EN DIRECT - Référendum pour le climat : le Sénat veut adoucir le texte

EN DIRECT - Référendum pour le climat : le Sénat veut adoucir le texte

EN DIRECT - La forêt amazonienne brésilienne, victime du changement climatique et des activités humaines, a rejeté ces dix dernières années plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, un basculement inédit, selon une étude publiée cette semaine. Retrouvez toutes les dernières infos sur la question écologique.

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SÉNAT TATILLON

Le Sénat n'aime pas la contrainte et, surtout, sa majorité de droite aime mettre des bâtons dans les roues du programme présidentiel. La commission des lois de la chambre haute en a fait l'illustration en adoptant un amendement du LR François-Noël Buffet modifiant les termes de l'article qui serait soumis aux Français par référendum à l'automne.


De "La France garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique", le rapporteur a obtenu que l'article dispose désormais que "la France préserve l’environnement ainsi que la diversité biologique et agit contre le dérèglement climatique, dans les conditions prévues par la Charte de l’environnement de 2004".


Si elle peut paraître bénigne, la différence est tout de même de taille, puisqu'entre la "garantie" proposée par la première version et la "préservation" et "l'action" désormais protégée par la seconde, nous sommes sur un terrain juridiquement moins contraignant. 


François-Noël Buffet s'en est expliqué en exposant la crainte que les objectifs environnementaux prendraient alors le dessus sur d'autres principes constitutionnels. 


Fin de l'histoire ? Peut-être. Comme nous sommes là dans le cadre d'une réforme constitutionnelle, les deux chambres doivent se mettre d'accord pour faire passer le texte. Autrement dit : soit  Emmanuel Macron accepte de "préserver" l'environnement plutôt que la "garantie de sa préservation", ce qui risque de lui mettre à dos bon nombre d'associations et dirigeants écologistes faiblement représentés, soit le Sénat évolue, soit le référendum n'aura pas lieu.

SÉQUOIA

   

Un séquoia géant de Californie se consumait toujours lentement ces derniers jours après avoir été pris dans un gigantesque incendie qui a ravagé la région à la fin de l'été 2020, ont annoncé mercredi les services du parc national de Séquoia. Selon les experts, il s'agit des conséquences de l'incendie de forêt qui avait été déclenché par la foudre le 19 août 2020 et s'était étendu dans toute la région. Au total, jusqu'en décembre 2020, on estime que plus de 700 km2 de forêts sont partis en fumée à cause de cet incendie.


Le séquoia en question est isolé et ne présente pas de danger pour l'environnement ou les usagers du parc mais ce phénomène qui persiste plusieurs mois après la fin de l'incendie "démontre à quel point le parc est sec", souligne Leif Mathiesen, expert en gestion des incendies auprès des parcs nationaux de Séquoia et Kings Canyon, cité dans un communiqué. "Etant donné la faible quantité de chutes de neige et de pluie cette année, il pourrait y avoir d'autres surprises", met-il en garde.

OURS


Le "plus grand" des ours bruns roumains a été abattu par un prince du Liechtenstein lors d'une partie de chasse, ont déploré mercredi deux ONG, tandis que la police de l'environnement a ouvert une enquête. "Arthur avait 17 ans et était le plus grand ours observé en Roumanie et sans doute au sein de l'Union européenne", a écrit Gabriel Paun, de l'association roumaine Agent Green, dans un communiqué, évoquant le témoignage d'un garde forestier de la région de Covasna (centre).


La chasse aux ours est interdite en Roumanie mais le prince Emanuel, qui vit en Autriche où sa famille possède un château, avait bénéficié d'une dérogation pour tuer une femelle soupçonnée d'avoir attaqué plusieurs fermes l'année dernière, selon cette ONG et l'organisation de défense des animaux VGT. Le ministre de l'Environnement Tanczos Barna a confirmé dans les médias locaux la délivrance d'un permis, sans donner le nom du bénéficiaire. 


Le prince a tué en mars "un mâle qui vivait au coeur de la forêt et ne s'était jamais approché des habitations des alentours", assure Gabriel Paun, avec à l'appui un document émanant d'une association locale de chasseurs au nom de "Emanuel Prinz von und zu Liechtenstein". Les mensurations de l'ours y sont notées 593 points sur un maximum de 600, soit "un record". "Il est évident que le prince n'est pas venu résoudre un problème affectant les villageois mais tuer un ours et emporter le plus grand trophée pour l'accrocher au mur", s'est indigné le militant.


De son côté, la maison princière du Liechtenstein n'a pas souhaité commenter "une question privée et personnelle, dont elle ne connaît pas le contexte", tout en soulignant son atttachement au "respect de la nature".

SÉNAT TATILLON

Le Sénat n'aime pas la contrainte et, surtout, sa majorité de droite aime mettre des bâtons dans les roues du programme présidentiel. La commission des lois de la chambre haute en a fait l'illustration en adoptant un amendement du LR François-Noël Buffet modifiant les termes de l'article qui serait soumis aux Français par référendum à l'automne.


De "La France garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique", le rapporteur a obtenu que l'article dispose désormais que "la France préserve l’environnement ainsi que la diversité biologique et agit contre le dérèglement climatique, dans les conditions prévues par la Charte de l’environnement de 2004".


Si elle peut paraître bénigne, la différence est tout de même de taille, puisqu'entre la "garantie" proposée par la première version et la "préservation" et "l'action" désormais protégée par la seconde, nous sommes sur un terrain juridiquement moins contraignant. 


François-Noël Buffet s'en est expliqué en exposant la crainte que les objectifs environnementaux prendraient alors le dessus sur d'autres principes constitutionnels. 


Fin de l'histoire ? Peut-être. Comme nous sommes là dans le cadre d'une réforme constitutionnelle, les deux chambres doivent se mettre d'accord pour faire passer le texte. Autrement dit : soit  Emmanuel Macron accepte de "préserver" l'environnement plutôt que la "garantie de sa préservation", ce qui risque de lui mettre à dos bon nombre d'associations et dirigeants écologistes faiblement représentés, soit le Sénat évolue, soit le référendum n'aura pas lieu.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : LÉGER MIEUX


Le groupe Climate Action Tracker a conclu que les nouveaux objectifs de réduction des gaz à effet de serre fixés par les principaux Etats pollueurs ont permis de revoir à la baisse les prévisions sur le réchauffement climatique.


Elles passeraient à +2,4°C d'ici la fin du siècle, soit 0,2°C de moins que prévu jusqu'à présent. Ce chiffre reste pour autant encore loin de l'objectif fixé par l'Accord de Paris sur le Climat : contenir le réchauffement climatique à +1,5°C.

LE PROJET DE LOI CLIMAT ADOPTÉ EN PREMIÈRE LECTURE

 

L'Assemblée nationale a adopté ce mardi en première lecture le projet de loi climat, vanté par la majorité comme un "marqueur du quinquennat", mais décrié par la gauche et les écologistes pour ses "insuffisances". Inspiré par les travaux de la Convention citoyenne pour le climat, le texte a été voté par 332 voix contre 77, et 145 abstentions. Il est attendu au Sénat courant juin.

ÎLE-DE-FRANCE 


Le candidat écologiste à la présidence de la région Île-de-France Julien Bayou a promis, dans un meeting en ligne, la création de 200.000 emplois grâce à la transition écologique qu'il entend impulser s'il est élu.


"Ce qui est bon pour le climat est bon pour l'emploi", a-t-il scandé dans un bref discours faisant suite à plusieurs reportages dans les différents départements de la région.


Le candidat EELV a promis de "décliner dans la région les 149 propositions de la convention climat", qu'il estime bafouées par le projet de loi climat que l'Assemblée nationale doit adopter mardi. Il a notamment cité la "rénovation thermique, l'agro-écologie, la lutte contre les pesticides et le trafic aérien, la défense du train, les transports collectifs, le vélo, la réduction de la publicité".

LE PROJET DE LOI CLIMAT À L'ASSEMBLÉE


Au terme de semaines de débats passionnés, l'Assemblée nationale doit adopter ce mardi le projet de loi climat, vanté par la majorité comme un "marqueur du quinquennat" mais décrié par les écologistes pour ses "insuffisances" face à "l'urgence climatique".


Le texte, mis au vote en fin d'après-midi en première lecture, a fait l'objet de plus de 110 heures de discussions dans l'hémicycle - parmi les records sous la Ve République - durant trois semaines jusqu'à mi-avril. Il est attendu au Sénat courant juin.


Inspiré des travaux de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) voulue par Emmanuel Macron, ce texte comprend une batterie de mesures, dont la suppression de certaines lignes aériennes intérieures en cas d'alternatives de moins de 2h30 en train, la création d'un délit d'écocide ou l'interdiction de la mise en location des logements passoires thermiques en 2028.


Malgré "quelques avancées", des ONG comme Greenpeace et le Réseau action climat dénoncent un "formidable gâchis" et du "climato-cynisme" avec un "projet de loi pour faire semblant d'agir".

L'ÉTÉ S'ANNONCE CHAUD ET SEC


Ce dimanche, le Parisien révèle que Météo-France prévoit un temps globalement chaud et sec, sans être caniculaire entre juin et août. "Le signal semble chaud, mais pas extrême en moyenne sur les trois mois. Ce qui ne veut pas dire que ponctuellement on n'aura pas des vagues de chaleur", a expliqué notamment Pierre Bonnin, climatologue.

"Nous sommes sur de grandes tendances, mais elles sont fiables : l'été démarrera tôt, comme depuis plusieurs années avec le réchauffement climatique, il sera chaud et sec, avant un retour à la normale estivale probable pour août", a confirmé de son côté Guillaume Séchet, météorologue et responsable du site Météo-villes.fr

Ces prévisions ne réjouissent pas les agriculteurs qui redoutent la sécheresse. "Hélas, on n'est pas surpris, c'est la même chose depuis trois ou quatre ans", a résumé Joël Limouzin, membre du bureau de la FNSEA. "De grosses pluies cet hiver, suivies de périodes de sécheresse : pour nous, c'est terrible", a-t-il conclu dans le Parisien

FORET AMAZONIENNE


Au Brésil, la forêt amazonienne a rejeté ces dix dernières années plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, un basculement inédit, selon une étude publiée dans la revue Nature Climate Change. Ses résultats montrent que les dégradations de la forêt, causées à la fois par les activités humaines et le changement climatique, en sont la principale cause. En 2019, la déforestation a fortement augmenté, avec environ 3,9 millions d’hectares perdus contre 1 million en 2017 et 2018. 

Alors que les forêts tropicales sont cruciales pour freiner le réchauffement de la planète, "c’est la première fois qu'on a des chiffres qui montrent qu'on a basculé et que l'Amazonie brésilienne est émettrice" nette de carbone, a expliqué à l'AFP l'un des auteurs de l'étude Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l'Inrae, l'Institut français de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement.

LA PAC 


Les États de l'UE ont progressé lundi vers un compromis sur la part des nouvelles primes "environnementales" aux agriculteurs, pomme de discorde avec la Commission et les eurodéputés dans les négociations sur la nouvelle Politique agricole commune (PAC).

Les Vingt-Sept s'étaient mis d'accord en octobre sur une réforme de la PAC, qui s'appliquera à partir de janvier 2023 pour rendre l'agriculture européenne plus verte, tandis que le Parlement européen adoptait parallèlement sa propre feuille de route.

Depuis, eurodéputés, États membres et Commission européenne négocient d'arrache-pied un accord sur la base de leurs propositions respectives. Les ministres de l'Agriculture se sont réunis lundi en visioconférence pour accélérer les pourparlers.

PROJET ÉOLIEN EN NORMANDIE


Le gouvernement français a annoncé lundi avoir pré-sélectionné six candidats pour le futur parc d'éoliennes prévu au large du Cotentin, avec lesquels s'ouvre désormais une phase de "dialogue concurrentiel" qui aboutira au choix d'un lauréat l'an prochain.

Il s'agit de la société Eoliennes en Mer Manche Normandie (EDF avec les canadiens Enbridge et CPPIB), de l'espagnol Iberdrola, de la coentreprise Ocean Winds (Engie avec le portugais EDPR), du groupe anglo-néerlandais Shell, du consortium franco-allemand Total-RWE et enfin du consortium formé par le suédois Vattenfall, l'allemand Wpd et la Banque des Territoires.

UKRAINE


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé lundi la communauté internationale à travailler ensemble pour assurer la sécurité nucléaire et éviter toute répétition de la catastrophe de Tchernobyl, le jour du 35e anniversaire de ce pire accident nucléaire de l'Histoire. "L'explosion à la centrale de Tchernobyl et ses conséquences ont transformé le monde", a-t-il  déclaré lors d'un déplacement dans la zone d'exclusion qui entoure le réacteur accidenté dans un rayon de trente kilomètres. 

"Notre tâche est de transformer la zone d'exclusion en une zone de renaissance" et "de tout faire pour renforcer la sécurité" nucléaire afin d'"éviter que des catastrophes similaires ne se reproduisent dans le futur", a ajouté le chef de l'Etat.  

 VRAC


Pâtes, riz, café et bien d'autres aliments vendus en quantité précise et sans emballage, c'est le boom du vrac pour les produits alimentaires. Les ventes augmentent de 40 % chaque année. Mais est-ce vraiment plus écologique et plus économique ?

Le vrac : vraiment moins cher et plus écologique ?

POLLUTION


Les pollutions dues à la Seconde Guerre mondiale et à l'agriculture intensive affectent de manière irréversible la composition du plancton marin, selon une étude de l'Ifremer basée sur l'analyse des sédiments de la rade de Brest.

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) ont prélevé des carottes de sédiments de plusieurs mètres de longueur dans la rade de Brest puis ont analysé l'ADN préservé dans ces sédiments pour déterminer à quels organismes il appartient.

BIDEN

Pour le président américain, lutter contre le réchauffement climatique permet aussi bien de répondre à "un impératif moral et économique", nécessaire à la survie à moyen terme de l'espère humaine, que de satisfaire à des bénéfices économiques "extraordinaires" dans les promesses de nouveaux emplois que renferme une économie décarbonée. "Le coût de l'inaction", a-t-il répété aux différents leaders présents sur place, sera plus élevé "à mesure que nous attendons".

AMÉRIQUE LATINE


Le premier traité environnemental d'Amérique latine et des Caraïbes, protégeant notamment les droits des défenseurs de l'environnement, a été promulgué jeudi, ratifié par 12 pays.


Cet "accord d'Escazu" garantit la protection de l'environnement et de la santé des personnes, principalement des peuples indigènes, favorise la participation du public, l'accès à l'information et à la justice en matière d'environnement. Il est le premier à introduire des dispositions spécifiques pour protéger les droits des défenseurs de l'environnement, cibles de nombreux assassinats en Amérique latine.

RÉACTIONS


Suite aux annonces du président américain Joe Biden, qui a dévoilé un nouvel objectif de réduction des émissions polluantes, la communauté internationale a largement applaudi la prise de position des États-Unis.


"Je suis ravie de voir que les Etats-Unis sont de retour pour travailler avec nous sur le climat", a lancé la chancelière allemande Angela Merkel, en écho aux propos des présidents français Emmanuel Macron et sud-africain Cyril Ramaphosa.

SOMMET SUR LE CLIMAT

La première partie de ce sommet est désormais close avec une prise de parole de chacun des dirigeants présents. Peu de grandes annonces ont été faites, si ce n'est le rehaussement des objectifs des États-Unis, du Canada et du Brésil. 

De manière plus anecdotique, on retient également cet incident technique ayant conduit à l'interruption d'Emmanuel Macron en faveur de Vladimir Poutine. Alors que le président français était en train d'insister sur l'importance de la lutte contre le réchauffement, le secrétaire d'État américain Antony Blinken l'a abruptement remercié, sans se rendre compte que son discours n'était pas terminé, pour passer la parole à Vladimir Poutine, qui s'exprimait en direct. Le discours d'Emmanuel Macron, enregistré au préalable, a finalement été diffusé après cela.

GRETA THUNBERG

"Combien de temps pensez-vous que vous pouvez continuer à ignorer le changement climatique (...) sans avoir à rendre des comptes?", a lancé l'activiste suédoise en vidéoconférence devant une commission du Congrès américain, en marge du sommet sur le climat organisé par Washington. "Nous, les jeunes, sommes ceux qui parlerons de vous dans les livres d'Histoire. C'est nous qui choisirons comment on se souviendra de vous. Faites les bons choix", a ajouté Greta Thunberg.

JAIR BOLSONARO

Le président brésilien a annoncé la neutralité carbone à l'horizon 2050, soit 10 ans plus tôt que l'objectif précédemment annoncé, ainsi que la fin de la déforestation illégale en 2030. Une annonce qui intervient alors que le déboisement de l'Amazonie a augmenté de 9,5% en 2020 par rapport à 2019, avec plus de 11 000 km² partis en fumée. Du jamais vu depuis 12 ans.

OBJECTIF

À l'ouverture du sommet sur le climat, Joe Biden a annoncé officiellement la nouvelle ambition des États-Unis : réduire de 50 à 52% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, soit le double des objectifs précédents.

UNION EUROPÉENNE

"A la COP26 à Glasgow, nous devrons montrer que nous sommes sur la bonne voie", a déclaré Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne. "Hier nous sommes tombés d'accord avec le Parlement européen sur la première loi climatique. Grâce à cela, nous allons graver dans le marbre l'objectif de neutralité carbone." La chef de l'exécutif européen a encore assuré que "la lutte contre le changement climatique sera le moteur de la relance mondiale".

EMMANUEL MACRON

Après s'être exprimé en introduction du sommet virtuel sur le climat, le président français a réaffirmé sur Twitter l'objectif européen, sur lequel les 27 se sont mis d'accord mercredi 21 avril.

OBJECTIFS

Tandis que Vladimir Poutine a réaffirmé l'objectif de la neutralité carbone en Russie d'ici à 2050, Justin Trudeau a rehaussé l'ambition du Canada, la portant à une réduction de 40 à 45% des émissions d'ici à 2030, par rapport à 2005.

EMMANUEL MACRON

Le discours d'Emmanuel Macron, enregistré à l'avance, a été rediffusé suite à un problème technique l'ayant interrompu plus tôt. Depuis l'Élysée, le président a donc "salué l’annonce de la contribution américaine" et assuré que l'horizon "2030 est le nouveau 2050", alors qu'un accord européen prévoit une baisse des émissions de 55% d'ici dix ans. "À nous de mobiliser tous les leviers dont nous disposons : l'innovation, la transformation, la régulation."

"Si nous voulons réussir, nous devons accélérer sur la protection de la biodiversité. Le combat est le même, c'est un combat pour la planète. À nous de faire pour notre génération et les générations qui suivent", a conclu le chef de l'État.

SOMMET SUR LE CLIMAT

La liste des participants à ce sommet virtuel est disponible sur le site du département d'État américain. Y prendront part le pape François, Emmanuel Macron, Angela Merkel, Xi Jinping ou encore Vladimir Poutine. Dans une prise de parole, qui a malencontreusement été coupée en plein milieu, le président français a salué les nouveaux objectifs des États-Unis et remercié Joe Biden de l'invitation.

CHINE

Participant au sommet, le président chinois Xi Jinping a réaffirmé l'objectif d'une neutralité carbone d'ici à 2060. Un enjeu véritable puisque la Chine est à ce jour le premier pays émetteur de gaz à effet de serre dans le monde. 

OBJECTIF

Joe Biden a officiellement annoncé un objectif de réduction de 50 à 52 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, par rapport à 2005, dans l'optique d'une "économie non seulement plus prospère mais plus saine, plus juste et plus propre pour la planète entière". Une annonce formulée par le président avant que le sommet ne s'ouvre "afin de mettre le monde au défi de relever ses ambitions et combattre la crise climatique", avait déclaré plus tôt un responsable américain. Cet objectif double quasiment l'ancien engagement de Washington d'une diminution de 26% à 28% à l'horizon 2025. 

JOE BIDEN

Dans son discours d'introduction, le président américain a mis en garde contre "le coût de l'inaction" face au dérèglement climatique et a vanté les bénéfices économiques "extraordinaires" d'une lutte collective contre celui-ci. "Nous devons agir, nous devons agir vite. Le temps nous manque mais je crois que nous pouvons le faire. Ces mesures permettront à l'économie américaine d'atteindre des émissions nettes nulles d'ici 2050 au plus tard"a déclaré Joe Biden au pupitre.

Urgent

SOMMET SUR LE CLIMAT

Le sommet virtuel sur le climat organisé par Joe Biden et réunissant une quarantaine de dirigeants mondiaux va commencer. Celui-ci doit durer deux jours par visioconférence et est introduit par une prise de parole de la vice-présidente Kamala Harris puis du président Joe Biden, depuis la Maison Blanche. 

"Aujourd’hui, je rassemble des dirigeants du monde entier pour faire face à ce moment de péril climatique et d’opportunité extraordinaire. Aucune nation ne peut résoudre cette crise à elle seule, et ce sommet est une étape sur la voie d'un avenir sûr, prospère et durable", a déjà prévenu le président, qui signe ici le retour des États-Unis dans l'Accord de Paris et la lutte contre le changement climatique.

ENTRETIEN

La chute des émissions de gaz à effet de serre provoquée par les confinements successifs a été de courte durée, selon l’Agence internationale de l’énergie. De quoi interroger nos plans pour relancer l’activité, le jour d’un sommet international sur le climat.

"Ça n’était qu’une pause" : le déconfinement, une mauvaise nouvelle pour le climat

BIDEN DOUBLE LA MISE

Le président américain va annoncer un quasi doublement des objectifs américains de réduction d'émissions CO2, passant à une fourchette entre 50 et 52% d'ici 2030 par rapport à 2005. C'est près de deux fois l'objectif initial, qui prévoyait une réduction entre 26 et 28% à l'horizon 2025. "Cette annonce va être faite durant le sommet des dirigeants sur le climat, afin de mettre le monde au défi de relever ses ambitions et combattre la crise climatique".

OBJECTIFS

Dans cet élan concurrentiel à l'engagement le plus spectaculaire, le Japon aussi est entré dans la danse. Le pays a annoncé jeudi avoir relevé son objectif de réduction des émissions de CO2 de 46% à l'horizon 2030, par rapport à leur niveau de 2013. Précédemment, cet objectif était de 26%.

OBJECTIFS

A l'approche du sommet climat, le Canada visera une réduction de 40 à 45% de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2005, d'ici 2030. Une réévaluation, puisqu'auparavant, l'objectif était de 30%, puis 36%. L'annonce devrait être faite lors du sommet convoqué par Joe Biden. L'objectif ne sera pas mince, pour le pays du Grand Nord, puisqu'on parle là du quatrième producteur mondial de pétrole. C'est tout l'enjeu selon le Premier ministre Justin Trudeau, qui assurait encore récemment "que même un pays producteur de pétrole peut avoir un plan concret".

RAPPORT

L'institut Copernicus alerte, une fois de plus, sur les conséquences de la concentration des gaz à effets de serre dans l'atmosphère.

Réchauffement climatique : 2020, année la plus chaude en Europe

ÉMISSIONS CO2

Le rapport Copernicus s'arrête également sur les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, qui ont augmenté de 0,6% pour le CO2 et de 0,8% pour le méthane, retrouvant leur plus haut niveau depuis le début qu'elles sont mesurées par satellite.

"Toutes les tendances vont dans la mauvaise direction", a commenté Jean-Noël Thepaut, directeur de Copernicus.

RÉCHAUFFEMENT

2020 aura été, avec 2016, l'année la plus chaude au monde depuis que les températures ont commencé à être relevée, a indiqué le service européen de surveillance du changement climatique Copernicus dans son rapport "l'état du climat en Europe", ce jeudi.


En Europe, justement, la température a dépassé de 0,4 degré la température moyenne des cinq années les plus chaudes suivantes, toutes dans la décennie 2010. C'est notamment en Sibérie que ces changements se sont observés, puisqu'on y a relevé des températures élevées de plus de 4 degrés par rapport à la moyenne. Un record absolu avait été relevé au mois de juin avec 38° dans la ville russe de Verkhoïansk, tandis que la vaste région avait été ravagée par des feux de forêt "zombie", qui surviennent quand les hivers sont moins rigoureux et plus secs.

LES ENTREPRISES EN RETARD

Moins d'une grande entreprise sur quatre présente un fonctionnement en mesure de limiter le réchauffement de la planète à 1,5° d'ici 2050, indique ce jeudi la société d'investissement britannique Arabesque.

700 grands groupes cotés dans 14 pays, dont le Japon, les Etats-Unis et la France, ont été passées en revue : il apparaît que pour les trois quarts d'entre elles, "les déclarations de bonnes intentions ne conduisent pas aux actions qui sont nécessaires. Malgré des engagements toujours plus nombreux, les niveaux de dioxyde de carbone ont augmenté depuis 2015", indique le président d'Arabesque.

Les entreprises européennes sont celles qui ont pris le plus de mesures permettant d'envisager cet objectif, avec 32% des entreprises du CAC 40, par exemple, qui ont pris ce chemin. C'est déjà peu, mais c'est de très loin plus rassurant qu'en Australie, où seules 4% des entreprises ont fait cet effort, où en Chine, où 8% des société sont dans ce cas.

SOMMET POUR LE CLIMAT

Joe Biden et John Kerry reçoivent à l'occasion d'un sommet virtuel les leaders mondiaux pour discuter de la question climatique. Alors que le monde se réchauffe à une vitesse folle et que les bénéfices des périodes de confinement ont été largement rattrapés, le président américain et son ambassadeur pour le climat devraient rivaliser d'ambition pour réduire leurs émissions carbone, principales responsables du réchauffement climatique.

A ce sommet, Biden a réussi à obtenir la présence de la Chine, dont les centrales à charbon sont reparties plein pot à l'occasion de la reprise économique. Il a promis de proposer des ambitions encore plus élevées que celles de l'UE, qui s'est engagé à réduire en 2030 de 55% ses émissions par rapport à 1990. Le président devrait s'engager à réduire les émissions américaines de moitié par rapport à 2005.

ÉMISSIONS DE CO2

L'Union européenne a adopté mercredi 21 avril un accord, entre le Parlement européen et les États-membres, adoptant l'objectif d'une réduction nette d'"au moins 55%" des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, par rapport au niveau de 1990.


Le Parlement européen souhaiter porter l'objectif à 60% et les 27 s'étaient cantonnés à 55%. Mais selon le vice président de la commission en charge du pacte vert européen, il s'agit là d'un "moment historique pour l'UE. "L'accord renforce notre position dans le monde comme un leader du combat contre la crise climatique".

LA CHINE AU SOMMET SUR LE CLIMAT


Malgré un contexte de fortes tensions avec les Etats-Unis, le président chinois Xi Jinping devrait participer au sommet virtuel sur le climat organisé cette semaine par Joe Biden. Le chef d'Etat prononcera en ligne depuis Pékin "un important discours", a fait savoir le ministère des Affaires étrangères, quelques jours après l'engagement des deux pays à "coopérer" sur le changement climatique.


Avec ce sommet, qui doit se tenir les 22 et 23 avril, le président américain rassemble une quarantaine de dirigeants mondiaux. L'entente de la Chine et des Etats-Unis, soit les deux premiers émetteurs de gaz à effet de serre, est jugée cruciale pour l'accomplissement de réduction de ces émissions.

ÉMISSIONS DE CO2

L'Agence internationale de l'énergie prévient : les émissions de CO2 liées à l'énergie devraient rebondir fortement en 2021, après un recul en 2020. Après un repli à 5,8% en 2020 lié au confinement, les émissions liées à l'énergie, responsable des 75% des émissions au monde, devraient repartir de 4,8%, effet de multiples plans de relance insuffisamment tournés vers la protection de l'environnement. Ce seront donc 33 milliards de tonnes (+1,5 milliard) de CO2 qui devraient être émis en 2021, du fait de la hausse significative de la consommation d'énergies fossiles, à commencer par le charbon, dans les pays émergents. La demande de ce carburant, tout comme celle de gaz, devrait croître davantage qu'en 2019.

Au rayon des bonnes nouvelles, les renouvelables voient leur part augmenter, puisqu'ils vont désormais contribuer à 30% de l'énergie mondiale contre moins de 27% en 2019.


Au total, les émissions resteraient en baisse par rapport à 2019, soient 1,2% de moins. 

SOMMET SUR LE CLIMAT 


Joe Biden va devoir montrer son "sérieux" et son engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique lors d'un sommet qui doit illustrer le retour des Etats-Unis dans cette grande cause environnementale, a estimé le Premier ministre canadien Justin Trudeau dans un entretien exclusif à l'AFP.


En rejoignant l'accord de Paris de 2015 sur le climat dès son arrivée à la Maison Blanche, quatre ans après le départ fracassant des Etats-Unis sous Donald Trump, le président Biden a marqué les esprits et soulevé de grands espoirs. 


Le sommet international des 22 et 23 avril est le premier rendez-vous d'ampleur sur la question climatique pour la présidence Biden.

AVANCÉES 

"Les États-Unis et la Chine s'engagent à coopérer entre eux et avec d'autres pays pour affronter la crise climatique, qui doit être traitée avec le sérieux et l'urgence qu'elle exige", ont déclaré, dans un communiqué conjoint signé à Shanghai, John Kerry, l'émissaire américain pour le climat, et son homologue chinois Xie Zhenhua. Les deux pays "attendent avec impatience" le sommet environnemental international virtuel organisé par le président Joe Biden jeudi et vendredi prochains, même si le texte ne dit pas si le président chinois, Xi Jinping, y participera.

LE DÉLIT D'ÉCOCIDE INSCRIT DANS LA LOI


L'Assemblée nationale a approuvé ce samedi la création controversée d'un délit d'"écocide", parmi une batterie de mesures du projet de loi climat. Ce délit, voté par 44 voix contre 10, s'appliquera "aux atteintes les plus graves à l'environnement au niveau national", selon la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. Les dommages devront avoir un caractère "grave et durable", c'est-à-dire sur plus de dix ans. Les peines pourront aller jusqu'à 10 ans de prison et 4,5 millions d'euros d'amende. 


Pour autant, le projet de loi ne prévoit pas de "crime d'écocide" comme l'avait réclamé la Convention citoyenne pour le climat (CCC), dont les travaux ont inspiré le gouvernement. Ce "crime" est discuté depuis des décennies au niveau de la justice internationale.

ARTIFICIALISATION DES SOLS


Dans le cadre de l'examen du projet de loi climat, l'Assemblée nationale a adopté jeudi soir un "principe général" d'interdiction de création de nouvelles grandes surfaces commerciales pour lutter contre "l'artificialisation" des sols, renforçant par amendement les conditions d'examen de possibles dérogations par rapport au projet initial.


Le but est de limiter l'empiètement des surfaces commerciales sur des terrains non-bâtis, agricoles notamment, à la périphérie des centres urbains, avec des conséquences pour l'environnement et les paysages, mais aussi le déclin des commerces de proximité. Le texte stipule toutefois que par dérogation, la commission départementale d'aménagement commercial pourra, "à titre exceptionnel", autoriser "un projet d'une surface de vente inférieure à 10.000 m2".  Le projet devra ainsi s'insérer dans le tissu urbain existant, répondre à un "type d'urbanisation adéquat", ou répondre aux "besoins du territoire"

BIENTÔT LA FIN DE LA DÉFORESTATION ILLÉGALE AU BRÉSIL ? 


Dans une lettre adressée à Joe Biden, Jair Bolsonaro a promis de mettre fin à la déforestation illégale en Amazonie d'ici 2030, même si les surfaces déboisées n'ont cessé d'augmenter depuis son arrivée au pouvoir. Pourtant favorable à l'exploitation minière et agricole de réserves naturelles et de territoires indigènes, le président brésilien s'est dit "prêt à travailler avec la communauté internationale pour la protection de l'environnement et le développement durable en Amazonie".


Le Brésil s'était déjà engagé à mettre fin à la déforestation illégale d'ici 2030 au moment de signer l'accord de Paris sur le climat, en 2015. Dans cette volonté de coopération internationale, Jair Bolsonaro prendra part les 22 et 23 avril à un sommet virtuel sur le climat organisé par Joe Biden, avec une quarantaine de dirigeants mondiaux.


La politique environnementale du gouvernement Bolsonaro est régulièrement critiquée par les écologistes, qui s'inquiètent notamment de réductions drastiques de budget et de personnel d'agences environnementales comme l'Ibama. Mercredi, six jeunes militants écologistes ont lancé une action en justice contre le gouvernement Bolsonaro, qui a revu à la baisse en décembre ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l'Accord de Paris. 

ÉCOSYSTÈMES INTACTS


Selon une étude relayée par le quotidien britannique The Guardian, seules 3% des terres de la planète demeurent écologiquement intactes, à savoir avec des populations animales d'origine un milieu naturel préservés. Des zones n'ayant pas subi les conséquences de l'activité humaine qui se trouvent principalement dans les forêts tropicales de l'Amazonie et du Congo, dans les forêts et la toundra de la Sibérie orientale et du nord du Canada ainsi que dans le désert du Sahara. 

CHINE


L'émissaire américain pour le climat John Kerry a entamé jeudi à Shanghai ses entretiens avec ses homologues chinois, à une semaine du sommet virtuel prévu par Joe Biden afin de répondre à l'urgence climatique. Dans un contexte de fortes tensions sino-américaines, il s'agit de la première visite en Chine d'un haut responsable de l'administration Biden depuis l'entrée en fonctions du nouveau président des Etats-Unis en janvier.


Objectif de Washington : préparer le sommet virtuel sur le climat, prévu les 22 et 23 avril à l'initiative du président américain, qui a rejoint dès son arrivée à la Maison Blanche l'accord de Paris de 2015 sur le climat. Son homologue chinois Xi Jinping n'a pas encore confirmé sa participation à cet événement. La Chine "assume désormais la responsabilité de la gouvernance mondiale du climat" et ne se laissera pas embrigader dans une initiative climatique américanocentrée a averti jeudi le quotidien nationaliste Global Times.

ARTIFICIALISATION DES SOLS


La réduction de l'artificialisation des sols, un des volets du projet de loi climat, a donné lieu mercredi soir à l'Assemblée nationale à une bataille d'amendements, avec des oppositions se faisant les porte-voix des zones rurales qui peinent à se développer.


Examiné en première lecture depuis plus de deux semaines, le projet de loi prévoit de diviser par deux sur les dix prochaines années l'artificialisation des sols par rapport à la précédente décennie, et d'"atteindre" en 2050 l'objectif de zéro artificialisation nette. "C'est la première fois qu'on reconnaît pleinement la valeur des sols en matière écologique, pour la captation du carbone, pour la biodiversité, pour l'eau, la nature, pour nous tous en général", a vanté la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon.


Le ton est monté lorsque le patron des députés PCF André Chassaigne a dénoncé une lutte contre l'artificialisation qui va "prioritairement bénéficier aux grandes métropoles, au détriment des territoires ruraux" qui vont être freinés dans "toute reprise de vitalité" selon lui, mais l'article 49 a été validé par 75 voix contre 13. Les débats se poursuivront ce jeudi en fin de journée notamment sur l'interdiction de la création ou l'extension de grandes surfaces commerciales engendrant une artificialisation des sols.

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