Le changement climatique pourrait pousser 216 millions de personnes à migrer d'ici 2050

Un incendie de forêt massif près de la ville de Manavgat, sur la côte sud de la Turquie, le 29 juillet 2021.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE - Selon son dernier rapport publié lundi 13 septembre, la Banque mondiale estime que d'ici 2050, le changement climatique pourrait pousser 216 millions de personnes à migrer.

"Le changement climatique est un moteur de migration de plus en plus puissant". C'est ce qu'ont déclaré des experts de la Banque mondiale dans un rapport publié lundi 13 septembre. D'ici 2050, 216 millions de personnes pourraient être contraintes de quitter leur région à cause du réchauffement climatique. Les experts de l'institution ont insisté sur "l'urgence à agir" alors que "les moyens de subsistance et le bien-être humain sont de plus en plus mis à rude épreuve".

Ce nouveau rapport complète le premier dévoilé en 2018 qui s'était focalisé sur trois régions du monde : l'Afrique  subsaharienne, l'Asie du Sud et l'Amérique latine. À l'époque, la Banque mondiale avait estimé que d'ici 2050, 143 millions de "migrants climatiques" seraient issus de ces parties du monde en développement.

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Le nombre de migrants climatiques pourrait dépasser les 216 millions

Cette fois, l'institution a ajouté trois autres régions : l'Asie de l'Est et le Pacifique, l'Afrique du nord ainsi que la partie regroupant l'Europe de l'Est et l'Asie Centrale, afin d'élaborer "une estimation mondiale" pour les pays pauvres, a indiqué Juergen Voegele, le vice-président de la Banque mondiale chargé du développement durable dans le rapport. 

Les auteurs du rapport ont précisé que les 216 millions de personnes concernées représentent "près de 3% de la population totale" de ces régions. Mais le nombre pourrait être plus élevé dans la mesure où la Banque mondiale ne comptabilise pas les migrants d'Amérique du Nord, des pays riches d'Europe ou encore du Moyen-Orient, où pourtant des catastrophes climatiques sévissent.

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La Banque mondiale appelle à agir "maintenant"

Cependant, Juergen Voegele a précisé "qu'il est important de noter que cette projection n'est pas inscrite dans le marbre". Selon le vice-président de la Banque mondiale, "si les pays commencent maintenant à réduire les gaz à effet de serre, les écarts en matière de développement, à restaurer les écosystèmes vitaux et aider les gens à s'adapter, la migration climatique pourrait être réduite d'environ 80%, à 44 millions de personnes d'ici 2050".

À l'inverse, sans action décisive, il y aura "des points chauds" de migration climatique, met-il en garde, avec des répercussions importantes pour les régions d'accueil, souvent mal préparées à recevoir de nombreux migrants supplémentaires.Juergen Voegele a appelé à agir "maintenant". Dans le rapport, il a conclu que "la trajectoire des migrations climatiques au cours du prochain demi-siècle dépend de notre action collective sur le changement climatique et le développement au cours des prochaines années".

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