Inquiétude à Maurice après l'échouage d'un chalutier

Inquiétude à Maurice après l'échouage d'un chalutier

MARÉE NOIRE - Sept mois après la catastrophe du Wakashio, un nouveau navire s'est échoué sur ses récifs coraliens, exposant l'île de l'océan indien à une nouvelle catastrophe environnementale

Les autorités mauriciennes se mobilisent de nouveau contre une marée noire. Sept mois après l'échouage du Wakashio, 4000 tonnes de fioul et de diesel à son bord dont 1000 déversées dans ce paradis de faune et de flore, l'échouage d'un nouveau navire, le Lurong Yuan Yu, fait craindre une catastrophe environnementale sur le pays de l'océan indien. 

Ce navire de pêche chinois, qui  transporte 130 tonnes de fioul et cinq tonnes de lubrifiants, s'est échoué ce dimanche, non loin de Pointes-aux-Sables, au nord-ouest de l'île, près de Port-Louis, sa capitale, dans l'après-midi. "Il y a des traces d'huiles autour du Lurong Yuan Yu", a indiqué le ministre de la Pêche mauricien Sudheer Maudhoo, qui a dépêché des plongeurs "inspecter le navire pour voir s'il y a des fissures". L'autre priorité du moment consiste à pomper le fioul du navire. Une opération pour laquelle 300 boudins ont été mis en place, rendue difficile par une houle qui a obligé les pêcheurs venus prêter secours à faire demi-tour. Ces efforts n'ont pas empêché que des traces d'huile fassent leur chemin jusqu'à proximité du rivage.

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Île Maurice : la crainte d'un désastre écologique

Une enquête ouverte, les marins placés en quarantaine

Les circonstances de l'échouage demeurent inconnues. Le ministre a toutefois indiqué que "la police est à bord pour saisir tous les documents" et qu''une enquête a été ouverte". Les marins présents à bord ont été secourus grâce à un hélicoptère de la police de Maurice, conduits au poste de police et placés en quarantaine. 

Il y a sept mois, c'était un vraquier japonais qui s'était échoué, de l'autre côté du pays. Si les nappes avaient pu être majoritairement pompées, l'accident avait suscité la colère de la population, en colère contre leur classe politique régulièrement accusée de corruption, en particulier dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Jusqu'à 75.000 personnes s'étaient ainsi réunis pour dénoncer la gestion de la marée noire, une première depuis 1982. 

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