ÉCOLOGIE, LE LIVE | Loi Climat : les députés votent la suppression de certaines lignes intérieures

ÉCOLOGIE, LE LIVE | Loi Climat : les députés votent la suppression de certaines lignes intérieures

EN DIRECT - L'Assemblée nationale a adopté ce vendredi les dispositions de la loi Climat donnant aux maires un pouvoir de "police de la publicité", y ajoutant un délai d'adaptation de deux ans pour les écrans lumineux en vitrine, sujet d'inquiétude pour de nombreux commerçants. Retrouvez toutes les dernières infos sur la question écologique.

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LOI CLIMAT 


"Demain, les maires pourront encadrer l'utilisation des écrans numériques qui diffusent des publicités dans les vitrines des magasins", a salué sur Twitter la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Les députés ont en effet adopté ce vendredi à l'Assemblée nationale les dispositions de la loi Climat donnant aux maires un pouvoir de "police de la publicité", y ajoutant un délai d'adaptation de deux ans pour les écrans lumineux en vitrine, sujet d'inquiétude pour de nombreux commerçants. Ces mesures du projet de loi examiné par les députés en première lecture s'inscrivent dans une série de dispositions visant à réguler l'impact environnemental de la publicité.


L'article 6, voté dans la matinée, prévoit d'augmenter les pouvoirs des maires pour la réglementation des espaces publicitaires dans leur commune. Les oppositions sont montées au créneau pour accuser l'État de se défausser sur des élus locaux disposant de peu de moyens pour faire face à ces nouvelles responsabilités.

VOLS INTÉRIEURS

Mesure emblématique de la loi Climat, l'interdiction des lignes intérieures pour un trajet où une alternative de moins de 2h30 en train est possible a été votée par les députés en première lecture. 

Cette mesure, dont les membres de la Convention climat espéraient qu'elle inclue les trajets de moins de 4 heures, n'a pas été sans contestation, suscitant des divisions dans bien des camps. La gauche, par exemple, a vu les socialistes critiquer une mesure au coût humain "disproportionné", craignant qu'elle ne dope le chômage et instaure la décroissance.

Ecologistes et insoumis ont, au contraire, plaidé pour le retour du seuil de 4 heures. L'insoumise Mathilde Panot a ainsi souligné que les lignes les plus émettrices d'émissions en France, comme le Paris-Nice, le Paris-Toulouse ou le Paris-Marseille, serait maintenue. 

Le gouvernement, lui, indiquait que ce seuil de 2h30 permettait d'éviter que des territoires "comme le grand Massif central" ne soit "asséché", a plaidé Jean-Baptiste Djebbari.

En tout état de cause, les liaisons de Paris jusqu'à Nantes, Bordeaux ou Lyon seront supprimées.

CHILI


Nouvel épisode de mortalité massive de saumons au Chili, deuxième producteur mondial: quelque 4.244 tonnes de poissons ont été victimes d'algues tueuses dans 18 fermes du sud du pays, a rapporté jeudi le Service national chilien de pêche et d'aquaculture (Sernapesca).

Cette mortalité est la conséquence de la prolifération d'efflorescences algales nuisibles (HAB), un phénomène qui provoque une réduction de l'oxygène dans l'eau et donc la mort par asphyxie des saumons

Ce phénomène de grande prolifération d'algues provoquant des hécatombes de saumons s'était déjà produit en 2016 au Chili, deuxième producteur mondial après la Norvège avec environ 26% de l'offre mondiale.

JO 2024


La Solideo (société de livraison des ouvrages olympiques) a stoppé les travaux du village des médias comme le lui a ordonné mardi la justice administrative en référé et compte bien "défendre ce projet qui a du sens" situé sur une partie du parc départemental Georges Valbon en Seine-Saint-Denis.

Mardi, la cour administrative d'appel de Paris a suspendu, partiellement, en référé les travaux de ce chantier emblématique mené en vue des JO de Paris 2024. Le village des médias, qui accueillera des journalistes pendant les Jeux, sera ensuite transformé en éco-quartier de 1.300 logements, construits en deux phases. 

RÉGIONALES 


L'adjointe au maire de Marseille Olivia Fortin, issue de la société civile, a annoncé jeudi sa candidature pour conduire une liste d'union de la gauche et des écologistes aux prochaines élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur. 

"Je suis candidate à la candidature pour les régionales. Je suis prête à prendre la tête d'une liste (...) au service d'un projet de gauche et d'écologie", a indiqué à l'AFP l'ancienne cheffe d'entreprise, aujourd'hui 5ème adjointe du maire de Marseille, Benoit Payan, chargée de l'action publique.

Les écologiste d'EELV et ses alliés réunis dans un "pôle écologiste" ont déjà désigné leur tête de liste pour les régionales, Jean-Laurent Felizia, qui appelle également à un large rassemblement de la gauche derrière lui.

FEUX D'ARBORICULTEURS


Les feux allumés pendant la nuit par les arboriculteurs pour tenter de sauver leurs récoltes menacées par le gel ont généré un important voile de pollution sur la vallée du Rhône, ont rapporté jeudi à l'AFP des témoins.

"C'est traditionnel et ça arrive pratiquement chaque année quand on a du gel, mais cette fois-ci c'est massif", a confirmé Marie-Blanche Personnaz, directrice de l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

L'organisme a déclenché une "vigilance jaune" à la pollution, au regard "des niveaux de particules importants sur la vallée du Rhône et le bassin lyonnais", a-t-elle dit.

LES SÉNATEURS ÉCOLOS RENCONTRENT DES MANIFESTANTS POUR LE CLIMAT


Les sénateurs écolo ont rencontré jeudi les jeunes militants qui manifestent depuis plusieurs jours devant l'Assemblée nationale pour réclamer plus d'ambition pour la loi climat projetée par le gouvernement et actuellement débattue, ont indiqué les deux parties.

D'une poignée à une trentaine de jeunes se sont rassemblés ces derniers jours près du Palais Bourbon pour réclamer aux députés qu'ils "relèvent" les ambitions de la loi, a raconté l'une de ces militants, Camille Etienne de l'association "Pensées sauvages.

Mais un "arrêté politique" sous "prétexte sanitaire", selon elle, a été pris par le préfet de police de Paris Didier Lallement pour "empêcher les jeunes de manifester pour le climat".

EAU POTABLE ET FORÊT


Les députés ont adopté une série de mesures qui doivent favoriser la protection des forêts et de l'eau potable mercredi lors de l'examen du projet de loi climat et résilience. Avant la réforme du code minier que l'Assemblée a commencé à examiner en fin de soirée, les députés ont adopté des amendements de tous bords sur la politique forestière, pour l'orienter vers une sylviculture plus proche des cycles naturels.


Ils ont également plébiscité un amendement de la député nordiste (LREM) Anne-Laure Cattelot qui entend inscrire dans le marbre de la loi l'adaptation dès 2022 du cadre national de la politique forestière de la France au changement climatique.


"Le sujet de la forêt est un sujet qui nous rassemble", a déclaré Anne-Laure Cattelot dont le travail sur la forêt a été chaleureusement salué sur l'ensemble des bancs. Contre l'avis de la co-rapporteure et du gouvernement, l'Assemblée nationale a également adopté un amendement du député PS de la Martinique Serge Letchimy pour inscrire dans la loi "la place prépondérante des territoires d'Outre-mer dans la richesse biologique et environnementale française, en assurant sa reconnaissance, son évaluation, sa préservation et sa mise en valeur".


Dans la foulée, l'hémicycle a également adopté un amendement commun de la co-rapporteure Cendra Mottin (LREM) et de Martial Saddier (LR) qui doit permettre une plus grande protection des ressources en eau potable. La mesure permet d'identifier et de reconnaitre les masses et nappes d'eau souterraines "dont la ressource est stratégique pour l'alimentation en eau potable future". Elle prévoit aussi que les différentes strates de schéma d'aménagement et de gestion de l'eau puissent intégrer des "mesures pertinentes pour les préserver".

FONTE DES GLACES


Les ours polaires, grands prédateurs dont les habitudes de chasse sont bouleversées par le changement climatique, se tournent vers les nids de canards pour y manger les oeufs, mais ne sont pas très performants dans cette nouvelle façon de se nourrir, selon une étude publiée mercredi. 


Pour étudier les changements concrets causés par ces modifications dans les habitudes de chasse des ours, des chercheurs canadiens ont suivi une vingtaine d'animaux à l'aide de drones dans le territoire du Nunavut.

   

Le résultat de leurs observations, publié mercredi dans le journal Royal Society Open Science, montre ces prédateurs s'en prenant aux nids de canards Eider pour y dévorer les oeufs. Mais sur une période de 11 jours, à mesure que le nombre d'oeufs restant diminuait, les ours revenaient sur des nids déjà vidés dans l'espoir d'y trouver de la nourriture. Ils ne faisaient pas non plus le lien entre la présence de canards et la possibilité de trouver des oeufs.


"Ceci montre que si une espèce peut intégrer des ressources non préférées dans son régime quand sa proie principale devient plus difficile à trouver, elle peut ne pas être capable de le faire efficacement", écrivent les auteurs. Et si les ours tirent des oeufs des calories appréciables, ce régime ne devrait pas fournir une source de nourriture durable pour "ursus maritimus," espèce classée "vulnérable".


La population sauvage d'ours polaires est estimée à 25.000 individus, répartis à travers l'Alaska, le Canada, le Groenland, la Norvège et la Russie.

INONDATIONS EN INDE ET AU TIMOR ORIENTAL


Plus de 150 personnes ont péri et des dizaines d'autres sont toujours portées disparues dans les inondations et les glissements de terrain en Indonésie et au Timor oriental, où des hameaux ont été dévastés, ont annoncé lundi des responsables locaux.

Des inondations et crues soudaines dans le sillage des pluies torrentielles provoquées par le cyclone tropical Seroja ont semé le chaos dans les zones situées entre Florès, en Indonésie, et le Timor oriental, poussant des milliers de personnes à rechercher un abri dans des centres d'accueil.

Le déluge a fait déborder des réservoirs d'eau et inondé des milliers de maisons, alors que les secouristes s'efforçaient de porter assistance aux sinistrés.

Les pluies diluviennes devraient se poursuivre mardi, avec des vagues atteignant six mètres de haut, selon l'agence indonésienne de gestion des catastrophes.

GHANA : 60 DAUPHINS ET POISSONS ÉCHOUÉS SUR DES PLAGES


Des bancs de poissons et une soixantaine de dauphins se sont échoués pendant le weekend sur trois plages des côtes ghanéennes, sans que les causes n'aient pu être pour l'instant déterminées, ont fait savoir lundi les autorités et des sources locales.

"En arrivant sur la plage, l'équipe a remarqué un grand nombre de petits poissons pélagiques (qui vivent en pleine eau, ndlr) et des espèces démersales (qui vivent près du fond, ndlr) échoués sur la plage", a déclaré Michael Arthur-Dadzie, directeur général de la Commission nationale des Pêches, dans un communiqué.

"Nous avons compté environ 60 dauphins morts et d'autres petits poissons", a de son côté déclaré Samuel Obeng, un pêcheur local à la presse. "C'est étrange, et on ne peut pas vraiment dire ce qu'il s'est passé, probablement en haute mer, pour que des espèces rares comme ça échouent ici."

GROENLAND


Les Groenlandais élisent mardi leur Parlement, un scrutin anticipé provoqué par un projet minier qui divise le territoire autonome danois de l'Arctique, source de convoitises croissantes sur fond de réchauffement climatique.

Dans l'immense île arctique aux seulement 56.000 habitants et près de 40.000 électeurs, les deux principaux partis s'opposent sur l'autorisation d'un projet de mine de terres rares et d'uranium en projet depuis plus d'une décennie à Kuannersuit, à la pointe sud.

EN FLORIDE, LA PEUR D’UN DÉSASTRE ENVIRONNEMENTAL


Le gouverneur de l'Etat américain de Floride, Ron DeSantis, s'est rendu dimanche sur le site d'un réservoir d'eaux usées menaçant de rompre, ce qui entraînerait une immense inondation et un possible désastre environnemental dans la fragile baie de Tampa.


Ce réservoir, contenant plus d'un million de mètres cubes d'eaux usées, issues de dragages ou d'eau de pluie notamment, se trouve sur le site industriel de Piney Point, une ancienne usine de phosphate, composé servant à la production d'engrais. Son revêtement plastique a commencé à fuir il y a plusieurs jours.


L'eau "n'est pas radioactive", a rassuré le gouverneur, indiquant qu'elle avait été testée avant d'être évacuée et qu’elle était principalement composée "d'eau saline". Elle "répond aux standards de qualité pour l'eau marine, à l'exception du phosphore et de l'azote", et des nutriments, a-t-il précisé. Mais certains ont émis la crainte que ces nutriments n'aident au développement d'un phénomène connu dans cette région du golfe du Mexique, une "marée rouge", prolifération d'algues donnant à l'eau une apparence rouge et menaçant d'asphyxier la vie marine.


Les inquiétudes se concentrent par ailleurs autour de stocks de phosphogypse sur les lieux, un sous-produit issu de la fabrication d'engrais et considéré comme faiblement radioactif. Ces grands tas de phosphogypse menacent d'être entraînés en cas d'inondation, et donc de contaminer l'écosystème environnant.

PLUS DE VRAC ET MOINS D'EMBALLAGES


Dans le cadre du projet de loi climat, les députés ont adopté ce vendredi un amendement pour l'élargissement de la vente en vrac. Les commerces de plus de 400m2 devront consacrer, d'ici 2030, 20% de leurs surfaces à des produits sans emballages.


Ils se sont également prononcés en faveur de l'interdiction des emballages alimentaires à usage unique en polystyrènes. Cette mesure prendra effet à compter de 2025.

LOI CLIMAT 


"Demain, les maires pourront encadrer l'utilisation des écrans numériques qui diffusent des publicités dans les vitrines des magasins", a salué sur Twitter la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Les députés ont en effet adopté ce vendredi à l'Assemblée nationale les dispositions de la loi Climat donnant aux maires un pouvoir de "police de la publicité", y ajoutant un délai d'adaptation de deux ans pour les écrans lumineux en vitrine, sujet d'inquiétude pour de nombreux commerçants. Ces mesures du projet de loi examiné par les députés en première lecture s'inscrivent dans une série de dispositions visant à réguler l'impact environnemental de la publicité.


L'article 6, voté dans la matinée, prévoit d'augmenter les pouvoirs des maires pour la réglementation des espaces publicitaires dans leur commune. Les oppositions sont montées au créneau pour accuser l'État de se défausser sur des élus locaux disposant de peu de moyens pour faire face à ces nouvelles responsabilités.

SEULS 4% DES FRANÇAIS PRENNENT L'AVION RÉGULIÈREMENT 


Selon un rapport publié mercredi 31 mars par l'ONG britannique Possible, seulement 4 % ont pris régulièrement l'avion vers un autre pays européen et un Français sur quatre a pris ce mode de transport en 2014. À travers ces travaux, l'organisation souhaite rappeler que seule une minorité de personnes, aux revenus élevés s'envole vers un autre pays. 

ÉTATS-UNIS


Avec son plan de 2.000 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures, le président américain Joe Biden a du même coup dévoilé le cœur de sa stratégie climatique, en détaillant ses grandes orientations pour atteindre les objectifs environnementaux fixés pour le pays.

Le vaste projet doit notamment mettre les Etats-Unis sur le bon chemin pour tenir deux promesses phares du démocrate : ramener à zéro les niveaux de pollution dans le secteur énergétique américain d'ici 2035, et que l'économie du pays atteigne une neutralité carbone d'ici 2050. 

Le plan de Joe Biden met d'abord l'accent sur la transformation du secteur automobile, en investissant 174 milliards de dollars pour "gagner le marché des véhicules électriques", par exemple en stimulant les chaînes d'approvisionnement du pays ou le rééquipement des usines.

FERMETURE DÉFINITIVE DE LA CENTRALE À CHARBON DU HAVRE


Environ deux-cents personnes se sont rassemblées mercredi devant la centrale à charbon du Havre pour protester contre sa fermeture définitive le jour même dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

Selon EDF, 170 agents EDF et 72 salariés de sous-traitants permanents sont concernés. La CGT parle de son côté de 300 personnes concernées dont 90 salariés de sous-traitants permanents et des agents portuaires.

La fermeture des quatre dernières centrales à charbon françaises avaient été annoncée sous la présidence de François Hollande pour "l'horizon 2023" avant que l'échéance ne soit fixée à 2022 sous la présidence d'Emmanuel Macron.

ANNULATION DU LANCEMENT D'UN BALLON SCIENTIFIQUE EN SUÈDE 


Confrontés à de nombreuses critiques, des scientifiques américains et un centre spatial en Laponie suédoise ont annoncé mercredi l'annulation du lancement d'un ballon dans le cadre d'un projet controversé de recherche sur la "géoingénierie" solaire visant à refroidir artificiellement le climat.

Ce ballon, qui devait être lancé en juin, a suscité de vive inquiétudes chez des scientifiques et organisations environnementales qui jugent la technologie dangereuse et très risquée à maîtriser. 

"Il n'y a pas de consensus international clair sur l'opportunité de ce type de recherche", a constaté mercredi la Swedish Space Corporation (SSC), entreprise publique qui gère le site d'Estrange, d'où le ballon devait être lancé. 

UN ÉTIQUETAGE ENVIRONNEMENTAL DANS L'HABILLEMENT


L'Assemblée nationale a voté ce mercredi en faveur du premier article du projet de loi climat pour un étiquetage environnemental sur les produits: "un score carbone" mis en place en "priorité" dans le secteur de l'habillement, sous forme d'expérimentation, en vue d'une obligation. Il vise à mettre en place un "CO2 score", guidant le comportement des consommateurs, comme peut le faire le "nutri-score" dans l'alimentaire.

L'habillement, industrie particulièrement polluante est le premier secteur à expérimenter la démarche.

DÉFORESTATION


La surface de forêt vierge tropicale détruite en 2020 est équivalente à la taille des Pays-Bas, une augmentation de 12% par rapport à l'année précédente, et ce malgré la crise économique mondiale, selon un rapport publié mercredi.


4,2 millions d'hectares de ces écosystèmes primordiaux pour la planète ont ainsi disparu, envolés en fumée ou abattus par les Hommes, selon l'étude annuelle du Global Forest Watch basée sur des données satellite, qui souligne la première place du Brésil, loin devant, dans ce classement de la déforestation tropicale.

ASSEMBLÉE NATIONALE

Les députés ont commencé, lundi, l'examen du projet de loi de "lutte contre le dérèglement climatique". Top départ d'un marathon législatif pour l'un des derniers textes phares du quinquennat d'Emmanuel Macron. L'objectif du gouvernement est la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en France d'ici 2030, par rapport à 1990. La séquence de ce jour était consacrée à la discussion générale où le gouvernement, la majorité et chaque groupe parlementaire présente son analyse et sa vision du texte. L'occasion aussi pour les oppositions, comme pour la majorité, d'avancer leurs propositions politiques en matière d'écologie dans l'optique de la présidentielle de 2022. Mardi débutera l'examen des articles et des plus de 6.000 amendements inscrits à l'ordre du jour.

LOI CLIMAT

L'épineux texte défendu par Barbara Pompili, tiré partiellement des propositions de la convention citoyenne pour le climat, et censé satisfaire à l'engagement français de réduire de 40%, en 2030, ses émissions carbone par rapport à leur niveau de 1990, est arrivé à l'Assemblée dans une ambiance électrique. Trois parties s'affrontent. D'un côté, le gouvernement, qui oscille entre "bon sens", mise en garde contre la décroissance et acceptabilité sociale. De l'autre, des élus écologistes et de gauche qui dénoncent un texte manquant d'ambition et de moyens, s'appuyant sur les déceptions de la convention climat, mais aussi les inquiétudes d'instances telles que le Haut conseil pour le climat, qui estime qu'en l'état, les financements prévus pour le projet de loi ne permettra pas d'atteindre cet objectif de réduction. 

Et enfin, la droite, qui y voit un risque pour l'investissement des entreprises et le pouvoir d'achat des ménages, défendant de son côté une écologie "de terrain".

EARTH HOUR  : UNE HEURE DE NOIR POUR LA PLANÈTE


Des villes du monde entier ont éteint leurs lumières pendant une heure samedi pour l'"Earth Hour", une opération destinée à mobiliser contre le changement climatique et pour la sauvegarde de la nature.


Pour démarrer l'événement, les lumières des gratte-ciels des métropoles asiatiques, de Singapour à Hong Kong, se sont éteintes à 20H30 heure locale, de même que celles de monuments tels que l'Opéra de Sydney.


Le Colisée à Rome, la place Rouge à Moscou, le Palais de Westminster, les enseignes lumineuses de Piccadilly Circus à Londres ou encore les trois étages de la Tour Eiffel à Paris ont été successivement plongés dans l'obscurité : de nombreux sites, monuments et bâtiments ont éteint leurs feux entre 20h30 et 21h30 heures locales, au fil des fuseaux horaires.


Cette mobilisation annuelle ("Heure de la Planète" en français), organisée par le WWF, est destinée à appeler à l'action sur le changement climatique et l'environnement. 

TORTUES EN EQUATEUR


Quatre-vingt-dix oeufs de tortue luth, l'espèce de tortue marine la plus grande au monde et en voie d'extinction, ont été découverts en Equateur dans une réserve de la côte Pacifique, a annoncé jeudi le ministère de l'Environnement.


Les 90 oeufs de ces tortues qui, à l'âge adulte peuvent mesurer jusqu'à trois mètres de long et peser jusqu'à une tonne, ont été trouvés par des gardes de la réserve, qui ont protégé le nid et installé un contrôleur de température pour surveiller leur évolution.


"C'est très important d'identifier cette espèce de faune marine si vulnérable, d'autant plus que sa nidification n'est pas fréquente sur notre littoral équatorial", a précisé l'une des gardes, Tatiana Caicedo, selon la même source.


La réserve Galera San Francisco abrite une richesse biologique comparable à celle de l'archipel équatorien des Galapagos, situé à 1.000 km des côtes et classé au patrimoine naturel de l'humanité.

LE THERMOSTAT DES OCEANS EN DANGER


Le réchauffement climatique affecte le mélange des eaux dans les océans, mettant en danger leur rôle de "thermostat" régulateur du climat mondial et les écosystèmes marins, selon une étude publiée mercredi par la revue Nature, qui se base sur des relevés de 1970 à 2018.


Le réchauffement des eaux, la fonte des glaciers et le dérèglement des précipitations forment une couche moins saline en surface, soulignent les auteurs, chercheurs du CNRS, de Sorbonne Université, et de l'Ifremer. Couche qui limite le mélange océanique, quand les eaux des profondeurs porteuses d'oxygène et de nutriments montent vers la surface, où le CO2, un des gaz à effet de serre, cause du réchauffement climatique, est absorbé avant d'être entraîné vers les profondeurs.


Ce phénomène met notamment en cause "la capacité future de l'océan à jouer son rôle de thermostat global" du climat, avertissent les chercheurs. Les océans absorbent environ un quart du CO2 et plus de 90% du réchauffement global, selon les experts climatiques onusiens du Giec. L'augmentation de la température océanique joue par ailleurs un rôle dans les phénomènes météo extrêmes, renforçant notamment l'intensité des cyclones tropicaux.


Elle affecte également les écosystèmes. Une étude publiée en 2019 par l'Académie des sciences américaine estimait ainsi que 20% des créatures vivantes dans les océans (en terme de masse) pourraient disparaître d'ici la fin du siècle à cause des conséquences du réchauffement.

NUCLÉAIRE

À rebours du commissaire au Plan, Barbara Pompili, attachée à la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique français, a répondu à l'intime conviction de François Bayrou selon qui la création de nouveaux réacteurs est indépassable si l'on veut maintenir notre niveau de consommation énergétique sans émettre davantage de gaz à effets de serre. 

NUCLÉAIRE

Le commissaire au Plan, invité de Jean-Michel Aphatie ce matin, a fait l'éloge de l'énergie nucléaire, lors de son interview. Il s'agit, pour lui, d'une voie incontournable pour éviter de voir progresser les émissions de CO2 comme le commandent les accords de Paris.

Nucléaire : "Il faut de nouveaux réacteurs, il n'y a pas d'autres solutions", selon François Bayrou

NUCLÉAIRE


"Ce dont il faut rendre conscience, c’est que l’électricité produite en France par des centrales nucléaires, c’est la condition même pour qu’on puisse avoir des énergies renouvelables", explique sur LCI le Haut commissaire au Plan François Bayrou, qui rend ce mercredi une note intitulée "Électricité, un devoir de lucidité". "Ce sont des énergies intermitentes. Si on n’avait pas le nucléaire, on serait obligés d’avoir des centrales thermiques au pétrole ou au gaz, et on augmenterait nos rejets de GES", ajoute-t-il.

PLAINTE CONTRE LA RATP


L'association Respire a déposé plainte ce lundi devant le tribunal judiciaire de Paris contre la régie de transports. Elle met en cause la RATP pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires" liées, selon le texte, à "un niveau critique de la pollution de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines". 


Deux rapports, publiés par l'association en 2019 et 2021, relevaient que l'air y était "nettement plus pollué en particules fines" qu'à l'extérieur. "L'ensemble des usagers des transports en commun sont exposés à des risques sanitaires considérables, assure la structure dans un communiqué. Cependant, la RATP s'abstient délibérément d'alerter les usagers de son réseau sur les risques qu'ils encourent."


"Nous espérons par cette action les faire réagir - enfin - pour protéger la santé des millions d'usagers quotidiens du métro", a ajouté son directeur, Olivier Blond. De son côté, la RATP conteste les mesures effectuées par Respire et assure que la qualité de l'air est pour elle "une priorité" depuis "plus de 20 ans".

DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE 


Une étude publiée dans le Geophysical Research Letters, conclut que si le réchauffement climatique suit son cours actuel, l'été et ses températures pourraient concerner la moitié de l'année en 2100, dans l'hémisphère nord. 


Cela représenterait 166 jours par an. L'hiver tel qu'on le connait ne durerait alors que 31 jours. Entre 1952 et 2011, la durée des étés a déjà augmenté de 20%, passant de 78 à 95 jours par an.

DELIT "D'ECOCIDE"


Les députés en commission ont voté dans la nuit de jeudi à vendredi la création d'un nouveau délit controversé d'"écocide", parmi une batterie de mesures destinées à renforcer l'arsenal judiciaire contre les atteintes à l'environnement. 


Le délit d'"écocide" s'appuie sur un renforcement des sanctions pénales applicables en cas de pollution des eaux, de l'air et des sols mais est caractérisé par l'"intentionnalité" de la pollution. L'amende pourrait aller jusqu'à 4,5 millions d'euros. 

PROTEGER LA VIE MARINE


Une étude parue mercredi dans la revue Nature cartographie les zones prioritaires à protéger à travers le monde, de zones côtières à l'Antarctique. Une première.


Vingt-six biologistes marins, spécialistes du climat et économistes ont identifié à l'aide d'un algorithme des aires qui, "si elles étaient protégées, permettraient de sauvegarder plus de 80% des habitats d'espèces marines menacées et d'augmenter les prises de pêche de plus de huit millions de tonnes", selon un communiqué. 


En Europe, "la mer Adriatique, l'Irlande, la Grande-Bretagne et la mer du Nord" sont concernées. En terme de biodiversité, "la côte Atlantique française, le pourtour de la péninsule ibérique et les îles Baléares" seraient prioritaires.

LOI CLIMAT


Les députés ont adopté mercredi un "principe général" d'interdiction de création de nouvelles grandes surfaces commerciales. Cet article 52, très débattu, de la loi climat a pour but de limiter leur empiètement sur des terrains non-bâtis, agricoles notamment, à la périphérie des centres urbains, avec des conséquences pour l'environnement et les paysages, mais aussi le déclin des commerces de proximité.


Le texte prévoit toutefois des dérogations. La commission départementale d'aménagement commercial pourra ainsi "à titre exceptionnel", autoriser "un projet d'une surface de vente inférieure à 10.000 m2". Un seuil jugé trop élevé par de nombreux parlementaires, à gauche notamment. Loïc Prud'homme (La France insoumise) a indiqué que "ce sont 80% des projets de surfaces commerciales qui se situent au-dessous de ce seuil".

FINANCEMENTS

Dans un document rendu public, les députés LaRem ont appelé à augmenter les budgets nécessaires au respect des accords de Paris pour le climat. Une enveloppe évaluée à "10 à 15 milliards d'euros, dont 7 à 9 pour l'Etat", chaque année, est jugée nécessaire pour que les objectifs mis en place par la loi Climat puissent être financés et les objectifs carbones, atteints. Cet investissement, à mettre en place jusqu'en 2028, serait de 60 à 70 milliards d'euros, selon les recommandations du think tank I4CE.

Ces investissements publics pourraient être financé par l'émission de nouvelles obligations assimilables du Trésor vertes, la France étant jugée aujourd'hui toujours aussi crédible par les marchés financiers.

TERRASSES CHAUFFÉES

Les terrasses chauffées ne seront interdites qu'au mois d'avril 2022, ont indiqué les membres de la commission chargée de l'examen du texte, préalablement à sa lecture en séance publique. Cette annonce recule d'un an l'engagement pris par Barbara Pompili au mois d'août 2020, qui avait indiqué que cette décision n'interviendrait qu'au printemps 2021, déjà en raison de la crise du Covid, afin d'aider les cafetiers à refaire une partie de leur chiffre d'affaires.

"La terrasse chauffée est un non sens absolu", a reconnu Emmanuelle Wargon, qui a cité le "demi-million de tonnes de CO2 économisés chaque année" tout en estimant qu'il s'agissait là "d'une bonne politique".

Sa prédécesseure à l'environnement Delphine Batho a cinglé : "Il n'y aura pas besoin de chauffage en terrasse pour que tout le monde s'y précipite" le jour où les cafés et restaurants rouvriront.

Cette mesure n'empêche toutefois pas les municipalités de procéder à leur interdiction. C'est le cas à Rennes, qui a décidé de les interdire, en début d'année 2020.

RÉFÉRENDUM

Pour ou contre l'inscription de la préservation de l'environnement dans la Constitution ? L'Assemblée nationale doit se prononcer lors d'un vote solennel, ce mardi, en faveur de la révision constitutionnelle et l'organisation du référendum nécessaires à cette modification.

Les oppositions se montrent méfiantes. La gauche regrette une disposition "symbolique", ce qui n'empêchera pas qu'elle soutienne majoritairement le texte, tandis que la droite y voit un frein potentiel à la liberté d'entreprendre et devrait s'abstenir ou voter contre.

Les votes pour devraient l'emporter largement, laissant le destin du texte entre les mains du Sénat, à majorité de droite.

MICRO-PARTICULES


Malgré une baisse significative des activités polluantes due à la pandémie de Covid-19, les trois-quarts des pays ont connu en 2020 une pollution excessive aux micro-particules, indique un rapport publié mardi par la société suisse IQAir et Greenpeace.


À l'échelle mondiale, la majorité des sept millions de morts prématurées attribuées à la pollution de l'air par l'OMS sont causées par des particules PM2,5, issues des tempêtes de sable, des feux de forêt, de l'agriculture, de l'industrie et de la combustion d'énergies fossiles. Leur petite taille leur permet de pénétrer dans le système sanguin via les poumons, entraînant asthme, cancers des poumons ou maladies cardiaques.

LOI CLIMAT

Autre mesure phare du texte validée en commission, la mise en place d'écotaxes régionales destinées à préserver certaines régions de la présence de poids-lourds. Une demande de certaines régions "dans une logique de différenciation", a jugé Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports. 

"L'objectif est de favoriser le transport des marchandises par des moyens moins émetteurs de gaz à effet de serre", tel que le ferroviaire ou le fluvial, exposait le projet de loi. 

Les députés LR se sont exprimés contre l'idée, dénonçant "un retour du débat sur l'écotaxe", quand d'autres, à gauche, pointaient du doigt la possibilité que ces mesures ne génèrent un report du trafic vers d'autres régions en l'absence de schéma national. 

ALLEMAGNE

Nouveau succès pour les écologistes allemands. Le patron de la région Bade-Wurtemberg, Winfried Krestschmann, 72 ans, a été reconduit aisément à la tête de cette région, où il gouvernait...  avec la CDU, le parti conservateur d'Angela Merkel. En recul, ce dernier n'est pas nécessairement en position de reconduire son partenariat de gouvernement. 

Le septuagénaire est une figure atypique dans le paysage de l'écologie politique : catholique revendiqué, attaché au terroir... son profil pouvait séduire les électeurs de la CDU, au point que les concessions se sont avérées un peu trop nombreuses pour certains défenseurs de l'environnement qui ont présenté une "liste climat" concurrente.

LOI CLIMAT

Un pan important de la loi Climat a été validé, dimanche soir à l'Assemblée nationale. Les 70 députés membres de la commission mise sur pied avant sa discussion en séance ont voté pour une interdiction à la location des "passoires thermiques" en 2028. Une mesure progressive puisqu'il sera interdit, un an après la promulgation de la loi, d'augmenter le loyer, dans le cadre du renouvellement du bail ou la remise à la location, des logements classés F et G en performance énergétique, 5 millions en France. En 2028, durcissement : ils ne seront plus classés "logements décents" et interdits purement et simplement à la location.

Une progressivité que la ministre du Logement Emmanuelle Wargon a voulu pour permettre "une prise de conscience" des propriétaires. Les députés de l'opposition ont fait valoir que les mesures prévues étaient insuffisantes pour accompagner ou contraindre les propriétaires. L'ex-ministre de l'Environnement Delphine Batho ont par exemple rappelé qu'il appartenait souvent aux locataires, souvent précaires, de ces logements, de faire valoir leurs droits. Certains marcheurs ont essayé, sans succès, d'exclure les zones rurales de la mesure. Des socialistes, pas plus en réussite, avaient demandé une baisse automatique des loyers de 10% des loyers classés F et G.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Sans action concrète des politiques publiques mondiales pour limiter la montée des eaux, conséquence directe du réchauffement climatique, voilà à quoi pourrait ressembler la ville côtière d'Etretat en 2100. 

ANIMATION 3D - Montée des eaux : voici à quoi pourrait ressembler le littoral normand en 2100

HSBC S'ENGAGE


Sous pression d'actionnaires, le géant bancaire britannique HSBC va proposer lors de sa prochaine assemblée générale d'arrêter de financer le secteur du charbon d'ici 2040, après avoir été accusée de ne pas en faire assez pour le climat. HSBC explique dans un communiqué paru jeudi que les actionnaires se prononceront  le 28 mai sur cette résolution, qui devra recueillir au moins 75% des votes pour passer.


Elle obligera HSBC à cesser de financer l'industrie du charbon, que ce soit  pour produire de l'électricité ou pour l'industrie lourde, d'ici 2030 dans l'UE  et les pays de l'OCDE, et d'ici 2040 ailleurs dans le monde.


En outre, la résolution prévoit que la banque se donne des objectifs de court et moyen termes pour que l'ensemble de ses financements, y compris pour le pétrole et le gaz, soient cohérents avec les accords de Paris visant à limiter le réchauffement de la planète. Ses progrès en la matière devront enfin être détaillés chaque année par la banque.

RELANCE VERTE

Après un an de crise, le bilan écologique des plans de relance de l'économie ne sont pas aussi "verts" que l'exige la situation. Alors que la reprise de la croissance fait craindre un dérapage mondial vis-à-vis des trajectoires carbone à respecter pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, l'ONU alerte : seuls 20% des dépenses engagées pour la reprise économique étaent favorables à l'environnement.


"A ce stade, les dépenses vertes au niveau mondial ne sont pas à la hauteur de la gravité des trois crises planétaires que sont le changement climatique, la disparition de la nature et la pollution", a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

ÉTIQUETAGE ENVIRONNEMENTAL

Quelle est l'empreinte carbone de nos aliments ? Les députés ont validé mardi soir la mise en place d'un étiquetage environnemental sur les produits. Une expérimentation et non une obligation, présente dans l'article 1 de la loi Climat, une mesure trop timide aux yeux des élus écologistes. "Quand est-ce qu'un affichage environnemental entrera enfin en vigueur ?" s'est exclamé Delphine Batho, l'ancienne ministre de l'Environnement, insatisfaite du délai d'adaptation induit par l'article 1 du projet de loi, établi à 5 ans. 

Cette étiquette doit notamment prendre en compte "l'impact environnemental" et non les "caractéristiques environnementales" du bien ou service considéré, soit les émissions de gaz à effet de serre, les éventuelles atteintes à la biodiversité et la consommation de ressources naturelles. 

CONTRE-PROJET

Petit à petit, le RN se met au vert. Chantre du localisme, qui a longtemps traîné les accusations de climato-scepticisme de son fondateur, Jean-Marie Le Pen, la formation d'extrême droite a proposé la mise en place d'une votation à destination des Français, sur le modèle de ce qui avait été proposé aux habitants des Pays de la Loire pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le parti y défend le principe de "sécurité environnementale, sanitaire et culturelle", mais aussi le recours à l'énergie nucléaire et un rejet de l'éolien. La suspension de la construction de nouveaux centres commerciaux, ainsi qu'un "grand plan" d'isolation des logements, qui comptent pour 15% des gaz à effet de serre, dont elle veut épargner la prise en charge par les plus modestes.


Un projet qui est également marqué par une logique identitaire, le conseiller environnemental de Marine Le Pen, Hervé Juvin, qui fait l'apologie du localisme et des circuits courts, en opposition au "globalisme", au nom d'une écologie "civilisationnelle et enraciné". Le projet environnemental de l'extrême droite est donc aussi ancré dans une dimension migratoire, Hervé Juvin déplorant "les atteintes à la santé humaine par l'hypermétropolisation et l'hypermobilité" et suggérant de faire "payer le prix de la distance" en relocalisant les activités là où les "hommes aspirent à vivre", "dans leur pays, dans leur région".

LOI CLIMAT

S'il y a un secteur inquiet du développement de la loi Climat, c'est l'aérien. En proposant de supprimer les liaisons intérieures lorsqu'une alternative de moins de 2h30 en train est disponible, le projet de loi met fin aux liaisons entre Orly et Nantes, Lyon ou Bordeaux. Des liaisons qui représentaient 4% des voyages aériens en France, soit 1,1 million de passagers. 

"Tout ce projet a été monté sans qu'il y ait d'étude d'impact environnement et économique", a regretté le président de l'Union des aéroports français Thomas Juin.

NUCLÉAIRE 


EDF a demandé à construire des nouvelles centrales nucléaires d'ici 10 ans en France. "Les choix qui ont été fait sur les politiques énergétiques de ce pays n'ont pas suffisamment pris en compte les citoyens et leurs représentants", lance la ministre de la Transition écologique sur LCI. "Je veux qu'on ait un vrai débat (sur le sujet du nucléaire, ndlr) et que ce choix soit démocratique. Soit un vote, peu importe".


L'objectif des énergies 100% renouvelles d'ici 2050 était techniquement impossible, mais Barbara Pompili indique que cette ambition serait finalement atteignable. "Nous avons un rapport de l'Agence internationale de l'énergie et du Réseau de transport et de l'électricité disant que c'est possible, mais il y a des coûts." Alors, "regardons combien ça coûte et les conditions pour les mettre en place." 


Donc, "il faut donner à EDF les moyens de pouvoir investir dans son avenir. Il faut qu'il investisse dans les renouvelables. Il faut un mix électrique, carboné et décarboné."

CLIVAGES 


Quatrième ministre de l'Écologie sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, Barbara Pompili reconnaît que l'écologie "fait débat" au sein du gouvernement. Mais, elle veut "sortir des clivages".


Une adhésion à des pratiques écoresponsables se dessine de plus en plus au sein de l'Hexagone selon elle. "On a multiplié par trois les ventes de véhicules électriques l'année dernière", se félicite-t-elle. "Il faut qu'on pousse cette tendance. Il faut aussi développer les transports en commun pour les autres." 

ÉCONOMIE POSITIVE


Accentuer l'effort écologique "va permettre une vie plus agréable, mieux vivre, mieux manger, l'écologie c'est du plaisir, mais cela va aussi créer des emplois", affirme Barbara Pompili sur LCI ce mardi matin.

BARBARA POMPILI


Invité politique de Jean-Michel Apathie ce mardi matin sur LCI, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili déclare vouloir aller "le plus loin possible pour se préparer au changement climatique". Mais, pour cela "il faut qu'on amène tout le monde."


Au lendemain du lancement de 'examen du projet de loi "Climat et résilience", deux mesures ont été évoquées par Barbara Pompili sur LCI. Afin que l'écologie entre dans les habitudes des Français "facilement", il s'agit de renforcer l'accompagnement pour rénover les logements. "Beaucoup de gens vivent dans des passoires thermiques, regrette-t-elle. Ces personnes doivent pouvoir rénover leur habitat même si elles ont peu de moyens". 


Mais aussi, accélérer le dispositif d'étiquetage environnemental sur les produits de consommation du quotidien.

Infos précédentes

Le WWF organise le Earth Hour, ce samedi 27 mars. Une opération qui doit amener plusieurs millions de personnes à travers le monde à éteindre leurs lumières. Des milliers de monuments historiques  vont également être plongés dans le noir, à l'appel de la fondation, espérant ainsi inciter les décideurs politiques à "ouvrir les yeux" sur la déforestation. 

Le dernier rapport du WWF montre que 43 millions d’hectares de forêts ont été perdus entre 2004 et 2017 sur les 24 plus gros "points chauds" de la déforestation mondiale. 

Lire aussi

Selon l'entourage du président, Emmanuel Macron a prévu pour cette rencontre d'écouter ce qu'ont à dire les membres de la Convention pour le climat avant de leur répondre, et d'annoncer probablement les derniers arbitrages de ce projet de loi, qui doit être présenté en Conseil des ministres à la fin janvier. Selon nos informations, les citoyens ayant boycotté les séances de la semaine dernière devraient répondre présent à cet échange de plusieurs heures.

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Devant l’urgence climatique, la crise démocratique, une société aux inégalités croissantes, certains ont décidé de ne pas rester les bras croisés, ils ont un coup d’avance, l’audace de croire qu’ils peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Ils sont ce que l’on appelle des Changemakers.

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