Les dégâts causés par les feux en Australie comparables à ceux d'une éruption volcanique

Un habitat de kangourous ravagé dans le sud de l'Australie, janvier 2020

CLIMAT - Les incendies ont été si ravageurs en Australie fin 2019 que les fumées sont restées six mois dans la stratosphère, selon une étude. Leurs effets peuvent être assimilés à ceux d’une éruption volcanique.

Les méga-feux survenus en Australie en décembre 2019 et janvier 2020 ont été dramatiques pour la faune et la flore, pour les populations, mais aussi pour le climat. Selon une étude parue jeudi 18 mars dans la revue Science, ces incendies ont été si intenses qu’ils ont occasionné des dommages comparables à ceux provoqués par une éruption volcanique. D’après les observations satellites des deux chercheurs ayant réalisé l’étude, Eitan Hirsch et Ilan Koren, les fumées dégagées par ces feux sont même restées en suspension dans la stratosphère, la deuxième couche de l’atmosphère, pendant six mois, de janvier à juillet 2020. Ce qui est conséquent. 

"Ce qu’on obtient, c’est une fine couverture de fumée qui couvre tout l’hémisphère sud pendant de nombreux mois", a précisé Ilan Koren à l’AFP. Car comme l’a souligné le chercheur, si la fumée reste en général quelques jours, voire quelques semaines, dans la troposphère (la première couche de l’atmosphère), "lorsqu’elle atteint la stratosphère, elle reste entre plusieurs mois ou années".

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Des feux intenses, venteux et situés au Sud

Pour se représenter l’ampleur de ces incendies, qui ont dévoré près de huit millions d'hectares, la quantité de fumée observée par les chercheurs peut être comparée à celle de l’éruption du mont Pinatubo, survenue aux Philippines en 1991. Soit la deuxième éruption volcanique la plus grave du XXe siècle après celle du Novarupta, en Alaska en 1912. Ces effets catastrophiques sont dus à une combinaison de plusieurs facteurs, rapporte encore l’étude. D’abord l’intensité incontestable des feux, mais aussi "leur emplacement à une latitude avec une tropopause peu profonde et dans la ceinture de cyclones à latitudes moyennes". 

Concrètement, la plupart de ces incendies se sont déclenchés au sud du pays, là où la stratosphère est plus basse et où les tempêtes sont plus fréquentes. Début janvier 2020, on pouvait constater que le panache de fumées des feux s’étendait sur des milliers de kilomètres dans le Pacifique, bien au-delà de la Nouvelle-Zélande à cause des vents particulièrement virulents. Ainsi, ces trois phénomènes ont contribué à élever les fumées en altitude et par conséquent à les maintenir en suspension. 

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À chaque été austral, le pays fait face à des incendies qui deviennent avec le dérèglement climatique de plus en plus intenses et dévastateurs. L'augmentation des températures, la multiplication des canicules et la rareté des précipitations par endroit sont autant de facteurs idéaux pour le développement des feux. Outre les dommages irréversibles causés à l’environnement, les feux de 2019 en Australie ont coûté pas moins de cinq milliards de dollars, selon les calculs de Christian Aid, une ONG britannique. 

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