Pollution au large de la Corse : une plage atteinte par des galettes de mazout

Pollution au large de la Corse : une plage atteinte par des galettes de mazout

POLLUTION – En Corse, les pompiers nettoient les plages polluées par des résidus d’hydrocarbure. L’accès y est désormais interdit jusqu’à nouvel ordre.

Une dizaine de pompiers vêtus de combinaisons blanches ramassaient ce lundi 14 juin à la pelle de petites galettes d’hydrocarbures sur la plage de Solaro (Haute-Corse), après une pollution en mer repérée trois jours plus tôt au large. Des résidus d’hydrocarbures ont été découverts sur cette plage de la côte est de la Corse, après le probable dégazage sauvage d’un navire, a indiqué la préfecture de Corse. 

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Le 13h

L’accès de la plage, située à la limite de la station balnéaire de Solenzara, était bloqué par les gendarmes ce lundi, de même que celui du camping voisin. Pour les vacanciers venus se poser au bord de la mer en camping-car, impossible d’y accéder et de se baigner. À l'instar d’un couple venu de Normandie, sollicité dans le reportage en tête de cet article. "Déçue", confie simplement la femme au micro de TF1. "C’est terrible. Faire tant de kilomètres et puis être bloqué, on ne peut pas se baigner", ajoute son mari. 

Des vacances gâchées pour les touristes et de la colère pour les élus de la région comme pour les responsables de paillotes sur le bord de mer. "Non seulement la baignade est interdite, mais les emplacements sur les transats sont interdits aussi, ainsi que l’accès à la plage", affirme Franck Bighetti, gérant de la paillote "La voile rouge".  "L’accès au restaurant, non, donc les gens peuvent quand même venir manger, mais ils aiment bien se fixer sur les transats et profiter de la plage en restant ici toute la journée", dit-il. "C’est une catastrophe écologique et économique donc là les établissements ont réouverts le 9 et deux jours après on est obligés de fermer les plages et autres donc c’est sûr que ça risque d’être lourd", poursuit Francis Giudici, président de la communauté des communes Fium’Orbu Castellu. 

Une pollution "de plus en plus morcelée et dispersée"

Les gendarmes et les pompiers doivent à présent réaliser des reconnaissances à terre pour identifier "d’éventuelles autres zones d’échouages ou de présence d’hydrocarbures en mer", selon la préfecture. Un drone et un hélicoptère sont également mobilisés. Dans un communiqué, la préfecture rappelle qu’il faut immédiatement joindre les pompiers ou la gendarmerie en cas de découverte de résidus d’hydrocarbures. 

En mer, cinq bateaux sont à l’œuvre et seront rejoints par un remorqueur d’Ajaccio dans la journée pour repêcher les hydrocarbures. Plusieurs tonnes ont déjà été récupérées dans le week-end, mais la pollution est "de plus en plus morcelée et dispersée", a indiqué le capitaine de frégate Christine Ribbe, porte-parole de la préfecture maritime de Méditerranée. 

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Une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille, compétent pour les affaires de pollution maritime sur le littoral méditerranéen français, sur cette pollution due probablement au dégazage illégal d’un navire. "Il y a des prélèvements d’eau mais aussi des prélèvements des résidus. Ils sont partis sur Bastia Borgo ce matin. On aura les résultats dans la journée, je pense", affirme François Ravier, préfet de la Haute-Corse. 

L’enquête a été confiée à la gendarmerie maritime qui devra notamment tenter de retrouver le navire à l’origine du dégazage sauvage. Des investigations devront être menées sur trois navires qui ont été présents dans une zone élargie autour de la pollution, avait indiqué le colonel Jean-Guillaume Remy, commandant du groupement Méditerranée de la gendarmerie. 

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