ÉCOLOGIE, LE LIVE - Premier exportateur de pétrole, l'Arabie saoudite promet la neutralité carbone en 2060

ÉCOLOGIE, LE LIVE - Premier exportateur de pétrole, l'Arabie saoudite promet la neutralité carbone en 2060

ÉCOLOGIE, LE LIVE - Epidémies, insécurité alimentaire, canicules… Un rapport du "Lancet" alerte sur les effets du réchauffement climatique sur la santé. Suivez les dernières informations.

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L'ARABIE SAOUDITE VISE LA NEUTRALITÉ CARBONE EN 2060


Premier exportateur de pétrole brut au monde, l'Arabie saoudite vise la neutralité carbone d'ici à 2060, a annoncé ce samedi le prince héritier Mohammed ben Salmane, à quelques jours de la COP26 en Écosse.


Le royaume saoudien compte aussi, selon MBS, participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre à un niveau net de zéro d'ici à 2050.


D'après les Nations unies, plus de 130 pays se sont fixé cet objectif, un objectif que l'ONU juge "impératif" pour préserver un climat vivable.

L'ARABIE SAOUDITE VISE LA NEUTRALITÉ CARBONE EN 2060


Premier exportateur de pétrole brut au monde, l'Arabie saoudite vise la neutralité carbone d'ici à 2060, a annoncé ce samedi le prince héritier Mohammed ben Salmane, à quelques jours de la COP26 en Écosse.


Le royaume saoudien compte aussi, selon MBS, participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre à un niveau net de zéro d'ici à 2050.


D'après les Nations unies, plus de 130 pays se sont fixé cet objectif, un objectif que l'ONU juge "impératif" pour préserver un climat vivable.

L'ARABIE SAOUDITE AFFICHE SES OBJECTIFS


Premier exportateur de pétrole brut au monde, l'Arabie saoudite vise la neutralité carbone d'ici à 2060, a annoncé samedi le prince héritier Mohammed ben Salmane, à quelques jours de la COP26 en Ecosse.


Le royaume saoudien, l'un des plus grands pollueurs au monde, a aussi fait savoir qu'il participerait aux efforts internationaux pour réduire les émissions mondiales de méthane (parmi les gaz à effet de serre les plus connus) de 30% d'ici à 2030.

COP 26 : TROUVER UN ACCORD MONDIAL SERA "PLUS DIFFICILE"


Le président britannique de la COP26, Alok Sharma, a jugé samedi qu'il serait "définitivement plus difficile" de parvenir à un accord mondial à l'issue de ce sommet sur le climat, qui doit s'ouvrir dans trois semaines à Glasgow, que lors de celui de Paris en 2015. 


Le gouvernement britannique disposera de deux semaines de rencontres afin de persuader quelque 200 pays de faire davantage pour réduire leurs émissions de carbone dans le but de contenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle, seuil ambitieux fixé en 2015 par les accords de Paris. "Ce que nous essayons de faire ici à Glasgow est en fait très dur", a déclaré Alok Sharma au quotidien britannique The Guardian, "définitivement plus difficile que Paris à de nombreux niveaux".

LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE MENACE LA STABILITÉ MONDIALE


Le réchauffement climatique menace la stabilité mondiale, selon un rapport des services de renseignement américains qui prévoient un risque croissant de conflits dus à la raréfaction de l'eau et aux mouvements migratoires après 2030.

"Les tensions géopolitiques vont probablement s'aggraver car les pays auront des différends sur la façon de réduire les émissions à effet de serre pour respecter les objectifs de l'Accord de Paris", indique jeudi le renseignement américain à quelques semaines de la conférence mondiale sur le climat COP26 prévue à Glasgow début novembre.

GUTERRES "TRÈS INQUIET" D'UN POSSIBLE ÉCHEC DE LA COP26


Les engagements actuels sur le climat des Etats sont "un aller simple vers le désastre", a estimé jeudi le secrétaire général de l'ONU, s'inquiétant du peu de temps restant pour "éviter un échec" de la COP26 qui commence dans dix jours.

Selon la dernière évaluation de l'ONU, les engagements de réduction des émissions actuelles de gaz à effet de serre de près de 200 pays conduiraient à un réchauffement "catastrophique" de 2,7°C, bien loin de l'objectif de l'Accord de Paris de maintenir ce réchauffement bien en-deçà de +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, si possible à +1,5°C.

"C'est sans aucun doute un aller simple vers le désastre", a déclaré jeudi Antonio Guterres au cours d'une conférence de presse en ligne avec les membres du projet international Covering Climate Now.

LES RICHES POLLUENT PLUS QUE LES PAUVRES


Les individus les plus aisés polluent bien plus que les plus pauvres sur la planète et devraient faire l'objet de mesures d'imposition ciblées, relève une étude du World Inequality Lab (WIL) publiée mercredi. Tandis que les niveaux d'émission de carbone cette année rivalisent avec ceux d'avant la pandémie, les 1% les plus fortunés ont émis en moyenne chacun 110 tonnes de CO2 en 2019, détaille cette étude menée par l'économiste Lucas Chancel, co-directeur du WIL à l'Ecole d'économie de Paris. Et les 10% les plus riches sont eux responsables de la moitié des émissions planétaires.


En cumulé, cela a représenté 17% des émissions mondiales de CO2 cette même année. L'ensemble de ces émissions proviennent des comportements de consommation et d'investissements de cette catégorie de population, précise le WIL.

LE LANCET TIRE DE NOUVEAU LA SONNETTE D'ALARME


À dix jours du lancement de la Cop 26, qui démarre le 31 octobre à Glasgow, en Ecosse, un rapport annuel de la revue médicale The Lancet appelle à une action urgente pour intégrer la lutte contre la crise climatique dans les plans de relance post-Covid. Après passage en revue de 44 indicateurs d'impacts sur la santé directement liés au changement climatique, le constat des auteurs est sans appel: "les principales tendances s'aggravent et exacerbent les inégalités sociales et sanitaires déjà existantes".


Selon eux, de nombreux plans de relance mis en place pour faire face aux répercussions du Covid-19 ne sont pas compatibles avec l'Accord de Paris sur le climat de 2015 et auront "des implications sanitaires à long terme". Car le changement climatique crée "des conditions idéales pour la transmission des maladies infectieuses, annulant potentiellement des décennies de progrès pour lutter contre des maladies telles que la dengue, le chikungunya, le Zika, le paludisme et le choléra", selon le rapport du Lancet.

PESTICIDES


Comment vont les pesticides et leur voisinage ? "PestiRiv", l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et Santé publique France vont lancer ce mardi une étude de grande ampleur pour établir une "photographie objective" des risques d'exposition des pesticides.


Ensemble, ils vont suivre 3.350 participants volontaires, habitant plus ou moins près de zones viticoles dans toute la France. Âgés de 3 à 79 ans, ces personnes feront notamment l'objet d'un suivi biologique (prélèvements de cheveux, d'urine) et environnemental (capteurs d'air ambiant, échantillons d'eau...). Les résultats sont attendus d'ici 2024.

COP26 : GRETA THUNBERG AFFICHE SON SCEPTICISME


La COP26, Greta Thunberg n'y croit pas ! À deux semaines du début de la nouvelle conférence sur le climat, qui doit avoir lieu du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow, en Écosse, la militante suédoise fait déjà part de son scepticisme. "Dans l'état actuel des choses, cette COP n'amènera pas de grands changements", a déclaré à l'AFP la figure emblématique du mouvement Fridays for Future, en marge d'un concert sur le climat organisé à Stockholm.


Face à plusieurs milliers de personnes qui avaient bravé le froid automnal pour écouter une vingtaine d'artistes, la jeune femme a surpris la foule en chantant et dansant 'Never gonna give you up' de Rick Astley. La COP26 et toutes les réunions internationales "ont le potentiel de changer les choses puisqu'elles rassemblent tant de personnes. Nous devons donc nous assurer que nous saisissons cette occasion", a ajouté la militante, vêtue d'une polaire noire. "On va devoir continuer à faire le forcing !"


"Mon espoir évidemment, c'est que nous réalisions tout d'un coup que nous sommes confrontés à une crise existentielle et que nous agissions en conséquence", a continué Greta Thunberg selon qui il faut désormais "changer de focus et ne plus chercher à créer des niches dans les programmes, mais plutôt à sauver la planète, le présent et les conditions de vie des générations futures".


Selon la dernière évaluation de l'ONU publiée mi-septembre, le monde se dirige vers un réchauffement "catastrophique" de +2,7°C d'ici la fin du siècle alors que chaque fraction de degré supplémentaire multiplie les conséquences dramatiques.

CONCERTS ÉCO-RESPONSABLE 


Le groupe Coldplay a annoncé jeudi 14 octobre une tournée mondiale "éco-responsable" en 2022. "La plus durable possible" et presque entièrement alimentée grâce à des panneaux solaires, une batterie portable durable et un plancher cinétique. 


"Jouer en direct et être connectés aux gens est la raison pour laquelle le groupe existe", mais "en même temps, nous sommes très conscients du fait que la planète est confrontée à une crise climatique", a affirmé Coldplay sur Twitter. 


Pour cette nouvelle tournée, célébrant leur dernier album "Music of The Spheres" qui sort vendredi, le groupe va utiliser "la toute première batterie de spectacle rechargeable et démontable au monde", à la place des habituels générateurs diesel ou essence.

SNCF : FIN DES BOUTEILLES EN PLASTIQUE 


La SNCF a annoncé jeudi qu'elle ne vendrait plus de bouteilles en plastique dans ses TGV et Intercités, privilégiant des emballages recyclables au nom de l'écologie.


"C'était un vrai paradoxe qu'on mette des millions (d'euros) pour avoir des TGV recyclables à 97% et qu'on y vende des bouteilles en plastique", a-t-il remarqué.


Les bouteilles en plastique vont être remplacées par des emballages en carton pour l'eau plate et des canettes en aluminium pour l'eau gazeuse, les deux vendues sous l'appellation "L'Eau Neuve" et venues des Pyrénées.

ENVIRONNEMENT


L'Etat doit "réparer" ses engagements non tenus de baisse des émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique, a ordonné jeudi la justice administrative, dans une nouvelle décision contre le gouvernement en la matière.


Le Tribunal administratif de Paris a donné raison à quatre ONG, rassemblées sous la bannière "l'Affaire du siècle" et soutenues par une pétition de plus de 2,3 millions de citoyens, qui l'avaient saisie début 2019 pour faire constater les carences de l'Etat dans la lutte contre le réchauffement sur la période 2015/18.

INAUGURATION DE LA PREMIÈRE FAÇADE DÉPOLLUANTE


Une façade d'un immeuble de logements "dépolluante", capable d'absorber l'équivalent des rejets en CO2 de 20 voitures par an, a été inaugurée mercredi à Saint-Louis (Haut-Rhin).


Le revêtement est conçu pour accélérer la décomposition naturelle des particules polluantes grâce à un ciment appliquant la photocatalyse, empêchant ainsi leur fixation sur la façade, selon le cabinet DLRW, architecte du projet. 


Ainsi dotée de "propriétés dépolluantes, autonettoyantes et bactéricides", cette façade est la première du genre "pour des logements en France". Cette innovation a représenté un surcoût de 100.000 euros sur les 6,5 millions d'euros de montant des travaux. 

DÉFORESTATION 


Une ONG autrichienne a déposé mardi une plainte à la Cour pénale internationale (CPI) pour "crimes contre l'humanité" contre le président brésilien Jair Bolsonaro pour son rôle dans la déforestation amazonienne et ses impacts attendus sur la vie et la santé humaine à travers le monde.

Selon des études, la déforestation en Amazonie brésilienne a transformé ce puits de carbone fondamental pour la planète en émetteur net de CO2 en 2020. L'ONG AllRise assure que l'administration du président brésilien est responsable de la déforestation de quelque 4.000 km2 de forêt amazonienne chaque année, et que le rythme de cette déforestation s'est accru de 88% depuis son arrivée au pouvoir.

Elle l'accuse également d'avoir "systématiquement" cherché à affaiblir ou se débarrasser des lois et organismes officiels encadrant ces pratiques comme des militants de la protection de l'environnement.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE 


Le phénomène de montée des eaux va se poursuivre au-delà de 2100 sous l'effet du réchauffement de l'eau et de la fonte des glaces, quelle que soit la vitesse de réduction des émissions de gaz à effet de serre, expliquent les scientifiques.

Montée des mers : de Dunkerque à Arles, ces villes qui pourraient disparaitre de la carte

BARBARA POMPILI SUR LA COP26


A quelques semaines du nouveau sommet pour le climat qui doit se tenir à Glasgow, en Écosse, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a dit souhaiter que les pays signataires tiennent leurs engagements.


Plus de 120 dirigeant mondiaux ont confirmé leur venue à la COP26, qui doit se tenir les 1er et 2 novembre. Les tensions, notamment entre les États-Unis et la Chine, ont fait peser récemment des inquiétudes sur l'avancée des négociations climatiques. 

PRÉSIDENTIELLE 2022 : ANNE HIDALGO PRÔNE UNE ÉCOLOGIE "SOCIALE"



Dans une interview accordé à Libération, la maire de Paris, candidate à la présidentielle 2022, a fait savoir qu'elle souhaitait une baisse de la taxe sur les carburants et a indiqué son projet d'écologie "sociale".


"C'est sans doute une différence avec les Verts, j'estime qu’on ne peut pas continuer à demander aux plus fragiles, aux plus modestes ou aux classes moyennes de payer le prix fort de la transition écologique", a notamment déclaré Anne Hidalgo.


La maire de Paris a indiqué que "la transition écologique ne se fera pas contre ceux qui, aujourd’hui, ne parviennent plus à boucler leurs fins de mois, parce que les loyers, l’énergie et les carburants augmentent mais pas leurs salaires".

LA TURQUIE RATIFIE L'ACCORD DE PARIS


La Turquie a ratifié mercredi soir l'Accord de Paris sur le climat, selon la chaine parlementaire qui retransmettait le vote en direct, suivant ainsi l'engagement de son président devant l'Assemblée générale de Nations unies le mois dernier.  Recep Tayyip Erdogan avait annoncé cette décision fin septembre à New York, faisant de son pays le 191e à ratifier cet accord qui devait permettre, lors de son adoption en 2016, de limiter la hausse des températures moyennes sur la planète à 2°C et si possible à 1,5°C.

DISPARITION DES CORAUX


Quelque 14% des coraux ont disparu dans le monde entre 2009 et 2018, en raison du changement climatique, de la surpêche ou des pollutions, selon un rapport publié mardi et réalisé par le Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens (GCRMN).


L'état des récifs coralliens dans le monde en 2020 "offre le panorama scientifique le plus précis à ce jour des dégâts que provoque la hausse des températures sur les récifs coralliens du monde entier", indique un communiqué de presse de l'organisation, qui s'est appuyée sur des données recueillies sur 12.000 sites dans 73 pays. A l'inverse, depuis 2011, la présence d'algues dans les récifs s'est accrue de 20%, constatent les auteurs de l'étude.


"De nombreux récifs coralliens dans le monde demeurent résilients et peuvent se reconstituer si les conditions le permettent", souligne cependant le communiqué, "ce qui donne de l’espoir pour la santé à long terme des récifs coralliens si des mesures immédiates sont prises".

URBANISME


Paris aura sa première "forêt urbaine" d'ici 2024 place de Catalogne, à Montparnasse, dans le centre de la capitale française, a indiqué mardi l'adjoint à la végétalisation de la mairie Christophe Najdovski.

 "D'ici 2024, on aura la première forêt urbaine sur la place de Catalogne, entièrement minérale aujourd'hui et qui va devenir beaucoup plus végétale", a déclaré l'adjoint en annonçant le début de la concertation "la semaine prochaine" sur ce projet.

Parmi la dizaine de sites de la capitale encore à l'étude pour accueillir ces forêts urbaines, deux autres dossiers "sont plus avancés", a indiqué son entourage : le parvis de l'Hôtel de Ville et la place du Colonel-Fabien.

MARÉE NOIRE 


480.000 litres d'hydrocarbures se sont écoulés à proximité des côtes californiennes. Un accident dont l'origine n'est pas encore connue mais qui aura des conséquences sur l'environnement.

VIDÉO - États-Unis : les côtes de la Californie touchées par une marée noire

CHALEURS EXTRÊMES


La hausse de l'exposition aux chaleurs extrêmes dans les zones urbaines, provoquée par leur densité et le réchauffement climatique, risque de priver les populations pauvres d'une vie meilleure dans ces villes, selon une étude scientifique publiée lundi.

"En Afrique et en Asie du Sud, où vivent déjà des centaines de millions de pauvres en milieu urbain (...) sans investissements suffisants, sans intervention humanitaire et sans soutien des gouvernements, la chaleur extrême peut limiter de manière décisive la capacité des populations pauvres à réaliser les gains économiques associés à l'urbanisation", écrivent les auteurs de l'étude parue dans la revue "Proceedings of the National Academy of Sciences".

En cause, les "îlots de chaleur" dus à la densité des villes, où le béton, l'asphalte et la moindre végétation tendent à enfermer la chaleur.

GRETA THUNBERG ET LE "BLA BLA"


La militante suédoise Greta Thunberg a dénoncé mardi les "30 années de bla bla" sur le climat des dirigeants du monde, les accusant d'avoir "noyé" les espoirs des jeunes dans leurs "promesses creuses".


"Il n'y a pas de planète B, il n'y a pas de planète bla bla, bla bla bla, bla bla bla, économie verte bla bla, neutralité carbone en 2050 bla bla ", a-t-elle déclaré sous les applaudissements de 400 jeunes du monde entier réunis à Milan par l'ONU à un mois de la cruciale conférence climat COP26. 


"C'est tout ce que nous entendons de la part de nos soi-disant dirigeants. Des mots. Des mots qui sonnent bien mais qui n'ont mené à aucune action, nos espoirs et nos rêves noyés dans leurs mots et leurs promesses creuses", a-t-elle ajouté. 


"Bien sûr nous avons besoin d'un dialogue constructif, mais ils ont maintenant eu 30 années de bla bla et où cela nous a-t-il mené ?", a encore déclaré la militante, qualifiant l'absence d'action "délibérée" des dirigeants mondiaux de "trahison des générations actuelles et futures".

COP 26 À GLASGOW : LE PREMIER MINISTRE AUSTRALIEN POURRAIT NE PAS SE RENDRE AU SOMMET


Le Premier ministre australien Scott Morrison, sous pression pour adopter une politique de neutralité carbone d'ici 2050, a assuré dans une interview publiée lundi qu'il pourrait ne pas se rendre au sommet de la COP26, qui s'ouvrira fin octobre à Glasgow.


Plus grand exportateur mondial de charbon, l'Australie, dont la production d'électricité repose en grande partie sur le charbon, n'a pas pris d'engagement ferme pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Par le passé, M. Morrison a promis de poursuivre l'exploitation minière et l'exportation de charbon tant qu'il y aura des acheteurs.


Le sommet de Glasgow est la plus importante conférence sur le climat depuis l'Accord de Paris en 2015, qui vise à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, alors que l'ONU a averti que le monde s'acheminait vers une hausse "catastrophique" de 2,7°C.

GRETA THUNBERG A BERLIN


Deux jours avant les législatives allemandes, des milliers de défenseurs de l'environnement, menés par Greta Thunberg, ont réclamé vendredi des mesures plus fortes contre le réchauffement climatique aux candidats en lice pour les élections qualifiées de vote "du siècle" par les activistes.


"Les partis politiques n'en font pas assez" pour le climat, a lancé la jeune militante suédoise à une foule de manifestants rassemblés devant le Reichstag de Berlin, où siègent les députés allemands. "Oui, nous devons voter et vous devez voter. Mais n'oubliez pas que le vote seul ne suffira pas", a poursuivi la jeune femme, acclamée par l'auditoire. "Nous devons continuer à descendre dans la rue et à exiger de nos dirigeants qu'ils prennent des mesures concrètes en faveur du climat".


Son message s'adressait autant aux manifestants qu'aux candidats en lice pour remplacer Angela Merkel à la chancellerie, à l'issue d'un vote à suspense, dimanche, dont les jeux restent totalement ouverts.

LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE AUGMENTE DE 40% LE RISQUE DE CRUE CENTENNALE DANS LA CAPITALE, SELON LA MAIRIE DE PARIS


Le réchauffement climatique subi par Paris, où la température a déjà augmenté de 2,3 degrés par rapport à l'ère préindustrielle, fait augmenter de 20% le risque de crues décennales et de 40% celui de crues centennales estime la mairie, dans un rapport présenté mercredi.


Dans les années à venir, "le volume de précipitations devrait légèrement augmenter et le nombre de jours de pluie plutôt baisser, avec une tendance à l'augmentation de l'intensité des précipitations et donc des risques d'inondation plus importants", résume la mairie dans la synthèse du rapport "Paris face aux changements climatiques".


Un épisode de crue majeure en région parisienne "serait susceptible de détruire ou perturber certaines infrastructures vulnérables" et menacerait la qualité des eaux, "avec un risque de pollution pour 1,3 million d'abonnés". 20% des stations d'épuration sont situées en zone inondable. Une telle crue "pourrait engendrer des pertes directes de l'ordre de 60 millions d'euros" et menacer 430.000 emplois, selon la même source. Les coûts pour les assurances "pourraient osciller entre 3 et 30 milliards d'euros".

LA BCE AVERTIT SUR LES PERTES POTENTIELLES DE PIB DU FAIT DE L'INACTION CLIMATIQUE


L'inaction des gouvernements et des entreprises dans le domaine climatique pourrait provoquer une perte drastique de produit intérieur brut sur le long terme, dans la zone euro, a mis en garde mercredi la Banque centrale européenne.


À partir de 2030, l'absence de mesures ordonnées pour décarboner l'économie pourrait affecter le PIB de l'UE jusqu'à lui faire perdre plus de 10% d'ici 2100, en comparaison d'un scénario où les gouvernements mettraient rapidement en place des politiques actives de transition écologiques, selon les résultats d'un test de résistance climatique mené par la BCE.


L'institution veut sensibiliser le secteur privé sur le sujet en affirmant que la transition vers une économie plus verte reste "une opportunité en or" pour ne pas subir les méfaits futurs du climat.

L'OMS ANNONCE VOULOIR DURCIR SES CRITÈRES SUR LA QUALITÉ DE L'AIR


Asthme, infections pulmonaires, AVC... La pollution de l'air fait 7 millions de morts prématurées par an, poussant l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à établir des limites plus contraignantes pour les principaux polluants de l'air, dont les particules en suspension.


C'est la première fois depuis 2005 que l'OMS met à jour ses lignes directrices mondiales sur la qualité de l'air. Depuis, de nouvelles données ont montré "à quel point la pollution atmosphérique affecte toutes les parties du corps - du cerveau au bébé en pleine croissance dans le ventre de sa mère, et ce à des concentrations encore plus faibles que celles observées précédemment", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse.


Juridiquement non contraignants l'OMS a abaissé la quasi-totalité de ses seuils de référence qui portent principalement sur les polluants dits classiques : les particules en suspension, l'ozone, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone.

BIDEN VEUT DOUBLER LE MONTANT DES AIDES


Le président américain met la main à la poche. Joe Biden a promis mardi à la tribune des Nations unies d'augmenter les efforts internationaux des Etats-Unis pour lutter à la fois contre la pandémie et contre le changement climatique.


Washington va "annoncer des engagements supplémentaires" pour doper la vaccination dans les pays les moins avancés mercredi, lors d'un sommet virtuel qu'il organise, a indiqué Joe Biden dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.


Le président américain a promis également de "doubler à nouveau" le montant de l'aide internationale accordée par les Etats-Unis aux pays les moins avancés pour faire face au changement climatique, sans préciser de montant.

CALIFORNIE : LE PARC NATIONAL DE SEQUOIAS GÉANTS MENACÉ PAR DES INCENDIES


Les arbres emblématiques du parc national de Sequoia étaient toujours menacés lundi par les flammes, malgré les efforts des quelque 1700 pompiers déployés pour tenter de stopper l'avancée de plusieurs incendies dans le centre de la Californie.


Le parc national abrite environ 2000 séquoias géants, qui ne poussent que dans cette région du monde et sont considérés comme les arbres les plus volumineux existant actuellement.


Les pompiers ont procédé ces derniers jours à des travaux de débroussaillage et autres aménagements pour préserver ces colosses, pour certains vieux de 2000 à 3000 ans. Ils ont même drapé d'une couverture de protection ignifugée la base du plus emblématique d'entre eux, baptisé "General Sherman". Haut de 83 mètres et d'un diamètre de 11 mètres à sa base, il est considéré par les experts comme l'arbre le plus volumineux du monde.

AIDE AUX PAYS PAUVRES : DE BONNES NOUVELLES VENUES DES ÉTATS-UNIS ?


Le président américain Joe Biden devrait annoncer de "bonnes nouvelles" à l'ONU pour financer l'aide aux pays pauvres contre le changement climatique, a indiqué lundi un haut responsable des Nations unies après un sommet de dirigeants sur le sujet, à six semaines du sommet décisif de la COP26 à Glasgow.


Le président américain a dépêché son envoyé spécial pour le climat, John Kerry, lors de ce sommet organisé par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et le Premier ministre britannique Boris Johnson. "Nous avons entendu le représentant américain [dire que] de bonnes nouvelles étaient imminentes", a affirmé le responsable de l'ONU, se félicitant de "signaux et opinions vraiment positifs".


Les pays développés se sont engagés en 2009, à Copenhague, à mobiliser 100 milliards de dollars par an entre 2020 et 2025 pour l'assistance aux pays du Sud afin qu'ils s'adaptent aux impacts du changement climatique et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

JOHNSON "FRUSTRÉ" PAR L'INACTION DES PAYS RICHES


Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, s'est dit, lundi, "de plus en plus frustré" par les pays riches qui n'ont pas tenu leur promesse de financer la lutte contre le changement climatique, lors d'une réunion de dirigeants  à l'ONU.


Les pays développés se sont engagés en 2009 à Copenhague à porter à 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 l'assistance aux pays du Sud pour s'adapter aux impacts du changement climatique et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais cet objectif est loin d'être atteint : selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le montant de ce financement n'était que de 79,6 milliards de dollars en 2019.


"Nous sommes tous d'accord qu'il faut faire quelque chose mais j'avoue être de plus en plus frustré que ce 'quelque chose' sur lequel beaucoup d'entre vous se sont engagés n'est pas du tout suffisant", a-t-il affirmé lors d'une table ronde avec des chefs d'État et de gouvernement en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. "Ce sont les plus grandes économies du monde qui causent le problème, tandis que les plus petites en subissent les pires conséquences", a-t-il ajouté.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE


Les engagements déposés par les États signataires de l'Accord de Paris mènent le monde vers un réchauffement "catastrophique" de +2,7°C, très loin de l'objectif de 1,5°C espéré pour limiter les retombées destructrices du réchauffement, alerte l'ONU à six semaines de la COP26.


Le rapport évaluant les engagements nationaux de 191 pays, publié ce vendredi, "montre que le monde est sur un chemin catastrophique vers +2,7°C de réchauffement", a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

LE GOUVERNEMENT VEUT RÉ-AUTORISER DES CHASSES TRADITIONNELLES D'OISEAUX


Après une décision du Conseil d'Etat début août jugeant plusieurs techniques de chasse traditionnelles d'oiseaux illégales, le gouvernement a mis ce mercredi plusieurs arrêtés en consultation pour permettre certaines de ces chasses, faisant valoir qu'elles respectent bien le droit européen.


La directive européenne "oiseaux" de 2009 interdit les techniques de capture massive d'oiseaux sans distinction d'espèces. Une dérogation est possible "à condition d'être dûment motivée et dès lors 'qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante' pour capturer certains oiseaux", rappelait le Conseil d'Etat.


Après cette décision et à trois jours de manifestations de chasseurs prévues dans plusieurs départements, le ministère de la Transition écologique a mis à consultation huit arrêtés pour la saison de chasse 2021-2022 jusqu'au 6 octobre. Ils concernent la capture à la tenderie des vanneaux et pluviers dorés dans les Ardennes, la capture d'alouettes des champs avec des pantes dans les Pyrénées-Atlantiques, le Lot-et-Garonne, les Landes et la Gironde, la capture d'alouettes des champs à la matole dans les Landes et le Lot-et-Garonne et la capture à la tenderie aux laçets de grives et de merles noirs dans les Ardennes. Il s'agit de "sortir par le haut du débat sur les chasses traditionnelles en permettant au juge de se prononcer définitivement sur leur conformité au cadre légal européen sur la préservation des oiseaux", fait valoir le ministère à l'AFP. 


Les arrêtés précédents "ne permettaient pas au Conseil d'Etat de considérer que le ministère avait apporté les motivations nécessaires sur l'absence de solution alternative, la sélectivité, l'usage judicieux et les faibles quantités" d'oiseaux tués par ces chasses, qui peuvent permettre des dérogations, autant d'éléments précisés dans les nouveaux textes, selon la même source.

DES JEUNES EN GRÈVE DE LA FAIM POUR LE CLIMAT EN ALLEMAGNE


En Allemagne, six jeunes activistes pour le climat ont cessé de s'alimenter depuis la fin août. "La crise du climat tue. Nous sommes en grève de la faim pour une durée illimitée", proclame en lettres rouges une banderole suspendue à l'une des tentes montées sur une esplanade de verdure entre la chancellerie et le Reichstag, à Berlin. 


Âgés de 18 à 27 ans, lycéens ou étudiants, ces jeunes venus de toute l'Allemagne estiment appartenir à "la dernière génération" qui peut encore agir. Ensuite, soulignent-ils en s'appuyant sur des rapports scientifiques, les conséquences dramatiques du réchauffement climatique seront irréversibles.

QUAND LES ANIMAUX S'ADAPTENT AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE


Dans une étude parue dans Trends in Ecology and Evolution, des chercheurs australiens observent que pour survivre, certaines espèces ont modifié leur apparence physique afin de mieux gérer l'augmentation de température. La taille du bec des perroquets australiens a par exemple, en corrélation avec la température estivale chaque année, augmenté de 4 à 10% depuis 1871. Chez les oiseaux, le bec et les pattes sont en effet des zones fortement vascularisées essentielles à leur thermorégulation.


Les chercheurs ont également signalé une augmentation de la longueur de la queue chez les souris des bois et une augmentation de la taille de la queue et des pattes chez les musaraignes masquées. Il a été démontré que les chauves-souris des climats chauds avaient également une taille d'ailes accrue.

REFUS DE L'ONU


L'ONU comprend "les préoccupations" des ONG à l'approche de la conférence sur le climat COP 26, mais ne prévoit "aucun changement", comme le report qu'elles ont demandé, a déclaré mardi le porte-parole adjoint de l'ONU, Farhan Haq.


"Nous comprenons et respectons les préoccupations exprimées par divers groupes" mais "pour l'instant, aucun changement n'est prévu", a-t-il déclaré lors du point-presse quotidien de l'ONU, en rappelant que "la communauté scientifique mondiale avait clairement indiqué que le changement climatique était désormais une urgence mondiale".

DEMANDE DE REPORT DE LA COP26


Face à la faible vaccination des pays pauvres contre le Covid-19, les ONG climat ont réclamé mardi le report de la conférence climat de l'ONU COP 26, estimant "impossible" la tenue d'une réunion "juste et inclusive" à Glasgow (Écosse) en novembre.


"Avec seulement deux mois d'ici l'échéance, il est évident qu'une conférence mondiale sur le climat sûre, inclusive et juste est impossible, étant donné l'échec à soutenir l'accès aux vaccins à des milliers de personnes dans les pays pauvres, les coûts en hausse des voyages et du logement et de l'incertitude sur l'évolution de la pandémie de Covid-19", écrit le Climate Action Network, qui regroupe quelque 1500 ONG dont Greenpeace, WWF, Action Aid, Oxfam ou encore Amnesty international.

ÉVÉNEMENT MONDIAL


Le Congrès mondial de la biodiversité s’ouvre à Marseille et a l'ambition de jouer un rôle important dans les négociations avant la COP15, prévue en 2022 en Chine. Ce sommet est inauguré par Emmanuel Macron, présent depuis trois jours dans la cité phocéenne.

Qu'est-ce que ce Congrès mondial de l'UICN, lancé par Emmanuel Macron, ce vendredi ?

UN NOMBRE TOUJOURS ÉLEVÉ D'INCENDIES EN AMAZONIE


Le nombre d'incendies en Amazonie brésilienne a légèrement baissé en août, mois qui marque traditionnellement le début de la saison sèche, tout en restant proche des records établis sous la présidence de Jair Bolsonaro, selon des données officielles publiées mercredi. L'agence spatiale INPE a enregistré 28.060 feux en Amazonie le mois dernier, un chiffre en baisse de 4,3% par rapport à août 2020, mais bien supérieur à la moyenne de 18.000 foyers du même mois lors de la décennie ayant précédé l'arrivée au pouvoir du président d'extrême droite.


Sous Jair Bolsonaro, la partie brésilienne de l'Amazonie a perdu quelque 10.000 km2 de forêt par an, la superficie d'un pays comme le Liban, contre 6.500 km2 par an lors de la précédente décennie.


Parallèlement, le nombre d'incendies a fortement progressé. "Depuis 2019 le nombre de feux a atteint des niveaux absurdes", a déclaré Cristiane Mazzetti, de l'ONG de défense de l'environnement Greenpeace. "C'est comme si le gouvernement avait créé 'une norme Bolsonaro' de la destruction", a-t-elle ajouté dans un communiqué, dénonçant "une vision rétrograde du développement qui va à l'encontre des efforts pour lutter contre l'urgence climatique".

LES CATASTROPHES MULTIPLIÉES PAR 5 EN 50 ANS


Le nombre de catastrophes d'origine météorologique, climatique ou hydrologique a été multiplié par cinq entre 1970 et 2019, indique l'ONU ce jeudi dans un rapport.


Au total, plus de 11.000 catastrophes attribuées à ces phénomènes ont été signalées au cours de ces cinq dernières décennies dans le monde, faisant un peu plus de deux millions de morts et des dégâts matériel s'élevant à 3.640 milliards de dollars (plus de 3.080 milliards d'euros).


En moyenne, une catastrophe d'origine météorologique, climatique ou hydrologique a été enregistrée chaque jour au cours des 50 dernières années, entraînant quotidiennement le décès de 115 personnes et des dégâts se chiffrant à 202 millions de dollars.


Plus de 91% de ces décès sont survenus dans des pays en développement.

LES ÉMISSIONS DU TRANSPORT MARITIME ONT RECULÉ D'UN QUART DANS L'UE EN 30 ANS


Les émissions du transport maritime ont diminué de 26% dans l'Union européenne depuis 1990 mais le secteur doit encore réduire drastiquement son empreinte écologique afin que l'UE atteigne la neutralité carbone en 2050, selon un rapport publié mercredi.

En 2019, le transport maritime vers et à l'intérieur de l'UE a représenté 13,5% des émissions liées au transport du continent, selon ce rapport publié par l'Agence européenne de l'environnement et l'Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA).

INONDATIONS


Le réchauffement climatique a renforcé la probabilité et l'intensité des inondations qui ont ravagé l'Allemagne et la Belgique en juillet, faisant plus de 200 morts et des milliards d'euros de dégâts, selon une étude rendue publique mardi.


La survenue d'un tel épisode extrême sur ces régions a été rendue jusqu'à 9 fois plus probable par le réchauffement dû à l'activité humaine, avec au moins 20% de probabilité supplémentaire. Le changement climatique a également fait augmenter la quantité de pluie sur une journée d'entre 3% et 19%", selon les scientifiques du World Weather Attribution (WWA), qui regroupe des experts de divers instituts de recherche dans le monde.


 Pour les 39 scientifiques internationaux réunis sous la bannière du WWA, pas de doute : "Le changement climatique a accru la probabilité, mais également l'intensité" des événements de juillet, a souligné lors d'une présentation en ligne Frank Kreienkamp, du service météorologique allemand, qui a piloté l'étude.

JUILLET 2021, MOIS LE PLUS CHAUD SUR TERRE


Le mois de juillet 2021 a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre, a indiqué vendredi l'Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA), en soulignant le rôle du changement climatique dans ce nouveau record. "Ce nouveau record s'ajoute à la trajectoire inquiétante et dérangeante sur laquelle le changement climatique a mis le globe", a alerté le chef de NOAA, Rick Spinrad.


La température globale à la surface de la planète a été plus élevée de 0,01°C par rapport au précédent mois de juillet le plus chaud, en 2016 (qui était alors arrivé à égalité avec les mois de 2019 et 2020). Les relevés de la NOAA ont commencé il y a 142 ans. Le service européen Copernicus sur le changement climatique a de son côté estimé la semaine dernière que le mois de juillet 2021 était le troisième mois de juillet le plus chaud sur Terre.

MACRON APPELLE À "UN ACCORD À LA HAUTEUR"


"Scellons un accord à la hauteur de l'urgence !" lors de la COP26 à Glasgow en novembre, a exhorté lundi Emmanuel Macron après la publication d'un nouveau rapport inquiétant des experts de l'ONU sur le climat (GIEC).


"Le rapport du GIEC est sans appel. À nouveau. Le temps de l'indignation est derrière nous. Accord de Paris, neutralité carbone au niveau européen, loi climat… La France restera du côté de ceux qui agissent" a ajouté le président français dans un tweet, à trois mois de la COP26 (conférence internationale sur le climat).

L'ACTIVITÉ HUMAINE RESPONSABLE


La responsabilité de l'humanité dans le réchauffement climatique est "sans équivoque", ont martelé lundi les experts climat de l'ONU dans leur nouveau rapport, qui estime que les activités humaines ont provoqué la quasi-totalité des +1,1°C gagnés depuis le 19e siècle.


"Il est clair depuis des décennies que le système climatique de la Terre change, et le rôle de l'influence humaine sur le système climatique est incontesté", a déclaré Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe d'experts ayant élaboré ce texte.

LE MONDE EN SURCHAUFFE


La planète va subir une augmentation "sans précédent" des événements météo extrêmes comme les canicules ou les pluies diluviennes, même si le monde parvient à limiter le réchauffement à +1,5°C, a prévenu lundi le rapport des experts climats de l'ONU (Giec).


Ces événements seront sans précédent pour l'humanité en terme d'"ampleur, de "fréquence", du moment de l'année où ils frappent ou de la zone géographique touchée, précisent les scientifiques dans un résumé technique, mettant aussi en garde contre des extrêmes groupés  -- canicule plus sécheresse, pluie plus inondations-- pouvant provoquer des "impacts importants et sans précédent".

LES OCÉANS ET LES FORÊTS SATURENT


La capacité des forêts, des sols et des océans à absorber le CO2 émis par les hommes risque de s'affaiblir avec la poursuite des émissions, menaçant les efforts pour limiter le réchauffement de la planète à des niveaux acceptables, ont mis en garde lundi les experts climat de l'ONU.


Sur les six dernières décennies, ces puits de carbone ont réussi à retirer de l'atmosphère 56% du CO2 émis par les activités humaines, limitant le réchauffement. Mais ils risquent de devenir "moins efficaces" à l'avenir, selon le rapport choc du Giec.

LES ÉNERGIES FOSSILES DANS LE COLLIMATEUR 


Le rapport des experts climat de l'ONU (Giec) publié lundi devrait "sonner le glas" des énergies fossiles qui "détruisent la planète", a réagi le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.


Ce rapport d'évaluation, le premier complet depuis sept ans, est "une alerte rouge pour l'humanité. Les sonnettes d'alarme sont assourdissantes: les émissions de gaz à effet de serre créées par les énergies fossiles et la déforestation sont en train d'étouffer notre planète", a-t-il ajouté dans un communiqué.

DES CONSÉQUENCES IRRÉVERSIBLES, SELON LE GIEC


Certaines conséquences du réchauffement de la planète, notamment la fonte des glaces et la hausse du niveau de la mer, sont désormais "irréversibles pour des siècles ou des millénaires", ont estimé lundi les experts climat de l'ONU.


Quel que soit le rythme des futures émissions de gaz à effet de serre, le niveau des océans va continuer à augmenter pendant "des siècles, voire des millénaires", notamment sous l'impulsion de la fonte des calottes glaciaires, selon le nouveau rapport choc du Giec, qui estime que le niveau de la mer pourrait gagner jusqu'à 1 mètre d'ici 2100.

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Devant l’urgence climatique, la crise démocratique, une société aux inégalités croissantes, certains ont décidé de ne pas rester les bras croisés, ils ont un coup d’avance, l’audace de croire qu’ils peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Ils sont ce que l’on appelle des Changemakers.

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