Pour un après-Covid durable, l'OMS appelle à des actions immédiates contre le changement climatique

Photo d'illustration d'une centrale à charbon.

CLIMAT - Dans un rapport mené à l’approche de la COP26, l’OMS met en garde les gouvernements sur les actions immédiates à mettre en place face au changement climatique, considérée comme la plus grande urgence. Et adresse dix recommandations à leur endroit.

"Le changement climatique est la plus grande menace sanitaire à laquelle l’humanité est confrontée", préviennent sans détours les experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Présentant ce lundi 11 octobre leur rapport en prévision de la COP26, la prochaine réunion mondiale consacrée aux efforts devant être fournis pour limiter la hausse des températures, l’institution onusienne a voulu insister sur le caractère urgent de la crise climatique. 

En faisant une fois de plus le lien direct entre santé publique et protection de l’environnement, comme le souligne le directeur de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué : "La pandémie de Covid-19 a mis en lumière les liens intimes et délicats entre les humains, les animaux et notre environnement. Les mêmes choix non durables qui tuent notre planète tuent les gens." 

Une COP26 cruciale pour beaucoup

Ce rapport contient dix recommandations adressées directement aux dirigeants et destinées à donner la priorité à la santé et au climat. Parmi elles, on peut citer un engagement en faveur d’une relance économique verte après la pandémie, la promotion de transports plus sains et d’une "production alimentaire durable et résiliente", ou encore une transition vers une "économie du bien-être"

Les enjeux climatiques sont de taille au moment de la reprise des activités industrielles mondiales et à deux mois de la COP26, qui doit être l’occasion pour les États signataires de l’Accord de Paris de rehausser leurs engagements sur la hausse des températures.

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S’opposant farouchement à l’utilisation des énergies fossiles, qui "est en train de nous tuer", l’OMS se focalise aussi sur l’une de ses conséquences les plus visibles : la pollution de l’air, qui serait responsable de 13 décès par minute dans le monde. "Limiter la pollution atmosphérique aux niveaux recommandés par l’OMS réduirait de 80% le nombre total de décès dans le monde dus à cette pollution tout en diminuant considérablement les émissions de gaz à effet de serre qui alimentent le changement climatique", exhorte à cette occasion le Dr Maria Neira, directrice du département climat et santé de l’organisation. 

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