2020 alors qu'il coupait du bois dans son jardin, s'est fixé pour objectif de "libérer la parole" autour de ce phénomène et de demander un durcissement des réglementations. 

Nées et ayant grandi à la campagne, dans des zones de chasse, elles ont lancé la page "Un jour un chasseur", où s'accumulent les récits d'abus et d'incidents liés à la chasse : intrusion sur des terrains privés, animaux criblés de balles, accidents de cheval, balles perdues...

"La quasi totalité des accidents s'expliquent par une imprudence", déclare de son côté Loïc Obled, de l'Office français de la biodiversité, qui a relevé 141 accidents de chasse lors de la saison 2019-2020, dont 11 mortels. Un constat que partage Willy Scharen, patron de la Fédération nationale des chasseurs : "C'est le b.a-ba de la chasse, on ne tire pas sur quelque chose qu'on n'a pas identifié".

Du côté du collectif, on entend aussi libérer la parole : "Des gens ne parlent pas parce qu'ils ont peur". On pointe aussi "une certaine impunité dont bénéficient les chasseurs". "Quand il y a un procès, la peine est ridicule". 

Le collectif a été reçu par Bérangère Abbas, secrétaire d'Etat à la biodiversité, où il a proposé une meilleure formation des chasseurs, un relèvement du permis de chasse de 16 à 18 ans, l'interdiction des véhicules dans les battues, l'interdiction des tirs à 1 km des habitations... ou la mise en place de jours non chassés. Une dernière option à laquelle s'oppose Willy Schraen.

DÉFORESTATION

L'industrie européenne montrée du doigt. Selon un rapport publié par le groupe de défense de l'environnement Earthsight, des compagnies européennes et américaines importent massivement de grandes quantités de bois provenant de la déforestation illégale de l'Amazonie brésilienne. En l'occurrence, il s'agit d'entreprises en provenance de France, d'Italie, de Belgique et du Danemark, qui auraient continué d'acheter du bois à la société Indusparquet, qui avait fait l'objet de saisies de l'agence de protection de l'environnement brésilienne. Une saisie de 1800 m3 qui avait été très largement annulée après l'arrivée de Jair Bolsonaro, climato-sceptique notoire, à la tête du Brésil.

"Alors que le gouvernement de Bolsonaro sape les efforts pour régler le problème, il est plus important que jamais d'empêcher le bois suspect d'être exporté. Les gouvernements aux Etats-Unis et en Europe doivent agir rapidement pour mieux appliquer leurs législations".

AFFAIRE DU SIÈCLE


L'État a été jugé "responsable" de manquements dans la lutte contre le réchauffement climatique par la justice administrative ce mercredi. Elle avait été saisie il y a deux ans par des ONG soutenues par une pétition de plus de 2,3 millions de citoyens.


Si le tribunal administratif de Paris a reconnu l'existence d'un préjudice écologique, il s'est cependant donné un délai de deux mois avant de statuer sur la nécessité d'enjoindre à l'Etat de prendre des mesures pour respecter ses propres engagements en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

AFFAIRE DU SIÈCLE

L'État a été déclaré responsable de manquement dans la lutte contre le réchauffement climatique, a annoncé le tribunal administratif, qui avait été saisi par quatre organisations en 2019. "Premier recours pour inaction climatique en France", cette décision vient reconnaitre une carence fautive de l'État en matière climatique. Les quatre organisations qui forment L'Affaire du siècle (Oxfam, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace France et Notre affaire à tous), qui avaient lancé une action en justice fort du soutien de 2,3 millions de citoyens, espéraient ainsi que le juge administratif enjoigne l'État à prendre toutes les mesures jugées nécessaires pour contenir le réchauffement climatique en deçà d'1,5 degré d'ici la fin du siècle. 

Infos précédentes

La rencontre entre Emmanuel Macron et les membres la Convention pour le climat ce lundi 14 décembre sera l'occasion d'échanger une dernière fois sur l'avancée du projet de loi climat. Une première version de ce texte, qui doit reprendre 40% de leurs propositions, a été présentée aux 150 citoyens et députés mardi 9 décembre, après deux jours de discussions en visioconférence. Et le climat est de plus en plus tendu entre les Français tirés au sort et l'exécutif : en effet, beaucoup des "conventionnels" craignent d'assister à un "détricotage" de leurs travaux. 

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Selon l'entourage du président, Emmanuel Macron a prévu pour cette rencontre d'écouter ce qu'ont à dire les membres de la Convention pour le climat avant de leur répondre, et d'annoncer probablement les derniers arbitrages de ce projet de loi, qui doit être présenté en Conseil des ministres à la fin janvier. Selon nos informations, les citoyens ayant boycotté les séances de la semaine dernière devraient répondre présent à cet échange de plusieurs heures.

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Devant l’urgence climatique, la crise démocratique, une société aux inégalités croissantes, certains ont décidé de ne pas rester les bras croisés, ils ont un coup d’avance, l’audace de croire qu’ils peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Ils sont ce que l’on appelle des Changemakers.

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