ÉCOLOGIE, LE LIVE | "Les États-Unis et la Chine s'engagent à coopérer" sur le climat

Certains agriculteurs craignent que le réchauffement climatique multiplie les pertes dans les années à venir. Ils envisagent d'adapter les cultures. Illustration à Castries, dans l'Hérault.

EN DIRECT - Les importations de l'UE étaient responsables en 2017 de 16% de la déforestation liée au commerce international dans le monde, alerte le WWF. Un taux qui en fait le 2e plus gros responsable de "déforestation importée" du globe après la Chine. Retrouvez toutes les dernières infos sur la question écologique.

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SOMMET SUR LE CLIMAT 


Joe Biden va devoir montrer son "sérieux" et son engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique lors d'un sommet qui doit illustrer le retour des Etats-Unis dans cette grande cause environnementale, a estimé le Premier ministre canadien Justin Trudeau dans un entretien exclusif à l'AFP.


En rejoignant l'accord de Paris de 2015 sur le climat dès son arrivée à la Maison Blanche, quatre ans après le départ fracassant des Etats-Unis sous Donald Trump, le président Biden a marqué les esprits et soulevé de grands espoirs. 


Le sommet international des 22 et 23 avril est le premier rendez-vous d'ampleur sur la question climatique pour la présidence Biden.

AVANCÉES 

"Les États-Unis et la Chine s'engagent à coopérer entre eux et avec d'autres pays pour affronter la crise climatique, qui doit être traitée avec le sérieux et l'urgence qu'elle exige", ont déclaré, dans un communiqué conjoint signé à Shanghai, John Kerry, l'émissaire américain pour le climat, et son homologue chinois Xie Zhenhua. Les deux pays "attendent avec impatience" le sommet environnemental international virtuel organisé par le président Joe Biden jeudi et vendredi prochains, même si le texte ne dit pas si le président chinois, Xi Jinping, y participera.

LE DÉLIT D'ÉCOCIDE INSCRIT DANS LA LOI


L'Assemblée nationale a approuvé ce samedi la création controversée d'un délit d'"écocide", parmi une batterie de mesures du projet de loi climat. Ce délit, voté par 44 voix contre 10, s'appliquera "aux atteintes les plus graves à l'environnement au niveau national", selon la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. Les dommages devront avoir un caractère "grave et durable", c'est-à-dire sur plus de dix ans. Les peines pourront aller jusqu'à 10 ans de prison et 4,5 millions d'euros d'amende. 


Pour autant, le projet de loi ne prévoit pas de "crime d'écocide" comme l'avait réclamé la Convention citoyenne pour le climat (CCC), dont les travaux ont inspiré le gouvernement. Ce "crime" est discuté depuis des décennies au niveau de la justice internationale.

ARTIFICIALISATION DES SOLS


Dans le cadre de l'examen du projet de loi climat, l'Assemblée nationale a adopté jeudi soir un "principe général" d'interdiction de création de nouvelles grandes surfaces commerciales pour lutter contre "l'artificialisation" des sols, renforçant par amendement les conditions d'examen de possibles dérogations par rapport au projet initial.


Le but est de limiter l'empiètement des surfaces commerciales sur des terrains non-bâtis, agricoles notamment, à la périphérie des centres urbains, avec des conséquences pour l'environnement et les paysages, mais aussi le déclin des commerces de proximité. Le texte stipule toutefois que par dérogation, la commission départementale d'aménagement commercial pourra, "à titre exceptionnel", autoriser "un projet d'une surface de vente inférieure à 10.000 m2".  Le projet devra ainsi s'insérer dans le tissu urbain existant, répondre à un "type d'urbanisation adéquat", ou répondre aux "besoins du territoire"

BIENTÔT LA FIN DE LA DÉFORESTATION ILLÉGALE AU BRÉSIL ? 


Dans une lettre adressée à Joe Biden, Jair Bolsonaro a promis de mettre fin à la déforestation illégale en Amazonie d'ici 2030, même si les surfaces déboisées n'ont cessé d'augmenter depuis son arrivée au pouvoir. Pourtant favorable à l'exploitation minière et agricole de réserves naturelles et de territoires indigènes, le président brésilien s'est dit "prêt à travailler avec la communauté internationale pour la protection de l'environnement et le développement durable en Amazonie".


Le Brésil s'était déjà engagé à mettre fin à la déforestation illégale d'ici 2030 au moment de signer l'accord de Paris sur le climat, en 2015. Dans cette volonté de coopération internationale, Jair Bolsonaro prendra part les 22 et 23 avril à un sommet virtuel sur le climat organisé par Joe Biden, avec une quarantaine de dirigeants mondiaux.


La politique environnementale du gouvernement Bolsonaro est régulièrement critiquée par les écologistes, qui s'inquiètent notamment de réductions drastiques de budget et de personnel d'agences environnementales comme l'Ibama. Mercredi, six jeunes militants écologistes ont lancé une action en justice contre le gouvernement Bolsonaro, qui a revu à la baisse en décembre ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l'Accord de Paris. 

ÉCOSYSTÈMES INTACTS


Selon une étude relayée par le quotidien britannique The Guardian, seules 3% des terres de la planète demeurent écologiquement intactes, à savoir avec des populations animales d'origine un milieu naturel préservés. Des zones n'ayant pas subi les conséquences de l'activité humaine qui se trouvent principalement dans les forêts tropicales de l'Amazonie et du Congo, dans les forêts et la toundra de la Sibérie orientale et du nord du Canada ainsi que dans le désert du Sahara. 

CHINE


L'émissaire américain pour le climat John Kerry a entamé jeudi à Shanghai ses entretiens avec ses homologues chinois, à une semaine du sommet virtuel prévu par Joe Biden afin de répondre à l'urgence climatique. Dans un contexte de fortes tensions sino-américaines, il s'agit de la première visite en Chine d'un haut responsable de l'administration Biden depuis l'entrée en fonctions du nouveau président des Etats-Unis en janvier.


Objectif de Washington : préparer le sommet virtuel sur le climat, prévu les 22 et 23 avril à l'initiative du président américain, qui a rejoint dès son arrivée à la Maison Blanche l'accord de Paris de 2015 sur le climat. Son homologue chinois Xi Jinping n'a pas encore confirmé sa participation à cet événement. La Chine "assume désormais la responsabilité de la gouvernance mondiale du climat" et ne se laissera pas embrigader dans une initiative climatique américanocentrée a averti jeudi le quotidien nationaliste Global Times.

ARTIFICIALISATION DES SOLS


La réduction de l'artificialisation des sols, un des volets du projet de loi climat, a donné lieu mercredi soir à l'Assemblée nationale à une bataille d'amendements, avec des oppositions se faisant les porte-voix des zones rurales qui peinent à se développer.


Examiné en première lecture depuis plus de deux semaines, le projet de loi prévoit de diviser par deux sur les dix prochaines années l'artificialisation des sols par rapport à la précédente décennie, et d'"atteindre" en 2050 l'objectif de zéro artificialisation nette. "C'est la première fois qu'on reconnaît pleinement la valeur des sols en matière écologique, pour la captation du carbone, pour la biodiversité, pour l'eau, la nature, pour nous tous en général", a vanté la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon.


Le ton est monté lorsque le patron des députés PCF André Chassaigne a dénoncé une lutte contre l'artificialisation qui va "prioritairement bénéficier aux grandes métropoles, au détriment des territoires ruraux" qui vont être freinés dans "toute reprise de vitalité" selon lui, mais l'article 49 a été validé par 75 voix contre 13. Les débats se poursuivront ce jeudi en fin de journée notamment sur l'interdiction de la création ou l'extension de grandes surfaces commerciales engendrant une artificialisation des sols.

BRÉSIL 


Au Brésil, six jeunes militants de la lutte contre le réchauffement climatique ont lancé une action en justice contre le gouvernement, qui a revu à la baisse ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l'Accord de Paris. 


La plainte, déposée devant un tribunal de Sao Paulo, vise à faire annuler les nouveaux objectifs d'émissions soumis en décembre par le Brésil dans le cadre de l'accord international sur le climat de 2015. Cette réduction lui permet de relâcher dans l'atmosphère 400 millions de tonnes de CO2 supplémentaires d'ici 2030. Une révision qui "constitue une violation flagrante de l'Accord de Paris, qui permet uniquement aux pays d'augmenter" leurs objectifs, "et non de les réduire", a déclaré sur Twitter l'une des plaignantes, Txai Surui, 24 ans, membre de l'association environnementale Engajamundo. 


Le Brésil fait l'objet de vives critiques pour avoir rehaussé ses émissions de gaz à effet de serre de 2005, qui ont servi de base aux objectifs de réduction, les faisant passer de 2,1 à 2,84 milliards de tonnes de CO2. La plainte vise le ministre de l'Environnement Ricardo Salles et l'ex-ministre des Affaires étrangères, Ernesto Araujo.

DÉFORESTATION 


Les importations de l'UE étaient responsables en 2017 de 16% de la déforestation liée au commerce international dans le monde, ce qui fait en le 2e plus gros responsable de "déforestation importée" du globe après la Chine, dénonce mercredi un rapport de WWF.


Via ses importations de soja, d'huile de palme, de bœuf, mais aussi de produits du bois, de cacao et de café, l'UE a contribué indirectement, en 2017, à la disparition de 203.000 hectares de forêts tropicales, converties en terres agricoles, selon l'organisation environnementale.


C'est l'équivalent de 116 millions tonnes de CO2, soit le total des émissions de gaz à effet de serre émis par la Belgique la même année, précise le rapport, fondée sur l'analyse fine d'images satellitaires et de statistiques agricoles et commerciales.


Au total, le commerce international de produits agricoles a entraîné en 2017 l'élimination de 1,3 million d'hectares de forêt tropicale et l'émission de 740 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent d'un cinquième des émissions de l'UE sur l'année.


Devant l'UE, les importations de la Chine représentaient 24% de cette déforestation. À l'inverse, l'impact était bien moindre pour les importations de l'Inde (9%), des États-Unis (7%) et du Japon (5%).

Pollution de l'air : près de 2300 décès évités grâce au premier confinement

LA BANQUE AU SERVICE DU CLIMAT


La Nouvelle-Zélande va contraindre les banques à révéler l'impact de leurs investissements sur le changement climatique. L'archipel devient ainsi le premier pays au monde à adopter une loi obligeant le secteur financier à faire preuve de transparence en matière environnementale.


Le ministre du Commerce David Clark a indiqué qu'en vertu de cette loi, les banques, les compagnies d'assurance et les sociétés d'investissement auront pour obligation de faire état des conséquences de leurs placements sur le changement climatique. "Etre le premier pays au monde à introduire une telle loi signifie que nous avons l'occasion de faire preuve d'un réel leadership et d'ouvrir la voie à d'autres pays pour rendre obligatoire la publication d'informations en matière de climat", a-t-il déclaré.


David Clark a précisé que ce texte obligera les institutions financières à tenir compte de l'impact réel de leurs investissements sur le climat et permettra à la population de les évaluer. "Il est important que chaque secteur de l'économie néo-zélandaise nous aide à réduire les émissions de carbone et à faire la transition vers un avenir à plus faible émission", a-t-il déclaré.

   

"Cette législation est destinée à garantir que les établissements financiers divulguent et, en fin de compte, prennent des mesures contre les dangers du changement climatique tout en saisissant les opportunités" offertes en la matière. La loi a été présentée lundi et si elle est adoptée, faire un rapport en matière climatique sera obligatoire d'ici 2023.

EAUX DE FUKUSHIMA


Pour Pékin, la mesure annoncée par Tokyo de rejeter à la mer les eaux issues de la centrale nucléaire de Fukushima, "est irresponsable au plus haut point et va gravement nuire à la santé et à la sûreté publiques dans le monde ainsi qu'aux intérêts vitaux des pays voisins".


"L'océan est la propriété commune de l'humanité" et le rejet des eaux "n'est pas une question qui relève des affaires intérieures japonaises", a dénoncé le ministère chinois des Affaires étrangères.


Le gouvernement chinois estime qu'une telle mesure ne devrait pas pouvoir être prise "sans autorisation" ni sans consultation et accord avec "les différents pays concernés" ainsi que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

JAPON


La décision est tombée: le Japon va rejeter à la mer, après traitement, de l'eau issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est), a annoncé mardi le Premier ministre Yoshihide Suga, malgré l'opposition que rencontre ce projet. 


Cette annonce met un terme à sept années de débats sur la manière de se débarrasser de l'eau provenant de la pluie, des nappes souterraines ou des injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs nucléaires entrés en fusion après le gigantesque tsunami du 11 mars 2011.


L'eau sera rejetée "après s'être assuré qu'elle est à un niveau (de substances radioactives, NDLR) nettement en-dessous des standards de sécurité", a déclaré le Premier ministre, ajoutant que le gouvernement japonais prendrait "des mesures" pour empêcher que cela ne nuise à la réputation de la région. "La décision de rejeter de l'eau contaminée dans l'océan va laisser d'énormes ennuis pour l'avenir", a déclaré Greenpeace lundi dans un communiqué.


Actuellement, environ 1,25 million de tonnes d'eau contaminée sont stockées dans plus d'un millier de citernes à proximité de la centrale nucléaire accidentée il y a dix ans dans le nord-est du Japon. 

"PASSOIRES THERMIQUES"


Ces logements "énergivores" sont un enjeu clé du projet de loi climat: l'Assemblée nationale a adopté lundi soir à l'unanimité l'interdiction de la mise en location des "passoires thermiques" en 2028.


Il sera d'abord interdit, lors du renouvellement d'un bail ou de la remise en location, d'augmenter le loyer de ces logements classés F et G en performance énergétique, un an après la promulgation de la loi, examinée en première lecture. En 2025 pour la classe G et en 2028 pour la F, ils ne feront plus partie des "logements décents". Selon le gouvernement, 1,8 million de logements seront ainsi interdits à la location. Comme prévu, les députés ont élargi la mesure aux logements classés E en 2034, via un amendement du rapporteur Mickaël Nogal (LREM).


Mais des oppositions de tous bords se sont abstenues en critiquant une "interdiction en trompe-l’œil", car devant passer par un éventuel recours devant la justice.

BACS À MARÉE 


La quantité de plastiques présents dans les océans commence à se voir sur les plages, notamment après chaque marée. Des communes ont donc décidé d’y installer des bacs où l'on est invité à déposer les déchets.


Deux bacs à marée sont installés près de La Rochelle (Charente-Maritime). Mis en place par la coopérative de défense de l’environnement, ils sont réservés uniquement aux déchets échoués sur la plage. Dans le très fréquenté golfe de Gascogne, les navires sont nombreux. Les déchets proviennent de l’estuaire, mais surtout du grand large. Le dispositif s’avère donc très pratique pour les promeneurs souhaitant se débarrasser des objets qu’ils récupèrent sur le sable.

VOLS INTÉRIEURS

Mesure emblématique de la loi Climat, l'interdiction des lignes intérieures pour un trajet où une alternative de moins de 2h30 en train est possible a été votée par les députés en première lecture. 

Cette mesure, dont les membres de la Convention climat espéraient qu'elle inclue les trajets de moins de 4 heures, n'a pas été sans contestation, suscitant des divisions dans bien des camps. La gauche, par exemple, a vu les socialistes critiquer une mesure au coût humain "disproportionné", craignant qu'elle ne dope le chômage et instaure la décroissance.

Ecologistes et insoumis ont, au contraire, plaidé pour le retour du seuil de 4 heures. L'insoumise Mathilde Panot a ainsi souligné que les lignes les plus émettrices d'émissions en France, comme le Paris-Nice, le Paris-Toulouse ou le Paris-Marseille, serait maintenue. 

Le gouvernement, lui, indiquait que ce seuil de 2h30 permettait d'éviter que des territoires "comme le grand Massif central" ne soit "asséché", a plaidé Jean-Baptiste Djebbari.

En tout état de cause, les liaisons de Paris jusqu'à Nantes, Bordeaux ou Lyon seront supprimées.

CHILI


Nouvel épisode de mortalité massive de saumons au Chili, deuxième producteur mondial: quelque 4.244 tonnes de poissons ont été victimes d'algues tueuses dans 18 fermes du sud du pays, a rapporté jeudi le Service national chilien de pêche et d'aquaculture (Sernapesca).

Cette mortalité est la conséquence de la prolifération d'efflorescences algales nuisibles (HAB), un phénomène qui provoque une réduction de l'oxygène dans l'eau et donc la mort par asphyxie des saumons

Ce phénomène de grande prolifération d'algues provoquant des hécatombes de saumons s'était déjà produit en 2016 au Chili, deuxième producteur mondial après la Norvège avec environ 26% de l'offre mondiale.

JO 2024


La Solideo (société de livraison des ouvrages olympiques) a stoppé les travaux du village des médias comme le lui a ordonné mardi la justice administrative en référé et compte bien "défendre ce projet qui a du sens" situé sur une partie du parc départemental Georges Valbon en Seine-Saint-Denis.

Mardi, la cour administrative d'appel de Paris a suspendu, partiellement, en référé les travaux de ce chantier emblématique mené en vue des JO de Paris 2024. Le village des médias, qui accueillera des journalistes pendant les Jeux, sera ensuite transformé en éco-quartier de 1.300 logements, construits en deux phases. 

RÉGIONALES 


L'adjointe au maire de Marseille Olivia Fortin, issue de la société civile, a annoncé jeudi sa candidature pour conduire une liste d'union de la gauche et des écologistes aux prochaines élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur. 

"Je suis candidate à la candidature pour les régionales. Je suis prête à prendre la tête d'une liste (...) au service d'un projet de gauche et d'écologie", a indiqué à l'AFP l'ancienne cheffe d'entreprise, aujourd'hui 5ème adjointe du maire de Marseille, Benoit Payan, chargée de l'action publique.

Les écologiste d'EELV et ses alliés réunis dans un "pôle écologiste" ont déjà désigné leur tête de liste pour les régionales, Jean-Laurent Felizia, qui appelle également à un large rassemblement de la gauche derrière lui.

FEUX D'ARBORICULTEURS


Les feux allumés pendant la nuit par les arboriculteurs pour tenter de sauver leurs récoltes menacées par le gel ont généré un important voile de pollution sur la vallée du Rhône, ont rapporté jeudi à l'AFP des témoins.

"C'est traditionnel et ça arrive pratiquement chaque année quand on a du gel, mais cette fois-ci c'est massif", a confirmé Marie-Blanche Personnaz, directrice de l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

L'organisme a déclenché une "vigilance jaune" à la pollution, au regard "des niveaux de particules importants sur la vallée du Rhône et le bassin lyonnais", a-t-elle dit.

LES SÉNATEURS ÉCOLOS RENCONTRENT DES MANIFESTANTS POUR LE CLIMAT


Les sénateurs écolo ont rencontré jeudi les jeunes militants qui manifestent depuis plusieurs jours devant l'Assemblée nationale pour réclamer plus d'ambition pour la loi climat projetée par le gouvernement et actuellement débattue, ont indiqué les deux parties.

D'une poignée à une trentaine de jeunes se sont rassemblés ces derniers jours près du Palais Bourbon pour réclamer aux députés qu'ils "relèvent" les ambitions de la loi, a raconté l'une de ces militants, Camille Etienne de l'association "Pensées sauvages.

Mais un "arrêté politique" sous "prétexte sanitaire", selon elle, a été pris par le préfet de police de Paris Didier Lallement pour "empêcher les jeunes de manifester pour le climat".

EAU POTABLE ET FORÊT


Les députés ont adopté une série de mesures qui doivent favoriser la protection des forêts et de l'eau potable mercredi lors de l'examen du projet de loi climat et résilience. Avant la réforme du code minier que l'Assemblée a commencé à examiner en fin de soirée, les députés ont adopté des amendements de tous bords sur la politique forestière, pour l'orienter vers une sylviculture plus proche des cycles naturels.


Ils ont également plébiscité un amendement de la député nordiste (LREM) Anne-Laure Cattelot qui entend inscrire dans le marbre de la loi l'adaptation dès 2022 du cadre national de la politique forestière de la France au changement climatique.


"Le sujet de la forêt est un sujet qui nous rassemble", a déclaré Anne-Laure Cattelot dont le travail sur la forêt a été chaleureusement salué sur l'ensemble des bancs. Contre l'avis de la co-rapporteure et du gouvernement, l'Assemblée nationale a également adopté un amendement du député PS de la Martinique Serge Letchimy pour inscrire dans la loi "la place prépondérante des territoires d'Outre-mer dans la richesse biologique et environnementale française, en assurant sa reconnaissance, son évaluation, sa préservation et sa mise en valeur".


Dans la foulée, l'hémicycle a également adopté un amendement commun de la co-rapporteure Cendra Mottin (LREM) et de Martial Saddier (LR) qui doit permettre une plus grande protection des ressources en eau potable. La mesure permet d'identifier et de reconnaitre les masses et nappes d'eau souterraines "dont la ressource est stratégique pour l'alimentation en eau potable future". Elle prévoit aussi que les différentes strates de schéma d'aménagement et de gestion de l'eau puissent intégrer des "mesures pertinentes pour les préserver".

FONTE DES GLACES


Les ours polaires, grands prédateurs dont les habitudes de chasse sont bouleversées par le changement climatique, se tournent vers les nids de canards pour y manger les oeufs, mais ne sont pas très performants dans cette nouvelle façon de se nourrir, selon une étude publiée mercredi. 


Pour étudier les changements concrets causés par ces modifications dans les habitudes de chasse des ours, des chercheurs canadiens ont suivi une vingtaine d'animaux à l'aide de drones dans le territoire du Nunavut.

   

Le résultat de leurs observations, publié mercredi dans le journal Royal Society Open Science, montre ces prédateurs s'en prenant aux nids de canards Eider pour y dévorer les oeufs. Mais sur une période de 11 jours, à mesure que le nombre d'oeufs restant diminuait, les ours revenaient sur des nids déjà vidés dans l'espoir d'y trouver de la nourriture. Ils ne faisaient pas non plus le lien entre la présence de canards et la possibilité de trouver des oeufs.


"Ceci montre que si une espèce peut intégrer des ressources non préférées dans son régime quand sa proie principale devient plus difficile à trouver, elle peut ne pas être capable de le faire efficacement", écrivent les auteurs. Et si les ours tirent des oeufs des calories appréciables, ce régime ne devrait pas fournir une source de nourriture durable pour "ursus maritimus," espèce classée "vulnérable".


La population sauvage d'ours polaires est estimée à 25.000 individus, répartis à travers l'Alaska, le Canada, le Groenland, la Norvège et la Russie.

INONDATIONS EN INDE ET AU TIMOR ORIENTAL


Plus de 150 personnes ont péri et des dizaines d'autres sont toujours portées disparues dans les inondations et les glissements de terrain en Indonésie et au Timor oriental, où des hameaux ont été dévastés, ont annoncé lundi des responsables locaux.

Des inondations et crues soudaines dans le sillage des pluies torrentielles provoquées par le cyclone tropical Seroja ont semé le chaos dans les zones situées entre Florès, en Indonésie, et le Timor oriental, poussant des milliers de personnes à rechercher un abri dans des centres d'accueil.

Le déluge a fait déborder des réservoirs d'eau et inondé des milliers de maisons, alors que les secouristes s'efforçaient de porter assistance aux sinistrés.

Les pluies diluviennes devraient se poursuivre mardi, avec des vagues atteignant six mètres de haut, selon l'agence indonésienne de gestion des catastrophes.

GHANA : 60 DAUPHINS ET POISSONS ÉCHOUÉS SUR DES PLAGES


Des bancs de poissons et une soixantaine de dauphins se sont échoués pendant le weekend sur trois plages des côtes ghanéennes, sans que les causes n'aient pu être pour l'instant déterminées, ont fait savoir lundi les autorités et des sources locales.

"En arrivant sur la plage, l'équipe a remarqué un grand nombre de petits poissons pélagiques (qui vivent en pleine eau, ndlr) et des espèces démersales (qui vivent près du fond, ndlr) échoués sur la plage", a déclaré Michael Arthur-Dadzie, directeur général de la Commission nationale des Pêches, dans un communiqué.

"Nous avons compté environ 60 dauphins morts et d'autres petits poissons", a de son côté déclaré Samuel Obeng, un pêcheur local à la presse. "C'est étrange, et on ne peut pas vraiment dire ce qu'il s'est passé, probablement en haute mer, pour que des espèces rares comme ça échouent ici."

GROENLAND


Les Groenlandais élisent mardi leur Parlement, un scrutin anticipé provoqué par un projet minier qui divise le territoire autonome danois de l'Arctique, source de convoitises croissantes sur fond de réchauffement climatique.

Dans l'immense île arctique aux seulement 56.000 habitants et près de 40.000 électeurs, les deux principaux partis s'opposent sur l'autorisation d'un projet de mine de terres rares et d'uranium en projet depuis plus d'une décennie à Kuannersuit, à la pointe sud.

EN FLORIDE, LA PEUR D’UN DÉSASTRE ENVIRONNEMENTAL


Le gouverneur de l'Etat américain de Floride, Ron DeSantis, s'est rendu dimanche sur le site d'un réservoir d'eaux usées menaçant de rompre, ce qui entraînerait une immense inondation et un possible désastre environnemental dans la fragile baie de Tampa.


Ce réservoir, contenant plus d'un million de mètres cubes d'eaux usées, issues de dragages ou d'eau de pluie notamment, se trouve sur le site industriel de Piney Point, une ancienne usine de phosphate, composé servant à la production d'engrais. Son revêtement plastique a commencé à fuir il y a plusieurs jours.


L'eau "n'est pas radioactive", a rassuré le gouverneur, indiquant qu'elle avait été testée avant d'être évacuée et qu’elle était principalement composée "d'eau saline". Elle "répond aux standards de qualité pour l'eau marine, à l'exception du phosphore et de l'azote", et des nutriments, a-t-il précisé. Mais certains ont émis la crainte que ces nutriments n'aident au développement d'un phénomène connu dans cette région du golfe du Mexique, une "marée rouge", prolifération d'algues donnant à l'eau une apparence rouge et menaçant d'asphyxier la vie marine.


Les inquiétudes se concentrent par ailleurs autour de stocks de phosphogypse sur les lieux, un sous-produit issu de la fabrication d'engrais et considéré comme faiblement radioactif. Ces grands tas de phosphogypse menacent d'être entraînés en cas d'inondation, et donc de contaminer l'écosystème environnant.

PLUS DE VRAC ET MOINS D'EMBALLAGES


Dans le cadre du projet de loi climat, les députés ont adopté ce vendredi un amendement pour l'élargissement de la vente en vrac. Les commerces de plus de 400m2 devront consacrer, d'ici 2030, 20% de leurs surfaces à des produits sans emballages.


Ils se sont également prononcés en faveur de l'interdiction des emballages alimentaires à usage unique en polystyrènes. Cette mesure prendra effet à compter de 2025.

LOI CLIMAT 


"Demain, les maires pourront encadrer l'utilisation des écrans numériques qui diffusent des publicités dans les vitrines des magasins", a salué sur Twitter la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Les députés ont en effet adopté ce vendredi à l'Assemblée nationale les dispositions de la loi Climat donnant aux maires un pouvoir de "police de la publicité", y ajoutant un délai d'adaptation de deux ans pour les écrans lumineux en vitrine, sujet d'inquiétude pour de nombreux commerçants. Ces mesures du projet de loi examiné par les députés en première lecture s'inscrivent dans une série de dispositions visant à réguler l'impact environnemental de la publicité.


L'article 6, voté dans la matinée, prévoit d'augmenter les pouvoirs des maires pour la réglementation des espaces publicitaires dans leur commune. Les oppositions sont montées au créneau pour accuser l'État de se défausser sur des élus locaux disposant de peu de moyens pour faire face à ces nouvelles responsabilités.

SEULS 4% DES FRANÇAIS PRENNENT L'AVION RÉGULIÈREMENT 


Selon un rapport publié mercredi 31 mars par l'ONG britannique Possible, seulement 4 % ont pris régulièrement l'avion vers un autre pays européen et un Français sur quatre a pris ce mode de transport en 2014. À travers ces travaux, l'organisation souhaite rappeler que seule une minorité de personnes, aux revenus élevés s'envole vers un autre pays. 

ÉTATS-UNIS


Avec son plan de 2.000 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures, le président américain Joe Biden a du même coup dévoilé le cœur de sa stratégie climatique, en détaillant ses grandes orientations pour atteindre les objectifs environnementaux fixés pour le pays.

Le vaste projet doit notamment mettre les Etats-Unis sur le bon chemin pour tenir deux promesses phares du démocrate : ramener à zéro les niveaux de pollution dans le secteur énergétique américain d'ici 2035, et que l'économie du pays atteigne une neutralité carbone d'ici 2050. 

Le plan de Joe Biden met d'abord l'accent sur la transformation du secteur automobile, en investissant 174 milliards de dollars pour "gagner le marché des véhicules électriques", par exemple en stimulant les chaînes d'approvisionnement du pays ou le rééquipement des usines.

FERMETURE DÉFINITIVE DE LA CENTRALE À CHARBON DU HAVRE


Environ deux-cents personnes se sont rassemblées mercredi devant la centrale à charbon du Havre pour protester contre sa fermeture définitive le jour même dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

Selon EDF, 170 agents EDF et 72 salariés de sous-traitants permanents sont concernés. La CGT parle de son côté de 300 personnes concernées dont 90 salariés de sous-traitants permanents et des agents portuaires.

La fermeture des quatre dernières centrales à charbon françaises avaient été annoncée sous la présidence de François Hollande pour "l'horizon 2023" avant que l'échéance ne soit fixée à 2022 sous la présidence d'Emmanuel Macron.

ANNULATION DU LANCEMENT D'UN BALLON SCIENTIFIQUE EN SUÈDE 


Confrontés à de nombreuses critiques, des scientifiques américains et un centre spatial en Laponie suédoise ont annoncé mercredi l'annulation du lancement d'un ballon dans le cadre d'un projet controversé de recherche sur la "géoingénierie" solaire visant à refroidir artificiellement le climat.

Ce ballon, qui devait être lancé en juin, a suscité de vive inquiétudes chez des scientifiques et organisations environnementales qui jugent la technologie dangereuse et très risquée à maîtriser. 

"Il n'y a pas de consensus international clair sur l'opportunité de ce type de recherche", a constaté mercredi la Swedish Space Corporation (SSC), entreprise publique qui gère le site d'Estrange, d'où le ballon devait être lancé. 

UN ÉTIQUETAGE ENVIRONNEMENTAL DANS L'HABILLEMENT


L'Assemblée nationale a voté ce mercredi en faveur du premier article du projet de loi climat pour un étiquetage environnemental sur les produits: "un score carbone" mis en place en "priorité" dans le secteur de l'habillement, sous forme d'expérimentation, en vue d'une obligation. Il vise à mettre en place un "CO2 score", guidant le comportement des consommateurs, comme peut le faire le "nutri-score" dans l'alimentaire.

L'habillement, industrie particulièrement polluante est le premier secteur à expérimenter la démarche.

DÉFORESTATION


La surface de forêt vierge tropicale détruite en 2020 est équivalente à la taille des Pays-Bas, une augmentation de 12% par rapport à l'année précédente, et ce malgré la crise économique mondiale, selon un rapport publié mercredi.


4,2 millions d'hectares de ces écosystèmes primordiaux pour la planète ont ainsi disparu, envolés en fumée ou abattus par les Hommes, selon l'étude annuelle du Global Forest Watch basée sur des données satellite, qui souligne la première place du Brésil, loin devant, dans ce classement de la déforestation tropicale.

ASSEMBLÉE NATIONALE

Les députés ont commencé, lundi, l'examen du projet de loi de "lutte contre le dérèglement climatique". Top départ d'un marathon législatif pour l'un des derniers textes phares du quinquennat d'Emmanuel Macron. L'objectif du gouvernement est la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en France d'ici 2030, par rapport à 1990. La séquence de ce jour était consacrée à la discussion générale où le gouvernement, la majorité et chaque groupe parlementaire présente son analyse et sa vision du texte. L'occasion aussi pour les oppositions, comme pour la majorité, d'avancer leurs propositions politiques en matière d'écologie dans l'optique de la présidentielle de 2022. Mardi débutera l'examen des articles et des plus de 6.000 amendements inscrits à l'ordre du jour.

LOI CLIMAT

L'épineux texte défendu par Barbara Pompili, tiré partiellement des propositions de la convention citoyenne pour le climat, et censé satisfaire à l'engagement français de réduire de 40%, en 2030, ses émissions carbone par rapport à leur niveau de 1990, est arrivé à l'Assemblée dans une ambiance électrique. Trois parties s'affrontent. D'un côté, le gouvernement, qui oscille entre "bon sens", mise en garde contre la décroissance et acceptabilité sociale. De l'autre, des élus écologistes et de gauche qui dénoncent un texte manquant d'ambition et de moyens, s'appuyant sur les déceptions de la convention climat, mais aussi les inquiétudes d'instances telles que le Haut conseil pour le climat, qui estime qu'en l'état, les financements prévus pour le projet de loi ne permettra pas d'atteindre cet objectif de réduction. 

Et enfin, la droite, qui y voit un risque pour l'investissement des entreprises et le pouvoir d'achat des ménages, défendant de son côté une écologie "de terrain".

EARTH HOUR  : UNE HEURE DE NOIR POUR LA PLANÈTE


Des villes du monde entier ont éteint leurs lumières pendant une heure samedi pour l'"Earth Hour", une opération destinée à mobiliser contre le changement climatique et pour la sauvegarde de la nature.


Pour démarrer l'événement, les lumières des gratte-ciels des métropoles asiatiques, de Singapour à Hong Kong, se sont éteintes à 20H30 heure locale, de même que celles de monuments tels que l'Opéra de Sydney.


Le Colisée à Rome, la place Rouge à Moscou, le Palais de Westminster, les enseignes lumineuses de Piccadilly Circus à Londres ou encore les trois étages de la Tour Eiffel à Paris ont été successivement plongés dans l'obscurité : de nombreux sites, monuments et bâtiments ont éteint leurs feux entre 20h30 et 21h30 heures locales, au fil des fuseaux horaires.


Cette mobilisation annuelle ("Heure de la Planète" en français), organisée par le WWF, est destinée à appeler à l'action sur le changement climatique et l'environnement. 

TORTUES EN EQUATEUR


Quatre-vingt-dix oeufs de tortue luth, l'espèce de tortue marine la plus grande au monde et en voie d'extinction, ont été découverts en Equateur dans une réserve de la côte Pacifique, a annoncé jeudi le ministère de l'Environnement.


Les 90 oeufs de ces tortues qui, à l'âge adulte peuvent mesurer jusqu'à trois mètres de long et peser jusqu'à une tonne, ont été trouvés par des gardes de la réserve, qui ont protégé le nid et installé un contrôleur de température pour surveiller leur évolution.


"C'est très important d'identifier cette espèce de faune marine si vulnérable, d'autant plus que sa nidification n'est pas fréquente sur notre littoral équatorial", a précisé l'une des gardes, Tatiana Caicedo, selon la même source.


La réserve Galera San Francisco abrite une richesse biologique comparable à celle de l'archipel équatorien des Galapagos, situé à 1.000 km des côtes et classé au patrimoine naturel de l'humanité.

LE THERMOSTAT DES OCEANS EN DANGER


Le réchauffement climatique affecte le mélange des eaux dans les océans, mettant en danger leur rôle de "thermostat" régulateur du climat mondial et les écosystèmes marins, selon une étude publiée mercredi par la revue Nature, qui se base sur des relevés de 1970 à 2018.


Le réchauffement des eaux, la fonte des glaciers et le dérèglement des précipitations forment une couche moins saline en surface, soulignent les auteurs, chercheurs du CNRS, de Sorbonne Université, et de l'Ifremer. Couche qui limite le mélange océanique, quand les eaux des profondeurs porteuses d'oxygène et de nutriments montent vers la surface, où le CO2, un des gaz à effet de serre, cause du réchauffement climatique, est absorbé avant d'être entraîné vers les profondeurs.


Ce phénomène met notamment en cause "la capacité future de l'océan à jouer son rôle de thermostat global" du climat, avertissent les chercheurs. Les océans absorbent environ un quart du CO2 et plus de 90% du réchauffement global, selon les experts climatiques onusiens du Giec. L'augmentation de la température océanique joue par ailleurs un rôle dans les phénomènes météo extrêmes, renforçant notamment l'intensité des cyclones tropicaux.


Elle affecte également les écosystèmes. Une étude publiée en 2019 par l'Académie des sciences américaine estimait ainsi que 20% des créatures vivantes dans les océans (en terme de masse) pourraient disparaître d'ici la fin du siècle à cause des conséquences du réchauffement.

NUCLÉAIRE

À rebours du commissaire au Plan, Barbara Pompili, attachée à la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique français, a répondu à l'intime conviction de François Bayrou selon qui la création de nouveaux réacteurs est indépassable si l'on veut maintenir notre niveau de consommation énergétique sans émettre davantage de gaz à effets de serre. 

NUCLÉAIRE

Le commissaire au Plan, invité de Jean-Michel Aphatie ce matin, a fait l'éloge de l'énergie nucléaire, lors de son interview. Il s'agit, pour lui, d'une voie incontournable pour éviter de voir progresser les émissions de CO2 comme le commandent les accords de Paris.

Nucléaire : "Il faut de nouveaux réacteurs, il n'y a pas d'autres solutions", selon François Bayrou

NUCLÉAIRE


"Ce dont il faut rendre conscience, c’est que l’électricité produite en France par des centrales nucléaires, c’est la condition même pour qu’on puisse avoir des énergies renouvelables", explique sur LCI le Haut commissaire au Plan François Bayrou, qui rend ce mercredi une note intitulée "Électricité, un devoir de lucidité". "Ce sont des énergies intermitentes. Si on n’avait pas le nucléaire, on serait obligés d’avoir des centrales thermiques au pétrole ou au gaz, et on augmenterait nos rejets de GES", ajoute-t-il.

PLAINTE CONTRE LA RATP


L'association Respire a déposé plainte ce lundi devant le tribunal judiciaire de Paris contre la régie de transports. Elle met en cause la RATP pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires" liées, selon le texte, à "un niveau critique de la pollution de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines". 


Deux rapports, publiés par l'association en 2019 et 2021, relevaient que l'air y était "nettement plus pollué en particules fines" qu'à l'extérieur. "L'ensemble des usagers des transports en commun sont exposés à des risques sanitaires considérables, assure la structure dans un communiqué. Cependant, la RATP s'abstient délibérément d'alerter les usagers de son réseau sur les risques qu'ils encourent."


"Nous espérons par cette action les faire réagir - enfin - pour protéger la santé des millions d'usagers quotidiens du métro", a ajouté son directeur, Olivier Blond. De son côté, la RATP conteste les mesures effectuées par Respire et assure que la qualité de l'air est pour elle "une priorité" depuis "plus de 20 ans".

DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE 


Une étude publiée dans le Geophysical Research Letters, conclut que si le réchauffement climatique suit son cours actuel, l'été et ses températures pourraient concerner la moitié de l'année en 2100, dans l'hémisphère nord. 


Cela représenterait 166 jours par an. L'hiver tel qu'on le connait ne durerait alors que 31 jours. Entre 1952 et 2011, la durée des étés a déjà augmenté de 20%, passant de 78 à 95 jours par an.

DELIT "D'ECOCIDE"


Les députés en commission ont voté dans la nuit de jeudi à vendredi la création d'un nouveau délit controversé d'"écocide", parmi une batterie de mesures destinées à renforcer l'arsenal judiciaire contre les atteintes à l'environnement. 


Le délit d'"écocide" s'appuie sur un renforcement des sanctions pénales applicables en cas de pollution des eaux, de l'air et des sols mais est caractérisé par l'"intentionnalité" de la pollution. L'amende pourrait aller jusqu'à 4,5 millions d'euros. 

PROTEGER LA VIE MARINE


Une étude parue mercredi dans la revue Nature cartographie les zones prioritaires à protéger à travers le monde, de zones côtières à l'Antarctique. Une première.


Vingt-six biologistes marins, spécialistes du climat et économistes ont identifié à l'aide d'un algorithme des aires qui, "si elles étaient protégées, permettraient de sauvegarder plus de 80% des habitats d'espèces marines menacées et d'augmenter les prises de pêche de plus de huit millions de tonnes", selon un communiqué. 


En Europe, "la mer Adriatique, l'Irlande, la Grande-Bretagne et la mer du Nord" sont concernées. En terme de biodiversité, "la côte Atlantique française, le pourtour de la péninsule ibérique et les îles Baléares" seraient prioritaires.

LOI CLIMAT


Les députés ont adopté mercredi un "principe général" d'interdiction de création de nouvelles grandes surfaces commerciales. Cet article 52, très débattu, de la loi climat a pour but de limiter leur empiètement sur des terrains non-bâtis, agricoles notamment, à la périphérie des centres urbains, avec des conséquences pour l'environnement et les paysages, mais aussi le déclin des commerces de proximité.


Le texte prévoit toutefois des dérogations. La commission départementale d'aménagement commercial pourra ainsi "à titre exceptionnel", autoriser "un projet d'une surface de vente inférieure à 10.000 m2". Un seuil jugé trop élevé par de nombreux parlementaires, à gauche notamment. Loïc Prud'homme (La France insoumise) a indiqué que "ce sont 80% des projets de surfaces commerciales qui se situent au-dessous de ce seuil".

FINANCEMENTS

Dans un document rendu public, les députés LaRem ont appelé à augmenter les budgets nécessaires au respect des accords de Paris pour le climat. Une enveloppe évaluée à "10 à 15 milliards d'euros, dont 7 à 9 pour l'Etat", chaque année, est jugée nécessaire pour que les objectifs mis en place par la loi Climat puissent être financés et les objectifs carbones, atteints. Cet investissement, à mettre en place jusqu'en 2028, serait de 60 à 70 milliards d'euros, selon les recommandations du think tank I4CE.

Ces investissements publics pourraient être financé par l'émission de nouvelles obligations assimilables du Trésor vertes, la France étant jugée aujourd'hui toujours aussi crédible par les marchés financiers.

Infos précédentes

Le WWF organise le Earth Hour, ce samedi 27 mars. Une opération qui doit amener plusieurs millions de personnes à travers le monde à éteindre leurs lumières. Des milliers de monuments historiques  vont également être plongés dans le noir, à l'appel de la fondation, espérant ainsi inciter les décideurs politiques à "ouvrir les yeux" sur la déforestation. 

Le dernier rapport du WWF montre que 43 millions d’hectares de forêts ont été perdus entre 2004 et 2017 sur les 24 plus gros "points chauds" de la déforestation mondiale. 

Lire aussi

Selon l'entourage du président, Emmanuel Macron a prévu pour cette rencontre d'écouter ce qu'ont à dire les membres de la Convention pour le climat avant de leur répondre, et d'annoncer probablement les derniers arbitrages de ce projet de loi, qui doit être présenté en Conseil des ministres à la fin janvier. Selon nos informations, les citoyens ayant boycotté les séances de la semaine dernière devraient répondre présent à cet échange de plusieurs heures.

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Devant l’urgence climatique, la crise démocratique, une société aux inégalités croissantes, certains ont décidé de ne pas rester les bras croisés, ils ont un coup d’avance, l’audace de croire qu’ils peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Ils sont ce que l’on appelle des Changemakers.

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