VIDÉO - Vols des avions en escadrille : les leçons du test grandeur nature mené par Airbus

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ÉNERGIE - L'avionneur européen a développé la technique du vol en V, inspiré des oies sauvages, pour l'adapter à ses appareils avec, pour objectif, de faire des économies significatives de carburant.

C'est une technique inspirée... des oies sauvages. Et, plus précisément, de leur vol en escadrille, ou en V. Ce mardi, pour la première fois, deux A350 de l'avionneur européen Airbus ont volé en formation pendant plus de sept heures, au-dessus de l'Atlantique, pour un vol entre Toulouse et Montréal. Car il y a une raison très simple pour laquelle les oies volent de cette manière : économiser de l'énergie.

"Un oiseau peut sentir et donc surfer sur l'air qui est déplacé par l'oiseau devant. Et ça permet, si on se positionne dans cet air, d'avoir une portance gratuite", détaille Nick Macdonald, responsable du projet "Fello'fly" chez Airbus, au micro de TF1.

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Même si on ne l'appliquait que sur une partie de ces vols, on économiserait des millions de tonnes de CO2 chaque année dans le monde- Xavier Tytelman, expert en aéronautique.

L'avionneur a ainsi transposé cette technique à ses appareils commerciaux, avec pour objectif de réaliser des économies substantielles de carburant. Pour que cela fonctionne, le premier avion génère un sillage dans lequel vient se placer un second appareil, avec un léger écart latéral. Lors de ce vol d'essai, l'appareil suiveur, séparé du premier de trois kilomètres pour éviter toute collision, volait 300 mètres plus bas que le premier.

Ainsi, grâce à ce sillage, le deuxième appareil profite d'une meilleure pénétration dans l'air grâce à un courant ascendant. Baptisé, "Fello'Fly", ce projet permet d'économiser du carburant et des tonnes d'émissions de CO2. Lors du vol de mardi, 5% de carburant ont ainsi été économisés. 

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Si cette technique paraît compliquée, voire impossible, à mettre en place pour les vols courts, il peut être bénéfique pour les vols longue distance. "Il est limité à des vols long-courriers, par exemple des vols transatlantiques. Mais comme on peut avoir cinq à sept tonnes de carburant qui vont être économisées par exemple sur un vol Paris-New York, c'est très intéressant. Même si on ne l'appliquait que sur une partie de ces vols, on économiserait des millions de tonnes de CO2 chaque année dans le monde", précise ainsi Xavier Tytelman, expert en aéronautique.

Des accords nécessaires

Pour mettre à bien son projet, l'avionneur a signé un accord avec plusieurs compagnies aériennes, ainsi qu'avec des organismes de trafic aérien pour étudier ces vols. Airbus estime d'ores et déjà que ce système pourrait être généralisé d'ici 2025. 

Reste un détail de taille : pour entrer en service, le vol en escadrille pour les appareils commerciaux doit obtenir les accords des compagnies, du contrôle aérien, mais également des régulateurs. Actuellement, les avions de ligne doivent en effet conserver une distance supérieure aux trois kilomètres testés par Airbus.

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