Maltraitance animale : la justice saisit dix tigres d'un dresseur dans l'Oise

Maltraitance animale : la justice saisit dix tigres d'un dresseur dans l'Oise

JUSTICE ANIMALE - La procureure de la République de Beauvais a annoncé ce mercredi que dix tigres avaient été saisis dans le camion-cage d'un dresseur. Une enquête a été ouverte pour "mauvais traitements" sur des animaux.

"Les constatations effectuées cet été par l'Office Français de la Biodiversité ont permis de mettre en évidence divers éléments en faveur du délit de mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par l'exploitant d'un établissement détenant des animaux". La procureure de la République de Beauvais, Caroline Tharot, a expliqué à la presse que dix tigres avaient été saisis par la justice auprès d'un dresseur de la région après des faits de violence animale. Ils ont été "confiés à une association et conduits dans un autre département". Les tigres "sont en route à bord de deux camions, dont un semi-remorque, notre effectif va passer d’un coup de 20 à 30 félins", a d'ailleurs déclaré Pierre Thivillon, directeur du parc animalier de Saint-Martin-la-Plaine (Loire), choisi pour accueillir les animaux en convalescence.

Enquête pour "maltraitance animale"

Une enquête préliminaire a été ouverte "suite à la plainte de l'association One Voice relative à des faits de maltraitance animale, tenant notamment aux conditions inadaptées de détention et de garde des animaux", a-t-elle encore précisé alors que les spécimens auraient été retrouvés dans un camion-cage. Confiées à l'OFB, les investigations tenteront de déterminer s'il existe suffisamment d'éléments concrets pour incriminer le dresseur qui risque jusqu'à un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.

Avant de porter plainte,  l'ONG One Voice avait elle-même "surveillé" et "filmé" les tigres  pendant plusieurs mois, révélant l'affaire dans une série de vidéos publiées en janvier sur un site dédié. "Entre les quatre murs d’une usine désaffectée de Picardie", les tigres "étaient enfermés toute l’année dans un camion-cage, sans réelle protection contre les intempéries, avec à peine assez de place pour tourner en rond", soit "2 m² chacun pour 300 kg de masse corporelle", écrivait-elle notamment à l'époque. "Les rares fois où ils en sort[aient], c’était pour être soumis et subir une vie de stress, sous la menace du fouet", "montrés" dans des foires, spectacles de cirque ou dans un parc d'attraction tout proche, voire dans des "clips ou photos dans des magazines", dénonçait-elle encore. 

A noter que les soigneurs ont estimé que la plupart des dix animaux ne sont pas en trop mauvaise santé. Provisoirement placé dans un parc animalier, ils seront ensuite redirigés vers des habitats leur étant plus naturels "une fois rétablis".

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