ÉCOLOGIE, LE LIVE - Une carte de la Nasa illustre la hausse sans précédent des températures dans le monde

ÉCOLOGIE, LE LIVE - Une carte de la Nasa illustre la hausse sans précédent des températures dans le monde

EN DIRECT - Incontournable, urgente : la question environnementale devient fondamentale, sinon dans les décisions politiques, au moins dans les discours. Etudes, polémiques, manifestations... Retrouvez toutes les dernières infos sur cet enjeu majeur.

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LES FRANÇAIS ET LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE


Selon une étude menée dans 27 pays par BVA et la Banque européenne d’investissement, rapportée par le JDD ce dimanche, 60 % des Français pensent que leur comportement peut permettre de lutter contre le changement climatique, soit 12 points de moins que la moyenne européenne. 


Par conséquent, seuls 12 % de la population française déclarent modifier radicalement leur mode de vie afin de réduire leur contribution au changement climatique, soit sept points de moins que la moyenne européenne. Parmi les efforts les plus difficiles : renoncer à posséder une voiture ou à regarder des vidéos en streaming ou à consommer de la viande. 

LOI CONVENTION CLIMAT


Gérard Larcher, qui détient la clé d'un éventuel référendum sur le climat souhaité par Emmanuel Macron, a posé dimanche ses conditions lors d'une interview sur Europe 1/Cnews.


Alors que le débat portera sur le choix des mots, et notamment sur le fait de savoir si le texte disposera que la France doit "garantir" cette lutte contre le changement climatique ou seulement "agir" en ce sens, le président du Sénat (LR)  a précisé que "ça ne veut pas dire qu'on va dire 'garanti'. On ne va pas répondre aux injonctions des uns et des autres mais trouver le meilleur équilibre".


Il a posé une autre condition: "ne pas inscrire dans le préambule de la Constitution ce principe de la protection climatique", mais "le mettre dans un article au même niveau que d'autres libertés fondamentales, l'égalité entre l'homme et la femme, la liberté d'entreprendre". Selon lui, la protection de l'environnement et la lutte contre le réchauffement climatique doivent être "prises en compte dans notre loi fondamentale" mais n'être "pas supérieures aux principes essentiels de notre loi fondamentale".

LES FRANÇAIS ET LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE


Selon une étude menée dans 27 pays par BVA et la Banque européenne d’investissement, rapportée par le JDD ce dimanche, 60 % des Français pensent que leur comportement peut permettre de lutter contre le changement climatique, soit 12 points de moins que la moyenne européenne. 


Par conséquent, seuls 12 % de la population française déclarent modifier radicalement leur mode de vie afin de réduire leur contribution au changement climatique, soit sept points de moins que la moyenne européenne. Parmi les efforts les plus difficiles : renoncer à posséder une voiture ou à regarder des vidéos en streaming ou à consommer de la viande. 

DÉFORESTATION


Quelque 43 millions d'hectares de forêts, soit la taille d'un pays comme l'Irak, ont été perdus sur les 24 "fronts" principaux de la déforestation dans le monde entre 2004 et 2017, selon un rapport du WWF publié mercredi. Sur ces 24 points de la déforestation mondiale, 9 se trouvent en Amérique Latine, 8 en Afrique et 7 en Asie-Pacifique. Ils concentrent à eux seuls plus de moitié (52%) de la déforestation tropicale mondiale, selon l'ONG.


L'agriculture commerciale, qui défriche pour les cultures et l'élevage du bétail, est la principale cause de cette déforestation, notamment en Amérique-du-Sud, selon l'ONG. Le secteur minier, mais aussi les infrastructures, notamment routières, l'industrie forestière et l'agriculture vivrière, surtout en Afrique, sont aussi d'importants facteurs identifiés.

DROIT ENVIRONNEMENTAL

Pourquoi la définition proposée de l'écocide met en colère ses partisans.

Transformé en délit de pollution aggravé, l'écocide ne convainc pas

TEMPÉRATURES 


L'année 2020 a été la plus chaude jamais enregistrée, plus d'un degré au-dessus des températures de l'ère pré-industrielle.

Climat : l'ONU alerte sur le risque d'un réchauffement "catastrophique"

2020 ANNÉE RECORD


Une carte de la Nasa illustre la hausse sans précédent des températures dans le monde. Selon le secrétaire général de l'organisation météorologique mondiale (OMM), Petteri Taalas, "il est manifeste que le changement climatique induit par l'homme est à présent aussi puissant que la force de la nature."

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Qu'implique la plaidoirie de la rapporteuse publique quand elle accuse l'État de carence dans sa lutte contre le réchauffement climatique ? On vous explique

Affaire du siècle : l'État accusé de "carence" climatique par la rapporteuse publique

HAUSSE DES TEMPÉRATURES


L'Onu a confirmé que 2020 avait été l'année la plus chaude, à égalité avec 2016, et que la planète se dirigeait vers "une augmentation catastrophique" de la chaleur au cours du XXIe siècle. 


Le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale, agence de l'Onu, a remarqué "que les températures de 2020 ont été pratiquement équivalentes à celles de 2016, alors qu'au cours de cette dernière nous avons assisté à l'un des plus forts réchauffements imputables au phénomène El Nino".


"Le changement climatique induit par l'homme est à présent aussi puissant que la force de la nature", a conclu Petteri Taalas. "Nous nous acheminons vers une augmentation catastrophique de la température de 3 à 5 degrés au cours du XXIe siècle", a surenchéri le secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres.

L'AFFAIRE DU SIÈCLE

Le rapporteur public a reconnu jeudi lors de l'audience de l'"Affaire du siècle" devant le tribunal administratif de Paris une "carence de l'État" en matière de lutte contre le changement climatique.


"Il y a bien une faute de l'État à n'avoir pas respecté sa trajectoire" de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a déclaré le rapporteur public, proposant au tribunal de reconnaître la "carence fautive" de l'État. Jeudi 19 novembre, le Conseil d'État avait suivi la décision du rapporteur public enjoignant l'État à faire la démonstration de ses engagements climatiques. 

L'AFFAIRE DU SIÈCLE


Forte du soutien de plus de deux millions de citoyens, "L'Affaire du siècle" arrive jeudi 14 janvier devant la justice, une étape clé pour les défenseurs du climat qui espèrent faire condamner l'Etat français pour "inaction climatique".


Deux ans après le lancement de cette procédure, accompagnée de 2,3 millions de signataires d'une pétition en ligne sans précédent, les quatre ONG requérantes - Notre Affaire à tous, Greenpeace France, Fondation Nicolas Hulot et Oxfam France - retrouvent les représentants de l'Etat devant le tribunal administratif de Paris.

DES INSECTES BIENTÔT DANS NOS ASSIETTES ?


Une autorité de régulation sanitaire de l'UE a donné ce mercredi son feu vert à la consommation d'aliments dérivés d'une espèce de coléoptère. Il s'agit de la première étape avant que Bruxelles n'autorise un insecte à atterrir dans les assiettes des Européens.


L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu que les larves du ténébrion meunier, aussi appelées "ver de farine", pouvaient être consommées sans danger "soit sous forme d'insecte entier séché, soit sous forme de poudre", après une demande de l'entreprise française d'élevage d'insectes Agronutris. Elles sont riches en protéines et en fibres.


Sur la base de l'avis de l'EFSA, la Commission européenne doit désormais soumettre aux Etats membres un projet de proposition en vue d'autoriser la mise sur le marché des vers de farine séchés et produits dérivés, ainsi que des conditions de commercialisation. Le secteur espère un feu vert définitif d'ici mi-2021.

VÉGÉTATION


Le gouvernement a annoncé un programme de plantation de haies à l’occasion du One Planet Summit. Objectif : 7000 km en deux ans. Des barrières végétales qui servent d’abris à plusieurs espèces (hérissons, oiseaux, insectes) et dont la disparition est responsable de la baisse phénoménale des populations d’oiseaux. 

ONE PLANET SUMMIT

Emmanuel Macron a ouvert ce lundi le sommet consacré à la protection de la biodiversité et à la protection de la nature, des politiques internationales mises à l'arrêt par l'épidémie de Covid-19. 

"Commencer l'année 2021 avec ce One planet Summit est très important car c'est l'année de la réconciliation de tous nos défis". Au niveau international, aucun des objectifs fixés pour la décennie écoulée en termes de protection de la biodiversité n'a été atteint, a-t-il rappelé, parlant d'un "échec" à regarder "en face", "pas du tout pour crier au drame" mais "pour accélérer notre action avec des choses très concrètes et un suivi réaliste de celles-ci".

EXPLICATIONS

Ces maladies, transmissibles de l'animal à l'homme, à l'instar du Covid-19, font partie des cibles visées par les parties prenantes du sommet.

Les zoonoses au cœur du "One Planet Summit" : de quoi s'agit-il ?

ONE PLANET SUMMIT

Ce lundi est organisé à Paris le "One Planet Summit" consacré à la biodiversité. L'objectif des parties prenantes, parmi lesquelles l'Onu, la Banque mondiale, les pays de l'UE, mais aussi le Royaume-Uni ou encore le Costa Rica et la BCE et l'OMS, renforcer la diplomatie verte, mise à l'arrêt par la pandémie, illustration des dangers de la destruction des habitats de la faune sauvage à travers le monde.

C'est notamment la multiplication des zoonoses, maladies qui se transmettent de l'animal à l'homme et parmi lesquelles on compte... le Covid-19. Une évolution qui s'explique notamment par la destruction des habitats naturels de cette faune sauvage, qui favorise son rapprochement avec l'homme. Par quels moyens ? En s'engageant, par exemple, à relancer la coalition de pays qui consacreraient 30% des financements publics en faveur du climat à des "solutions basées sur la nature", par exemple le reboisement. Et finiraient par placer 30% de leur territoire en espaces protégés.

NORVÈGE

La Norvège continue de se confirmer en pionnière de l'énergie électrique, s'agissant de son parc automobile. Après avoir été le premier pays à franchir le cap des 50% de véhicules avec un moteur électrique, le Royaume a annoncé qu'il passerait au tout électrique dans l'achat de ses véhicules et camionnettes destinés au service public d'ici 2022 et, d'ici 2030, qu'il ferait plus que tripler la taxe carbone, la faisant passer de 590 couronnes à 2000 couronnes.

"La Norvège veut faire sa part pour juguler ces changements climatiques", a-t-elle assuré lors d'une conférence de presse.

Reste que, en dépit de ses efforts, la Norvège reste un des premiers producteurs mondiaux de pétrole et continue de construire des autoroutes, d'agrandir ses aéroports, a souligné la branche norvégienne des Amis de la Terre.

Dans le même ordre, d'idée, Greenpeace, qui avait attaqué la délivrance de permis d'exploitations pétrolières dans l'Arctique, a essuyé une défaite auprès de la Cour suprême, et ce alors qu'ils jugeaient ces décisions contraires à la Constitution et aux engagements pris dans l'Accord de Paris.

CONVENTION CLIMAT

Nouvelle étape pour le projet de loi issu des réflexions de la Convention citoyenne pour le climat, qui a été "finalisé", a annoncé Matignon vendredi 8 janvier. Il sera présenté fin mars à l'Assemblée nationale, après un passage en conseil des ministres au mois de février. 

Parmi les mesures phares, on compte la fin, dans le domaine immobilier, des locations de passoires thermiques en 2028, l'interdiction de la publicité pour les énergies fossiles, interdiction des vols domestiques s'il existe une alternative en train durant moins de 2h30... 

Au total, c'est une cinquantaine des 149 propositions faites qui ont fait l'objet de décrets ou d'intégration dans la loi de finances 2021. Ce texte devrait en reprendre autant. Mais selon les ONG comme certains membres de cette convention qui s'en ouvraient d'ailleurs à LCI, ces mesures ont été vidées de leur substance.

Le Réseau action climat a ainsi déploré vendredi "le manque flagrant d'ambition de ce texte qui met de côté bon nombre de propositions de la Convention citoyenne pour le climat, mise essentiellement sur des engagements volontaires et remet à plus tard les mesures les plus structurantes". Il a ainsi appelé les parlementaires à "redonner au projet de loi l'ambition initiale des mesures des 150 citoyens".

AMAZONIE

La déforestation de l'Amazonie au Brésil a atteint 8.426 km² en 2020, selon l'Inpe, l'institut de recherches spatiales, qui a calculé que cette surface était cinq fois supérieure à celle de la ville de Sao Paulo, la plus peuplée du pays. C'est certes 8% de moins que le record historique de 2019, mais ça n'en est pas mons un chiffre jugé extrêmement préoccupant par les spécialistes, très critiques envers la politique environnementale du président Jair Bolsonaro.

216 km² ont brûlé au mois de décembre, contre 190 en 2019. 

"En deux ans de mandat de Bolsonaro, nous avons eu les deux pires années (pour la déforestation). Les feux de forêt ont également augmenté ces deux années-là", a déploré auprès de l'AFP Marcio Astrini, du collectif d'ONG Observatoire du Climat.

"Ce n'est pas une coïncidence, c'est le résultat des politiques de destruction environnementale mises en place par le gouvernement", s'alarme-t-il.

2020 ANNÉE LA PLUS CHAUDE DANS LE MONDE AVEC 2016


2020 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, à égalité avec 2016, clôturant une décennie de températures record qui témoigne du réchauffement de la planète, a annoncé vendredi le service européen Copernicus sur le changement climatique.


2020 a terminé à 1,25°C au dessus de la période pré-industrielle, tout comme 2016. Mais 2016 avait été marquée par un épisode El Niño intense, phénomène océanique naturel entraînant une hausse des températures, qui selon les scientifiques aurait augmenté la température de l'année de 0,1 à 0,2°C.

CHANGEMENT CLIMATIQUE


Le dérèglement climatique va entrainer une baisse de l'humidité dans les villes, selon une étude parue dans Nature Climate Change et relayée par le Guardian. Ce qui va conduire à une hausse des températures jusqu'à 5°C de plus en ville qu'en zone rurale d'ici la fin du siècle. Cette hausse peut toutefois s'atténuer par la présence de végétation, comme la plantation d'arbres, ou d'infrastructures vertes. 

NORVÈGE


Un cap historique a été franchi en Norvège. Le conseil d'information sur le trafic routier vient en effet de calculer que les véhicules électriques ont représenté plus de 50% des nouvelles immatriculations en 2020, ce qui fait de lui le premier pays au monde à franchir ce seuil symbolique. Ils étaient ainsi 54,3% l'an passé, contre 42,4% l'année précédente. 

Alors que la course à la réduction des gaz à effets de serre est toujours jugée au ralenti par les organismes observateurs du climat, cette nouvelle, signe de la réduction de la place des véhicules à combustion dans la circulation, est indubitablement un bon signe. Reste que le développement de l'électrique ne vient pas sans préoccupations environnementales. Outre le coup énergétique de la fabrication des moteurs, l'effet de ces véhicules sur la pollution aux particules fines n'est pas neutre, comme le montrait une étude publiée au mois de décembre

ISLANDE


L'Islande s'est progressivement détachée des énergies fossiles pour aujourd'hui produire 100% de son électricité à partir d'énergies renouvelables. Comme le documente le Guardian en photos, le pays a développé pour ce faire des serres de haute technologie pour cultiver des légumes bios, la technique de la pisciculture durable, le mode de l'écotourisme ou encore des techniques de restauration des forêts détruites par le passé.

BRÉSIL

Les incendies de forêt sont au plus haut depuis 10 ans au Brésil, a relevé l'Inpe, l'institut national de recherches spatiales. Dans l'année écoulée, on a relevé une hausse de près de 16% des incendies dans l'Amazonie brésilienne, avec 103.000 incendies sur un total de 222.798 au Brésil. 

CO2

Cela fait partie des bonnes nouvelles liées au confinement. En clouant les avions au sol, les politiques de restrictions sanitaires ont logiquement permis de faire s'effondrer les émissions de CO2 liées au trafic aérien en Europe.

Entre janvier et novembre 2020, les émissions de CO2 ont ainsi baissé de 56,7%, pendant que le trafic diminuait de 54%, selon Eurocontrol, l'organisme européen de surveillance du trafic aérien.

Les pays cités par l'étude, publiée ce lundi, présentent des taux assez différents. La Croatie présente ainsi une chute de 73,3% de son trafic, mais la Belgique, seulement 30,6%. La France présente de son côté une baisse de 55,5% et l'Allemagne, de 52,4%.

BALI CROULE SOUS LES DÉCHETS


Les plages de l’île indonésienne de Bali croulent à nouveau sous les déchets plastiques en ce début d’année 2021. Un phénomène qui, selon les experts, est amené à se répéter en raison de la mousson et de la mauvaise gestion des détritus notamment. Selon un responsable d’une agence environnementale, pas moins de 90 tonnes de déchets ont ainsi été collectées en l’espace de deux jours, vendredi et samedi, sur les célèbres plages de Kuta, Legian et Seminyak. "Nous avons travaillé très dur pour nettoyer les plages, mais les déchets continuent d'arriver", explique ce dernier, fataliste, à nos confrères du Guardian.

SENEGAL


Comment faire reculer le désert ? Au Sénégal, des milliers d'arbres plantés. 

L'eucalyptus, un rempart écolo pour lutter contre la désertification au Sénégal

2020, ANNÉE LA PLUS CHAUDE EN FRANCE


C'était redouté, c'est désormais officiel : Météo France annonce que 2020 a bien été l'année la plus chaude jamais enregistrée en France. "Le rafraîchissement de cette fin d’année n’aura rien changé. C’est désormais officiel : avec une valeur moyenne sur l’ensemble du pays atteignant 14°C, la température de l’année 2020 est la plus chaude jamais enregistrée, devant 2018 (13,9°C)", a précisé l'organisme sur Twitter.

PARCS NATIONAUX


Les parcs nationaux demandent à Emmanuel Macron de "mettre fin à l'érosion des moyens" qui leurs sont alloués dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, relayant une inquiétude partagée par des élus et le syndicat SNE-FSU. "Nous avons perdu 15% de nos effectifs ces dix dernières années", alerte Laurent Grandsimon, porte-parole de la conférence des présidents de parcs nationaux, dans un courrier adressé au chef de l'Etat le 21 décembre.


Le président de la République s'est engagé à protéger 30% des terres et mer françaises, dont 10% "en pleine naturalité" d'ici 2022. "On ne peut pas continuer à réduire les personnels des parcs nationaux et espérer avoir des résultats en terme de défense de la biodiversité", explique Laurent Grandsimon à l'AFP. "Nous abandonnons des missions", déplore-t-il. 

VIANDE

Il s'agirait presque d'une injonction contradictoire. L'ONG Canopée forêts vivantes, qui milite pour la protection des espaces boisés, a demandé aux entreprises de la viande de s'engager contre la déforestation. Une gageure, tant l'industrie de la viande se repose sur des viandes sinon élevées, au moins nourries par des cultures poussant sur les brûlis de forêts, ainsi que l'avaient démontré les incendies de la forêt amazonienne.


Canopée demande ainsi à ce que les producteurs intègrent "une clause contractuelle de non conversion/déforestation

SNCF

Plus grande consommatrice de glyphosate en France, la compagnie ferroviaire, qui en utilise 34 à 38 tonnes par an (ce qui ne constitue pourtant que 0,4% du total national), a trouvé une alternative à ce désherbant. Une obligation puisqu'aux abords de ses voies, impossible de tolérer la présence de végétation, qui retient l'humidité, ce qui déforme les voies.


"On a trouvé une solution qui reste herbicide", explique Jean-Pierre Pujols, responsable de la maîtrise de la végétation chez SNCF Réseau. "On va commencer à utiliser ce nouveau mélange l'année prochaine, et le généraliser en 2022". Le produit, "qui ne fait pas polémique pour l'instant", sera composé à plus de 95% d'acide pélargonique, un produit de biocontrôle (utilisant des produits naturels) et d'une molécule de synthèse de la famille des sulfonylurées. 

Plus cher, le mélange devra être dispersé deux fois par an sur les voies, alors que le glyphosate doit cesser d'être utilisé à la fin de l'année 2021. Cette solution représente un surcoût de 110 millions d'euros, bien loin des 300 à 500 millions un temps redoutés par la compagnie ferroviaire.

ADMINISTRATION BIDEN

Le futur président a annoncé son équipe dédiée aux questions environnementales. Le futur patron de l'EPA (Agence de protection de l'environnement) sera le spécialiste des questions de pollution de l'air Michael Regan, ancien des administrations Clinton et Bush. Aux ressources naturelles, c'est l'Amérindienne Deb Haaland qui sera à la manœuvre. Enfin, c'est Jennifer Granholm, qui sera en charge de l'Énergie. Toutes et tous prendront la suite d'une administration marquée par des reculs sans précédent sur le plan de la protection de la lutte contre le réchauffement climatique.

2020, ANNÉE LA PLUS CHAUDE ?


L'année 2020 s'annonce comme la plus chaude jamais enregistrée en France, confirmant une dynamique liée au réchauffement climatique, selon des données préliminaires de Météo-France rendues publiques ce jeudi.


"Avec une température annuelle moyenne sur le pays proche de 14°C, soit un dépassement de la normale de près de +1.5 °C, l’année 2020 est bien partie pour se hisser à la première place des années les plus chaudes que la France ait connu sur la période 1900-2020," soit depuis que ces mesures existent, indique l'établissement public dans un communiqué.

ASSURANCE

Institution londonienne, la compagnie d'assurance Lloyd's of London s'est engagée à cesser d'assurer les secteurs très polluants du charbon et des sables bitumineux d'ici 2030.


Créée au XVIIIe siècle, l'assureur a fait cette annonce jeudi 17 décembre, alors qu'il était mis sous pression par des groupes écologistes au début du mois, par l'intermédiaire d'une campagne "Insure our future", qui appelait le monde de la finance à rattraper son retard dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.


Dès 2022, les centrales électriques au charbon, les mines de charbon, les sables bitumineux ou les explorations dans l'Arctique ne seront plus couvertes. 

"C'est un pas dans la bonne direction", a reconnu la coordinatrice de la campagne, Lindsay Keenan, qui a toutefois relevé que la mesure aurait due être effective dès 2022 et non 2030. La Lloyd's, de son côté, laisse ce délai aux entreprises afin qu'elles aient le temps de s'organiser.

SUPERMARCHÉS

Greenpeace a appelé, dans une étude publiée jeudi 17 décembre, les grandes surfaces à faire bien plus dans leur lutte contre les pesticides. 


L'ONG a mis en concurrence sept enseignes de la grande distribution (Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc, Système U) pour "les encourager à s'attaquer au sujet de l'agriculture écologique".


Parmi les pistes fixées

- supprimer l'utilisation des pesticides les plus dangereux pour la santé et l'environnement

- augmenter l'offre de produits labellisés agriculture biologique d'origine France

- accepter les produits avec de "légers défauts visuels"

- limiter l'appel aux labels et certifications qui participent au greenwashing, à l'instar du label Zéro résidu de pesticide, qui ne certifie pas de l'absence de "molécules dangereuses" et de la certification "Haute valeur environnementale", "véritable outil de greenwashing pour l'agroindustrie" selon la Confédération paysanne".

RÉFÉRENDUM

"Il faut faire très attention à ce qu'on met dans la Constitution", réagit Bruno Retailleau sur LCI. "Nous avons voté 70% des textes proposés par Emmanuel Macron, on n'est pas dans une opposition pavlovienne. Si le président veut un référendum publicitaire, on lui dira : 'Essayez. Vous verrez le résultat'."

FORÊTS

Julien Denormandie a annoncé qu'un budget serait de près de 200 millions d'euros serait alloué au repeuplement des forêts françaises, pour 50 millions d'arbres. "Enorme défi" logistique, ce plan a pour but de ralentir les effets du réchauffement climatique, en se servant de la capacité des arbres à dispenser de la fraîcheur pendant les canicules et capter les émissions de CO2, et doit être fait en association avec les écoles, pour sensibiliser les plus jeunes aux enjeux climatiques.

GREENPEACE FRANCE


Cette rencontre et les annonces d'Emmanuel Macron n'ont pas fait que des heureux. "Le Président a brillé par une intervention creuse, sans nouvelles annonces, si ce n’est l’ajout, essentiellement symbolique, de la lutte contre le dérèglement climatique dans la Constitution par voie référendaire. Dans les faits, la plupart des arbitrages de la loi Climat ont déjà été pris en coulisse", déplore Greenpeace France, dans un communiqué. Pour l'association de défense de l'environnement, "le mandat de la Convention citoyenne pour le Climat est totalement vidé de son sens, loin de remplir sa mission initiale de faire baisser effectivement les émissions de gaz à effet de serre du pays".

BARBARA POMPILI


À la sortie du CESE, la ministre de la Transition écologique précise les contours d'un référendum portant sur l'inscription de la défense de l'environnement dans la Constitution. "C'est la plus belle avancée que l'on pouvait attendre", se félicite Barbara Pompili, qui espère que ce référendum pourra se tenir "au plus vite, dans l'année 2021". 

REVISION CONSTITUTION


Face à la Convention citoyenne pour le climat, Emmanuel Macron a annoncé qu'un référendum sera organisé, sous réserve d'un vote du parlement, pour inscrire la protection de l'environnement dans la Constitution.

Emmanuel Macron annonce un référendum pour inscrire la protection de l'environnement dans la Constitution

CE QU'IL FAUT RETENIR


Voici en résumé les trois annonces d'Emmanuel Macron aux membres de la Convention citoyenne pour le climat, ce lundi soir au CESE :


-La tenue d'un référendum portant sur l'inscription de la défense de l'environnement dans l'article 1er de la Constitution, à condition que la révision de l'article soit votée par l'Assemblée nationale et le Sénat.

-La mise en place de chèques alimentaires à destination des Français les plus modestes pour l'achat de produits bios.

-La proposition d'une convention citoyenne pour le climat au niveau européen, lorsque la France prendra la présidence du Conseil de l'UE en 2022.

Urgent

UNE CONVENTION EUROPEENNE ?


À terme, le président souhaite une "convention citoyenne européenne" pour le climat au moment où la France prendra la présidence du Conseil de l'UE en 2022. "Je proposerai cette méthodologie au niveau européen", annonce-t-il en conclusion.

PRIVATISATION ONF


"Je vous rassure, il n'y aucun projet de privatisation de l'ONF", l'office national des forêts, précise le président.

ACCORD DE PARIS


Le président conclut ces échanges qui auront duré plus de 4 heures. "Ce que nous allons faire dans les prochaines semaines, c'est regarder les mesures qui sont déjà prises et regarder à combien nous sommes dans la trajectoire". Et qu'à "l'horizon du printemps 2022", la France soit dans les clous de l'Accord de Paris, en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici 2030. 

LA 5G ET LES AMISH


Le président assure que ses propos sur le modèle Amish, qui en ont irrité beaucoup, n'était pas destiné aux conventionnels. "Ce n'est pas à vous que je faisais référence, j'avais zappé que le moratoire figurait parmi vos propositions au moment où je me suis exprimé", se justifie-t-il.

Urgent

CONSTITUTION


Place à la question de la réforme constitutionnelle avec Grégoire, l'un des 150, qui défend l'exercice du référendum portant sur une modification de l'article 1 de la Constitution : "Il faut y aller. "Ce qu'on demande, c'est que tous les Français puissent se prononcer sur cette question." La Convention souhaite qu'un référendum ait lieu pour inscrire la protection de l'environnement dans le préambule et dans l'article 1er de la Constitution.


Emmanuel Macron lui répond et annonce qu'une modification de l'article 1er de la Constitution va être transmise à l'Assemblée et au Sénat, et que si les parlementaires la votent, elle sera soumise à référendum. Celle-ci "sera transmise en même temps que la loi au Conseil des ministres", a indiqué le président, sous les applaudissements des conventionnels.

SE NOURRIR


"Se nourrir, c'est 43 mesures de présentées et 21 de non-retenues", indique à son tour Isabelle, l'une des citoyennes. "Déplacer cette redevance (des engrais azotées, ndlr) en 2024, ça fait un peu tard. Est-ce qu'il faut vraiment une Convention citoyenne pour en arriver là M. le président ?" 


"Sur le Ceta, vous avez stoppé la ratification mais la ratification provisoire est toujours en cours", fait remarquer Alain, un autre citoyen. "À ce stade, on ne peut pas en sortir ou le renégocier, mais on a le véto climatique", répond le président, qui assure dans le même temps que "la France ne signera pas avec le Mercosur" : "Le vrai sujet, c'est le Mercosur à long terme".

Urgent

SE NOURRIR


"Je suis d'accord sur le chèque alimentaire, il faut qu'on le fasse et donc on va le faire" annonce Emmanuel Macron, applaudi par les citoyens. Première annonce de ce soir, le gouvernement va donc reprendre la proposition de chèques alimentaires, destinés aux Français les plus modestes pour acheter des produits bios. 

SE NOURRIR


Le président dit vouloir réduire progressivement les engrais azotés et en profite pour défendre les agriculteurs : "Aucun agriculteur n'utilise des produits chimiques par plaisir. Il le fait parce qu'on l'a poussé à le faire. Nous tous, comme Nation."


Sur le glyphosate, dont la sortie n'a pas été actée contrairement à la promesse faite il y a trois ans, Emmanuel Macron assure que "la France a fait le maximum" : "On veut pouvoir en sortir mais on va le faire au niveau européen". 

SE NOURRIR


Après cette séquence agitée, où beaucoup de citoyens n'ont pas voulu respecter le temps de parole, vient le temps de la dernière thématique "se nourrir". Yolande, l'une des 150, ouvre le bal : "La France entière a acté la promesse que vous nous avez faite. Mais elle dit aussi que du 'sans-filtre', vous êtes passé aux 'cent filtres'. (...) Quatre de nos propositions ont été retenues mais ces quatre là ont été vidées de leur substance." Elle fustige en particulier le report à 2024 de la redevance sur les engrais azotés.

PRODUIRE ET TRAVAILLER


Beaucoup des sujets évoqués "ne relèvent pas de la loi", précise Emmanuel Macron, qui répond aux membres du groupe "produire et travailler", en colère d'avoir vu beaucoup de leurs propositions écartées par le gouvernement.


Sur le traitement des déchets, "le gouvernement a fait un très gros travail, qui a été porté avant votre Convention", se défend-il. Le président confirme ensuite l'abandon du projet décrié de la Montagne d'Or en Guyane. 

Infos précédentes

La rencontre entre Emmanuel Macron et les membres la Convention pour le climat ce lundi 14 décembre sera l'occasion d'échanger une dernière fois sur l'avancée du projet de loi climat. Une première version de ce texte, qui doit reprendre 40% de leurs propositions, a été présentée aux 150 citoyens et députés mardi 9 décembre, après deux jours de discussions en visioconférence. Et le climat est de plus en plus tendu entre les Français tirés au sort et l'exécutif : en effet, beaucoup des "conventionnels" craignent d'assister à un "détricotage" de leurs travaux. 

Lire aussi

Selon l'entourage du président, Emmanuel Macron a prévu pour cette rencontre d'écouter ce qu'ont à dire les membres de la Convention pour le climat avant de leur répondre, et d'annoncer probablement les derniers arbitrages de ce projet de loi, qui doit être présenté en Conseil des ministres à la fin janvier. Selon nos informations, les citoyens ayant boycotté les séances de la semaine dernière devraient répondre présent à cet échange de plusieurs heures.

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