Pyrénées : un troisième ours abattu, les associations s'indignent

Un ours brun photographié en juin 2015 dans le parc animalier semi-animalier des Angles, dans le sud-ouest de la France.

FAUNE - Les autorités espagnoles ont annoncé ce dimanche qu'un ours avait été tué ce week-end dans le massif des Pyrénées. Il s'agit du troisième plantigrade qui succombe dans cette région depuis le début de l'année. De quoi générer la colère de plusieurs associations.

"L'ourse Sarousse est morte, abattue d'un coup de feu" dans la vallée de Bardaji. Le gouvernement régional d'Aragon a annoncé sur Twitter la mort d'un nouveau plantigrade dans les Pyrénées. Les autorités précisent qu'une personne ayant tiré les coups de feu dit "avoir agi en état de légitime défense". Une enquête sous l'égide des "Services de protection de la nature" a été ouverte. Une autopsie de l'animal devrait aussi être effectuée. 

Quelques jours plus tôt, une personne a été arrêtée dans le cadre de l'enquête sur la mort de l'ours Cachou, un ours mâle de six ans retrouvé mort début avril dans le val d'Aran en Espagne, près de la frontière avec la France. Un autre ours avait été abattu près de la station de ski française de Guzet, en Ariège, en juin dernier. Pour l'instant, les circonstances du décès de ces deux spécimens demeurent floues. 

"Une année noire pour l'ours dans les Pyrénées"

Après ce nouvel accident, les associations Ferus et Pays de l’Ours-Adet ont réclamé de nouveaux plantigrades pour remplacer les individus tués. "Ces trois ours tués par l'homme doivent être remplacés suivant les engagements du plan ours 2018-2028", martèlent-elles ainsi dans un communiqué commun. Elles s'inquiètent également "d'une année noire pour l'ours dans les Pyrénées" tout en fustigeant "un silence assourdissant de la part des représentants de l'Etat français".

De part et d'autre des Pyrénées, la présence de l'ours est souvent sujette à débats, parfois décriée, parfois combattue. En août 2019, les autorités du val d'Aran avaient demandé le "retrait immédiat" de cet ours, dénonçant les prédations de chevaux. Du côté français, les anti-ours sont nombreux parmi les éleveurs, notamment en Ariège où se concentre la population de plantigrades.

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