EN DIRECT - COP26 : Boris Johnson évoque une joie "teintée de déception"

EN DIRECT - COP26 : Boris Johnson évoque une joie "teintée de déception"

SOMMET MONDIAL - La COP26 a adopté ce samedi un "pacte de Glasgow" destiné à accélérer la lutte contre le réchauffement climatique, mais sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d'aide des pays pauvres. Suivez les dernières infos.

Live

RÉACTION DE BORIS JOHNSON


"Ma joie devant ces progrès est teintée de déception", a déclaré ce dimanche le Premier ministre britannique Boris Johnson.


Les 200 pays de la COP26 ont adopté samedi un accord pour accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d'aide des pays pauvres. "Ma joie devant ces progrès est teintée de déception", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, évoquant "ceux pour qui le changement climatique est déjà une question de vie ou de mort".


"Ils exigeaient un haut niveau d'ambition pour ce sommet. Et si beaucoup d'entre nous étaient prêts à faire, ce n'était pas le cas de tout le monde" a-t-il poursuivi, expliquant que "nous pouvons encourager, mais nous ne pouvons pas forcer les nations souveraines à faire ce qu'elles ne souhaitent pas faire. C'est finalement leur décision". 

NUCLÉAIRE ET RENOUVELABLE


"La Chine et l'Inde, comme la France et l'Europe, peuvent se passer du nucléaire", a estimé sur LCI Sandrine Rousseau, présidente du conseil politique de Yannick Jadot, candidat à la présidentielle des Verts. "Construire de nouvelles centrales, c'est plus cher que d'investir dans les renouvelables", a-t-elle assuré, déclarant également que "ce n'est pas une solution privilégiée au niveau mondial, seule la France investit autant dans le nucléaire". 


Au sujet de la Chine, la finaliste a la primaire des Verts a assuré que cet Etat est maintenant devenu un pays riche capable de sobriété énergétique, et qu'il faut par ailleurs faire en sorte que l'Inde "ne fasse pas les mêmes erreurs que nous avons faites". Ces deux pays devraient miser davantage sur un mix énergétique renouvelable et moins d'énergies fossiles à son sens. "Le défi que nous avons est de faire en sorte que les pays qui s’enrichissent aujourd’hui ne le fassent pas de la même manière que nous [les pays riches, ndlr] l’avons fait", a-t-elle estimé.  

"JE SUIS TRÈS INQUIÈTE" 


"Cela aurait pu être pire, mais ce qu'il s'est passé à la COP26 est grave", a estimé sur LCI dans l'Interview Politique Sandrine Rousseau, présidente du conseil politique de Yannick Jadot, candidat à la présidentielle des Verts. Décrivant "une COP décisive sur un moment de bascule", elle a jugé que "l'on a pas évité le pire parce que l'Europe n'était pas unie face à la Chine et l'Inde, et que la France a défendu le nucléaire contre vents et marées". 


"C'est comme si on était dans un aveuglement sur ce qui est en train de se passer", a-t-elle glissé. "Je suis très inquiète et nous devrions tous l'être", a-t-elle ajouté, expliquant que certains pays avaient pris moins d'engagements que lors de la COP21 en 2015. La finaliste de la primaire des Verts a également estimé qu'une organisation internationale en charge du contrôle du respect de l'Accord de Paris devrait voir le jour pour s'assurer que les engagements soient respectés.


Cet Accord de Paris avait fixé pour objectif un réchauffement de l'atmosphère pas au-delà de 1,5°C, mais la feuille de route des Etats à la sortie de cette COP26 table plutôt sur 2,4°C de réchauffement. "À 2 degrés, la situation bascule", s'est alarmé Sandrine Rousseau : "le niveau des mers augmente entre 50 centimètres et 300 entre 2050 et 2100", a-t-elle indiqué, rappelant qu'un milliard de personnes vivent le long des côtes. "La déstabilisation géopolitique est majeure", a-t-elle assuré. 


"Maintenant chaque État doit faire un effort, il ne faut pas s’en remettre à un accord international", a-t-elle jugé, estimant aussi que "l'Europe a quelque chose à jouer d’historique en étant la force qui montre l’exemple mais aujourd'hui elle n’y est pas arrivée". 

RÉACTION DE BORIS JOHNSON


"Ma joie devant ces progrès est teintée de déception", a déclaré ce dimanche le Premier ministre britannique Boris Johnson.


Les 200 pays de la COP26 ont adopté samedi un accord pour accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d'aide des pays pauvres. "Ma joie devant ces progrès est teintée de déception", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, évoquant "ceux pour qui le changement climatique est déjà une question de vie ou de mort".


"Ils exigeaient un haut niveau d'ambition pour ce sommet. Et si beaucoup d'entre nous étaient prêts à faire, ce n'était pas le cas de tout le monde" a-t-il poursuivi, expliquant que "nous pouvons encourager, mais nous ne pouvons pas forcer les nations souveraines à faire ce qu'elles ne souhaitent pas faire. C'est finalement leur décision". 

COMPROMIS


Face aux nombreuses critiques soulevées par l'accord conclu samedi 13 novembre par les 200 pays réunis à Glasgow (Écosse), Barbara Pompili préfère voir le verre à moitié plein.

COP26 : le pacte de Glasgow est "un compromis" qui met la Terre "sur le bon chemin", assure Pompili

ANTONIO GUTERRES DÉÇU MAIS DÉTERMINÉ


"Nous devons mettre fin aux subventions aux combustibles fossiles. Supprimer progressivement le charbon. Mettre un prix sur le carbone. Protéger les communautés vulnérables. Et honorer l'engagement de 100 milliards de dollars de financement climatique pour soutenir les pays en développement. Nous n'y sommes pas parvenus lors de la COP26, mais nous avons des bases pour progresser", écrit ce dimanche sur Twitter Antonio Guterres. 


Le secrétaire général de l'ONU regrette que la volonté politique collective n'ait "pas été suffisante pour surmonter de profondes contradictions" entre pays. Pour lui, "il est temps de passer en mode 'urgence'".

FAUT-IL DES PÉRIODES SANS CHASSE ?


"La question ne peut pas se résoudre de manière globale et doit se faire territoire par territoire", selon Barbara Pompili.

RÉFUGIÉS CLIMATIQUES


Va-t-il falloir créer un statut de réfugié climatique ? "Des pays sont d'ores et déjà menacés de disparaître (…) C'est fort probable qu'on doive accueillir des réfugiés demain, et il faudra trouver le meilleur moyen de le faire", a prévenu Barbara Pompili dans Le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.

NUCLÉAIRE : "UNE ÉNERGIE SURVEILLÉE"


Le nucléaire est-il une énergie sûre ? "C'est une énergie surveillée avec des mesures de sûreté très dure (...) nous avons une Autorité de Sureté Nucléaire qui tient la route", assure Barbara Pompili

NUCLÉAIRE


"Le nucléaire pose un certain nombre de problèmes", sur les déchets et les "questions de sûreté", dit Barbara Pompili dans Le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro. "Si des nouveaux réacteurs sont construits, ils ne pourront pas être en fonctionnement avant 15 ans. D'ici là, on continue le travail", ajoute-t-elle.

"IL FAUT BAISSER NOTRE DEMANDE EN ÉLECTRICITÉ", ASSURE B. POMPILI


Pour faire face à une augmentation de "15% d'ici à 2035" de la demande en électricité, il faut "baisser notre consommation" et "investir massivement dans les énergies renouvelables", au risque d'un "blackout", explique Barbara Pompili dans le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.

ÉOLIENNES


"Il va falloir augmenter la capacité installée des éoliennes sur terre" d'ici à 2035, confirme Barbara Pompili, qui évoque une production "2,5 à 4 fois" plus grande que ce qui existe aujourd'hui.

BARBARA POMPILI : "LE TOUT ÉLECTRIQUE DANS L'AUTOMOBILE D'ICI A 2035"


"Toute l'industrie automobile devrait passer à l'électrique d'ici à 2035", mais la France envisage de laisser "un petit peu de temps" pour l'hybride "jusqu'à 2040", explique Barbara Pompili dans le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.


Sur ce sujet, la ministre de la Transition écologique écorche au passage EELV leur reprochant de "rester dans la théorie, alors qu'on parle de la vie des gens".

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE


Après la COP26, l'objectif de maintenir le réchauffement à 1,5 degré est-il tenable ? "Il faudra que tous les pays respectent leurs engagements, sinon, ce sera très grave", avertit Barbara Pompili dans le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.

COP26 : "CE N'EST PAS LE TEXTE LE PLUS AMBITIEUX", SOULIGNE B. POMPILI


Invitée du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili a reconnu que les conclusions de la COP26 était "un texte de compromis" qui "n'est pas le plus ambitieux du monde". 


"Le combat écologique n'est jamais terminé, mais quand vous avez un certain nombre de pays qui s'engagent à sortir du charbon, ce sont des millions de tonnes de CO2 évités et ça, ça a été favorisé par cette COP", a-t-elle ajouté précisant par ailleurs que "sans cette COP26, il n'y aurait pas d'engagement pour réduire les émissions de méthane de 30% d'ici à 2030".

JEAN JOUZEL : "LES DÉCISIONS POLITIQUES PAS AU RENDEZ-VOUS"


"Il y a eu quelques avancées sur des aspects notamment techniques", juge sur LCI le climatologue Jean Jouzel. "Les décisions à caractère politique ne sont pas du tout au rendez-vous. Nous ne sommes pas sur la trajectoire du 1,5 degré." 

"Il y a un manque de solidarité entre pays riches et pays pauvres."

UN "PACTE DE GLASGOW" PAS À LA HAUTEUR DES ATTENTES


La COP26 de Glasgow s'est refermé avec un accord en demi-teinte, adopté dans la douleur, pour intensifier la lutte contre le réchauffement climatique. À l'instar de la militante Greta Thunberg, qui ne se berçait pas d'illusion, de nombreuses ONG ont exprimé leur déception.

COP26 : du "bla, bla, bla" pour Greta Thunberg, "un rendez-vous raté" pour les ONG

"CETTE COP A ÉTÉ UTILE", ASSURE POMPILI


Dans les colonnes du JDD, à paraître dimanche, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a estimé que "cette COP a été utile". "Jusqu'au dernier moment, nous aurions pu échouer, ce ne sera pas le cas. C'est un compromis entre des exigences très différentes, mais qui fait avancer le combat climatique, notamment en finalisant les instruments de mises en œuvre de l'accord de Paris. Comme toujours avec la transition écologique, il nous reste beaucoup de chemin à parcourir", a-t-elle ajouté.


"Ce n'était pas la COP de la dernière chance, mais celle de l'action. La COP, c'est une accélération, pas une conclusion. La pression a fonctionné : il n'y a eu ni recul ni statu quo, mais des avancées. Le combat climatique se porte mieux après cette COP", a affirmé l'ancienne membre d'EELV. "On va, à ce stade, toujours vers un réchauffement très important qui n'est pas en phase avec les objectifs de l'accord de Paris et qui n'est pas soutenable pour la planète ; mais on est entrés dans le dur, on se confronte aux conséquences économiques et sociales du changement climatique. Il y a des obstacles, c'est normal. Mais il faut persévérer, car nous n'avons pas le choix."

THUNBERG RÉSUME LA COP26 À DU "BLA, BLA, BLA"


La COP26 s'est résumée à du "bla, bla, bla", a accusé la jeune militante suédoise Greta Thunberg, reprenant des accusations adressées par avance aux dirigeants du monde. "Maintenant que la COP26 touche à sa fin, méfiez-vous d'un tsunami de 'greenwashing' et des retombées médiatiques pour qualifier en quelque sorte le résultat de 'bon', 'progrès', 'espoir' ou 'un pas dans la bonne direction'", a-t-elle dénoncé.


"Le vrai travail continue en dehors de ces salles. Et nous n'abandonnerons jamais, jamais", a déclaré sur Twitter la figure emblématique du mouvement Fridays for Future. 

LES OBJECTIFS DE L'ACCORD DE PARIS "MAINTENUS EN VIE" POUR L'UE


La Commission européenne a estimé que le "Pacte de Glasgow" adopté samedi par les 200 pays de la COP26 avait "maintenu en vie les objectifs de l'accord de Paris". "Nous avons progressé dans la réalisation des trois objectifs que nous nous étions fixés au début de la COP26", a indiqué la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, citée dans un communiqué.


"Premièrement, obtenir des engagements de réduction des émissions afin de ne pas dépasser la limite de 1,5°C de réchauffement de la planète. Deuxièmement, atteindre l'objectif de 100 milliards de dollars par an de financement climatique pour les pays en développement et vulnérables. Et enfin, obtenir un accord sur le 'manuel d'utilisation' de l'accord de Paris. (...) Cela nous rend confiants sur le fait que nous pouvons offrir à l'humanité un espace sûr et prospère sur cette planète. Mais il n'y aura pas de temps à perdre : un travail difficile nous attend encore", a ajouté la cheffe de l'exécutif européen.

BORIS JOHNSON SUR LE PACTE


Le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé samedi soir que l'accord sur le changement climatique conclu un peu plus tôt à la COP26 de Glasgow (Royaume-Uni) était "un grand pas en avant", ajoutant toutefois qu'il y avait "encore énormément à faire".


"Il y a encore énormément à faire dans les années qui viennent", a déclaré M. Johnson. "Mais l'accord d'aujourd'hui est un grand pas en avant, et ce qui est important est que nous avons le premier accord international jamais conclu pour réduire l'utilisation du charbon et un plan pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré" de plus qu'à l'ère pré-industrielle, a-t-il ajouté.

ANTONIO GUTERRES SUR L'ACCORD DE LA COP26


"La catastrophe climatique frappe toujours à la porte", malgré la conclusion d'un accord samedi à la COP26 de Glasgow (Royaume-Uni), a averti ce samedi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.


La conférence mondiale sur le climat a débouché sur "des pas en avant bienvenus, mais ce n'est pas assez", a estimé dans un communiqué le patron des Nations unies, qui avait quitté Glasgow et se trouvait en route pour le siège de l'organisation à New York.

FATALISME


"Pour les objectifs politiques les plus éphémères, des gouvernements puissants viennent peut-être de signer notre arrêt de mort", écrit ce samedi soir, après la signature de Pacte de Glasgow, l'écrivain britannique et éditorialiste pour The Guardian, George Monbiot.

Urgent

UN ACCORD EN DEMI-TEINTE


La COP26 a adopté samedi un "pacte de Glasgow" destiné à accélérer la lutte contre le réchauffement climatique, mais sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d'aide des pays pauvres.


L'adoption définitive du texte est intervenue à l'issue de deux semaines de négociations éprouvantes, d'un coup de marteau du président britannique de la conférence mondiale sur le climat et après des changements de dernière minute introduits par la Chine et l'Inde sur la question des énergies fossiles.

URSULA VON DER LEYEN SUR LA COP26


"Gardons notre ambition intacte pour les dernières heures de la COP26", enjoint sur Twitter la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.


"L'opportunité d'écrire l'Histoire nous appartient. Plus encore, il est de notre devoir d'agir maintenant", poursuit-elle. "Nous devons accentuer les engagements pour réduire de façon importante les émissions lors de cette décennie et pour aller vers la neutralité carbone en 2050."

GRETA THUNBERG SUR LA COP26


"Maintenant que la COP26 arrive à sa fin, prenez garde au tsunami de greenwashing et de propagande médiatique pour qualifier le résultat de "bon", de "progrès", d'"espoir" ou de"un pas dans la bonne direction", tweete ce samedi la militante écologiste Greta Thunberg.

INDE


Alors que New Delhi a ordonné ce samedi la fermeture des écoles pour une semaine et envisage d'instaurer un confinement pour protéger la population d'un nuage de pollution, l'Inde a défendu ce samedi à la COP26 le droit à "un usage responsable" des énergies fossiles.


"Comment peut-on s'attendre à ce que les pays en développement puissent faire des promesses sur l'élimination progressive des subventions au charbon et aux combustibles fossiles ?", questionne le représentant indien alors que le projet de déclaration finale de la COP26 mentionne pour la première fois une limitation de ces énergies.

COLÈRE


"La COP26 a échoué, il est temps de se rebeller." Dans un communiqué publié ce samedi, le mouvement de désobéissance civile Extinction Rebellion appelle à agir.


À midi ce samedi, des militants ont déjà perturbé un défilé festif dans la ville de Londres, "le cœur des investissements dans les combustibles fossiles au Royaume-Uni". Ils réclament la fin de tous les investissements britanniques dans ce type d'énergie.

DÉCEPTION


"Le dernier texte de la COP26 est une gifle pour ceux qui subissent déjà les pertes et les dommages causés par le changement climatique", estime au micro de la BBC Teresa Anderson, responsable de l'ONG ActionAid International.

ATTENTE


La conférence internationale sur le climat COP26 est "le moment de vérité" pour la planète, a déclaré ce samedi à Glasgow (Écosse) son président, le Britannique Alok Sharma au cours d'une séance plénière devant les délégués de quelque 200 pays.


"C'est le moment de vérité pour notre planète et c'est aussi le moment de vérité pour nos enfants et nos petits enfants", a-t-il dit, admettant que le monde n'avait pas tenu les promesses faites lors de l'adoption de l'accord de Paris en 2015, mais que le projet de déclaration finale de la COP26 "reconnaissait ce fait et appelait à y répondre".

UNION


"Nous réussirons ou échoueront ensemble", a déclaré ce samedi après-midi le président de la COP26, Alok Sharma.


Après un marathon de deux semaines de négociations qui a déjà débordé de près de 24 heures, Londres espère malgré tout toujours conclure ce samedi la COP26 en "gardant en vie" l'objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris, limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

AVANCÉE


Le président de la COP26, Alok Sharma, a appelé ce samedi les délégués à accepter le projet de déclaration diffusé un peu plus tôt dans la journée, jugeant qu'il est "équilibré" et "fait réellement avancer les choses pour tout le monde".


"Tout le monde a pu s'exprimer et j'espère que mes collègues apprécieront ce qui est sur la table", a déclaré Alok Sharma lors de la séance plénière, ajoutant que la conférence devait prendre fin "cet après-midi" après de longues heures de prolongation.

NEW DELHI FERME SES ÉCOLES À CAUSE DE LA POLLUTION


New Delhi a ordonné samedi la fermeture des écoles pour une semaine, en raison de la pollution atmosphérique qui a atteint des niveaux alarmants ces derniers jours, au dernier jour la COP26. "À partir de lundi, les écoles seront fermées pour que les enfants n'aient pas à respirer de l'air pollué", a déclaré à la presse le ministre en chef de la capitale indienne Arvind Kejriwal.

LA COP26 ÉBAUCHE SA DÉCLARATION FINALE


Un nouveau projet de déclaration finale de la COP26 sur le climat appelle samedi à "accélérer les efforts" vers la sortie du charbon et le rythme des engagements des pays pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. 


Le texte mis en ligne par la présidence britannique ne fait par contre aucune mention d'un mécanisme spécifique pour compenser les "pertes et préjudices" déjà subis par les pays les plus pauvres et exposés aux effets du réchauffement, une de leurs revendications fortes et un des points très controversés des négociations.


"Mon intention est que nous mettions un terme à cette COP cet après midi", a-t-il dit d'un ton ferme alors que cette 26e conférence internationale sur le climat organisée à Glasgow en Ecosse devait officiellement prendre fin vendredi après deux semaines d'âpres discussions menées jour et nuit.

LES NÉGOCIATIONS BUTENT ENCORE SUR LE FINANCEMENT


La présidence britannique de la COP26 avait donné rendez-vous à 9h ce samedi, après avoir annoncé la veille jouer les prolongations pour parvenir à une déclaration finale. À l'heure dite, aucun nouveau document n'a pourtant été rendu public. Les négociations butent toujours sur l'épineuse question de l'aide financière aux pays pauvres.

DEAL OR NO DEAL ?


Les quelque 200 pays signataires de l'accord de Paris remettent l'ouvrage sur le métier samedi pour tenter d'arracher enfin à la COP26 un accord destiné à freiner le réchauffement de la planète. Une troisième version du texte de la déclaration finale est attendue dans la journée, alors que des points de désaccords subsistent. 


Au cœur des tensions, il y a l'enveloppe financière pour aider les pays les plus pauvres - les moins responsables du changement climatique, mais en première ligne face à ses impacts - à réduire leurs émissions et à se préparer à affronter tempêtes, canicules et sécheresses qui se multiplient. 


Les pays en développement ont aussi mis sur la table une proposition pour créer un mécanisme spécifique de prise en compte des "pertes et préjudices", c'est-à-dire les dommages déjà causés par les impacts ravageurs des tempêtes, sécheresses et canicules qui se multiplient. Bloquée, pour l'instant, par les États-Unis et l'UE.


Par ailleurs, le texte provisoire appelle les États membres à relever leurs engagements de réduction d'émissions plus régulièrement que prévu dans l'accord de Paris, et ce dès 2022. Même si la possibilité d'aménagements pour "circonstances nationales particulières" a été ajoutée, provoquant des critiques des ONG sur la réelle ambition des pays à limiter le réchauffement.


Les énergies fossiles, principales responsables du réchauffement de la planète, font aussi débat. Le dernier projet de déclaration prévoit l'inclusion - adoucie par rapport à la première version - de la sortie de leur financement, sans satisfaire personne. 

POURSUITE


La conférence sur le climat de Glasgow, qui devait se terminer vendredi, se poursuivra samedi après une nouvelle nuit de consultations, a annoncé son président Alok Sharma dans un message aux délégations publié par l'ONU.


Une troisième version du texte de la déclaration finale, dont de nombreux points restent contestés, doit être publiée vers 8h, avant une nouvelle session plénière "pas avant 10h" GMT pour entendre les positions des divers groupes, précise le président qui "compte" terminer cette COP dans la journée de samedi.

ÉNERGIES FOSSILES : L'ENGAGEMENT FRANÇAIS


À l'occasion de la COP26, la France rejoint l'accord international proscrivant, à partir de la fin 2022, les financements publics de projets d'énergies fossiles à l'étranger, annoncent Jean-Yves Le Drian et Barbara Pompili. Pour la France, cela inclut "l'aide publique au développement bilatérale et les financements à l'export". 

Cet accord ne concerne toutefois que les projets d'énergie fossiles "ne disposant pas de dispositifs d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre". 

Lors de cette COP26, la France s'est également engagée parmi les fondateurs de la coalition internationale Boga ("Beyond Oil and Gas"), qui a pour objet de fixer une date limite pour l'abandon de la production de combustibles fossiles. 

LES ENERGIES FOSSILES DANS LE VISEUR DE LA COP26


Les pays participants à la COP26 sont invités à limiter les financements "inefficaces" aux énergies fossiles et à accélérer la sortie de l'utilisation du charbon "sans système de capture" carbone, dans un nouveau projet de décision finale, posté par la  présidence britannique vendredi matin.


Cette formulation est adoucie par rapport à une précédente version du texte qui appelait simplement à "accélérer la sortie du charbon et des financements aux énergies fossiles".


Cette question des énergies fossiles est particulièrement contentieuse, notamment pour les pays producteurs ou certains pays dépendants de ces ressources pour leur production d'énergie. Ces énergies, pourtant première source des émissions de gaz à effet de serre ne sont par exemple même pas mentionnées dans l'accord de Paris.

DERNIERE LIGNE DROITE POUR LA COP26 CE VENDREDI 


C'est l'heure des ultimes tractations à Glasgow pour parvenir à un accord à la conférence mondiale sur le climat, considérée comme cruciale pour préserver des chances de tenir les objectifs de lutte contre le changement climatique. 


La conférence doit officiellement s'achever à 18 heures (19 heures à Paris), mais les négociateurs des quelque 200 pays membres pourraient bien, comme souvent, devoir jouer les prolongations. 


Après de longues et difficiles négociations jeudi, la présidence britannique de la COP26 a dit vouloir présenter tôt vendredi un nouveau projet de déclaration finale, qui pourra encore subir des amendements.


"Il reste beaucoup de travail", soulignait jeudi le président britannique de la COP, Alok Sharma, en avertissant les délégués: "Le monde nous regarde. (...) Nous ne pouvons pas le laisser tomber". 


Car après l'adoption jeudi soir des chapitres consensuels, il reste plusieurs sujets de discorde, notamment le financement des pays pauvres, les moins responsables du réchauffement mais souvent les plus exposés à ses conséquences.

NUCLEAIRE, ENERGIE VERTE ? 


Les ministres de cinq pays européens (Allemagne, Autriche, Danemark, Luxembourg et Portugal) ont estimé jeudi à la COP26 que l'énergie nucléaire était "incompatible" avec les critères de la liste des investissements considérés comme "durables" actuellement élaborée par l'UE.


La Commission européenne doit proposer avant la fin de l'année une liste des énergies considérées comme vertueuses pour le climat, dite "taxonomie verte". Cette classification ouvrira l'accès à la finance verte, donnant un avantage compétitif crucial aux filières reconnues.


Dix Etats de l'UE emmenés par la France avaient publié mi-octobre une tribune soutenant le nucléaire. D'autres pays comme l'Allemagne, l'Autriche ou le Luxembourg se disent opposés, épinglant le problème du stockage à très long terme des déchets radioactifs. Mais Berlin avait semblé ouvrir mi-octobre la voie à un compromis.

UNE COALITION POUR SORTIR DU PETROLE ET DU GAZ


Plusieurs pays présents à la COP26 à Glasgow, en Ecosse, ont lancé ce jeudi une coalition inédite pour sortir du pétrole et du gaz. Appelée "Beyond Oil and Gas Alliance" (BOGA), elle a été pensée par le Costa Rica et le Danemark mais regroupe aussi la France, le Groenland, l’Irlande, le Pays de Galles, le Québec et la Suède. 


Ces pays s'engagent en somme à ne plus octroyer de nouvelles concessions et licences pour la production et l’exploration de pétrole et de gaz – avec effet immédiat. Cette avancée, saluée par de nombreuses ONG, qui ont toutefois souligné l'absence de grands pays producteurs.


Il s'agit aussi de fixer une date de fin de toute exploitation pour les licences déjà en cours. Cette date, qui n’est pas encore connue, doit être "alignée sur l’accord de Paris", signé en 2015 et qui vise à contenir le réchauffement climatique si possible à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Avant même la création de BOGA, la France s'était engagée à sortir des hydrocarbures d'ici à 2040.

DES PROMESSES "CREUSES" SELON L'ONU


Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dénoncé ce jeudi le manque d'ambition des négociations en cours à la COP26 organisée à Glasgow, en Ecosse, même s'il a reconnu quelques "annonces encourageantes". 


En pleine dernière ligne droite, le chef des Nations unies a déploré que les engagements jusqu'à présents pris par les pays participants "sonnent creux quand l'industrie des énergies fossiles continue de recevoir des milliers de milliards de subventions (...) ou quand des pays continuent à construire des centrales à charbon". 

VOITURE THERMIQUES 


Une trentaine de pays, des régions et une dizaines de constructeurs automobiles se sont engagés mercredi 10 novembre à "travailler" pour faire en sorte que d'ici à 2040 toutes les voitures neuves vendues soient zéro émission, selon un communiqué de la présidence britannique de la COP26.


Parmi les signataires figurent quelques pays développés, dont le Royaume-Uni, l'Irlande, la Suède et Israël, qui s'étaient déjà engagés à la fin des ventes des voitures à moteur thermique d'ici à 2030, et la Norvège qui a pris cet engagement pour 2025.


En revanche, les importants pays constructeurs que sont la Chine, les États-Unis, le Japon, la France ou l'Allemagne n'ont pas signé.

APPEL À AGIR


Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé ce mercredi la conférence de l'ONU sur le climat à donner une "impulsion forte" pour tenter d'arriver à un accord permettant de limiter le réchauffement mondial.


"Si nous voulons y parvenir, nous avons besoin d'une impulsion forte pour nous faire franchir la ligne" d'arrivée, a dit le chef du gouvernement, de retour à Glasgow, en Ecosse, où se tient la conférence COP26. "Il nous reste juste quelques jours, et il y a encore beaucoup à faire".


"Ma question à mes homologues dirigeants du monde cet après-midi, alors que nous entrons dans les dernières heures de la COP, est la suivante : allez-vous nous aider à y arriver, allez-vous nous aider à saisir cette opportunité ou allez-vous nous en empêcher ?", a-t-il dit.


"Il est très frustrant de voir des pays qui ont passé six ans à se congratuler ostensiblement d'avoir signé Paris, se rapprocher tranquillement de l'échec", a-t-il ajouté dans une allusion à l'Accord de Paris de 2015 qui vise à limiter le réchauffement planétaire "bien en deçà" de 2°C par rapport à l'ère préindustrielle et si possible à 1,5°C.

PREMIER PROJET


Le premier projet de résolution de la COP26 publié mercredi encourage les pays à réviser à la hausse leurs engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre dès 2022, soit trois ans avant la date prévue par l'accord de Paris.


Ce texte, publié par la présidence britannique après 10 jours de discussions techniques et de haut niveau à la conférence climat de Glasgow, appelle les pays signataires à "réviser et renforcer leurs plans (de réductions d'émissions) de manière à les rendre compatibles avec les objectifs de réchauffement de l'accord de Paris", soit un réchauffement contenu "nettement sous" +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle et si possible 1,5°C.

IMAGE CHOC


Simon Kofe est le ministre des Affaires étrangères du petit archipel du Tuvalu, un des pays les plus petits et les plus reculés du monde au fin fond du Pacifique. À l'occasion de la Cop26, il a tenu un discours en costume, derrière un pupitre et les pieds dans l'eau. Une façon d'alerter sur la réalité du réchauffement climatique qui, avec la montée des océans, commence déjà à engloutir ces petites îles. 

OBAMA, SON PLAIDOYER POUR LES ÎLES


L'ancien président américain s'est exprimé pour la première fois à la COP26 à l'occasion d'une conférence des dirigeants d'États insulaires menacés par la montée des océan. 


Le natif d'Honolulu a comparé les îles aux canaris dans les mines de charbon. Au fond des mines, le petit oiseau était le premier à mourir en raison d'émanations de gaz, permettant ainsi aux mineurs de quitter les lieux avant de périr à leur tour. 

MI-PARCOURS


A mi-parcours de la cruciale COP26, de nouveaux engagements climatiques éloignent sans doute un peu la planète du réchauffement "catastrophique" prédit par l'ONU. Mais comme promesse ne rime pas avec réalité, les appels à l'action redoublent tandis que les pays pauvres crient à l'injustice.

Renforcement des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l'Inde, du Brésil ou de l'Argentine, engagement d'une centaine de pays à réduire les émissions de méthane, promesses de sortie du charbon... 

Après une semaine d'annonces largement promues par la présidence britannique de la COP26, certains évoquent déjà des succès sans précédents, comme l'émissaire américain John Kerry. 

POUR MASSIVE ATTACK, LES MUSICIENS DOIVENT PRENDRE LE TRAIN


Le leader du groupe Massive Attack, à l'origine d'un rapport scientifique pour limiter l'impact climatique des concerts, était présent à la COP26 ce samedi.

Lors d'un échange sur le climat, le musicien a insisté sur l'importance de favoriser le train à l'avion. "C'est un choix simple, et cela vaut pour tous les artistes, grands ou petits, pour être honnêtes", a-t-il déclaré.

DES MANIFESTATIONS DANS PLUSIEURS VILLES DU MONDE


De Sydney à Paris en passant par Londres, Nairobi ou Mexico, plus de 200 mobilisations pour le climat sont prévues ce week-end. Il s'agit, en marge de la COP26, d'exiger la "justice climatique" et des mesures immédiates pour les communautés déjà affectées par le dérèglement climatique, surtout dans les pays les plus pauvres du Sud. Jusqu'à 50.000 personnes sont attendues samedi dans les rues de Glasgow, centre névralgique de ce mouvement et ville où se tient actuellement la COP26. La veille, des milliers de jeunes étaient déjà venus crier l'urgence climatique dans la capitale écossaise.


À Paris, des associations ont mobilisé plusieurs centaines de personnes devant l'Hôtel de ville pour accroître la pression sur les négociateurs réunis lors de ce sommet pour le climat. Les manifestants, pour certains venus en famille, ont sonné "l'alarme climatique" à coup de sifflets et de cris, portés par les percussions d'une batucada. De multiples pancartes "pas de nature, pas de futur", "justice climatique, justice sociale, tout est lié", "la COP26 lave plus vert" ont également été déployées pour dénoncer le greenwashing et l'inaction des gouvernements. 

Infos précédentes

"Enfin à Glasgow pour la COP26 ! Et merci pour l'accueil très chaleureux…" C'est sur les réseaux sociaux que la militante suédoise Greta Thunberg a annoncé son arrivée samedi 30 octobre dans la capitale écossaise pour assister au sommet sur le climat. Assaillie par la presse à sa descente du train, la figure emblématique du mouvement Fridays for Future ne s’est pas exprimée à la veille de cette nouvelle réunion, qui doit se tenir durant 13 jours à compter du dimanche 31 octobre. 

Toute l'info sur

COP26 à Glasgow : nouveau sommet crucial pour le climat

Plus d'une centaine de dirigeants, dont l’Américain Joe Biden, le Français Emmanuel Macron ou l’Indien Narendra Modi y sont attendus, ainsi que des milliers de militants pour le climat, qui feront le déplacement. Trois jours plus tôt, la Chine, responsable de plus d'un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, s'est engagée à réduire l'intensité carbone (émissions de CO2 rapportées au PIB) de plus de 65% par rapport à 2005. Elle promet également d'atteindre son pic d'émissions "avant 2030" et la neutralité carbone "avant 2060".

Lire aussi

Il y a six ans pendant la COP21, 196 pays s'accordaient à Paris pour limiter de 1,5°C à 2°C la hausse des températures d'ici à 2100 par rapport à 1850, l'ère préindustrielle. Pour ce faire, chaque État s'était donné des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2040. Aujourd'hui, les pays signataires de l'accord se réunissent pour aller plus loin et sceller des engagements plus ambitieux que définis en 2015. Un sommet crucial pour le climat mais qui constitue déjà, pour de nombreux spécialistes et observateurs, une lourde déception.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Covid-19 : que sait-on des symptômes du variant Omicron ?

EN DIRECT - Le variant Omicron présente "un risque très élevé" au niveau mondial, selon l'OMS

VIDÉO - "Ça ne finit pas de tomber" : la galère des automobilistes bloqués par la neige sur l’A89

Covid-19 : de l'école primaire au collège, les changements attendus à partir de ce lundi

VIDÉO - Sur les côtes anglaises, les habitants assistent consternés à l'arrivée de centaines de migrants

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.