VIDÉO - "On voit la fragilité de la Terre" : depuis l'ISS, Pesquet alerte Macron sur le réchauffement climatique

VIDÉO - "On voit la fragilité de la Terre" : depuis l'ISS, Pesquet alerte Macron sur le réchauffement climatique

CLIMAT - À bord de la Station spatiale internationale, qu'il doit quitter dans les prochains jours après six mois de mission, Thomas Pesquet a longuement échangé avec le président Emmanuel Macron jeudi matin. Alors que se tient la COP26 à Glasgow, l'astronaute lui a fait part de son inquiétude face aux conséquences du changement climatique de plus en plus visibles.

Il est un témoin privilégié du dérèglement climatique. Engagé dans la mission Alpha de l'Agence spatiale européenne (ESA), Thomas Pesquet s'est envolé pour la Station spatiale internationale (ISS), le 24 avril dernier. Six mois plus tard, le commandant de bord de l'ISS, premier Français à accéder à ce poste, prépare son retour sur Terre. Avant de quitter l'ISS, probablement mercredi 10 ou jeudi 11 novembre, l'astronaute a échangé en direct avec le président Emmanuel Macron, jeudi 4 novembre. L'occasion de lui faire part du réchauffement climatique, dont les signes sont visibles à 400 km d'altitude. 

"On voit distinctement, quand on jette l'œil par le hublot de la Station spatiale, la fragilité de la Terre. Ça choque, c'est une expérience sensorielle de voir à quel point on est une oasis isolée avec des ressources limitées. Malheureusement, on voit aussi les effets néfastes des activités humaines. On voit la pollution des rivières, la pollution atmosphérique...", a-t-il expliqué au chef de l'État au cours d'un dialogue d'une vingtaine de minutes, en marge de la COP26 à Glasgow, en Écosse.

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Pesquet "choqué" par "les phénomènes extrêmes"

"Ce qui m'a vraiment choqué pendant cette mission, c'étaient les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, avec des feux sur des surfaces immenses. On voyait des régions entières qui brûlaient depuis la Station spatiale. On a vu la Californie entière recouverte d'un nuage de fumées, on voyait les flammes à l'œil nu à 400 km d'altitude", a témoigné Thomas Pesquet, décrivant "la même chose" dans "le bassin méditerranéen". "On voyait aussi le triste spectacle des tempêtes tropicales (comme en Sicile, ndlr). On avait l'impression qu'elles s'enchaînaient. Une fois que l'une était passée, on en voyait une autre se former."

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L'astronaute a "très clairement vu la différence" par rapport à sa première mission, baptisée Proxima, de novembre 2016 à mai 2017. "Les phénomènes météorologiques se sont accélérés d'une manière inquiétante", a-t-il noté. "D'une année sur l'autre, on bat des records de températures. On sait aussi qu'on bat des records de feux, de tempêtes et d'inondations (...) Ça fait mal au cœur de voir des zones menacées. Je pense aux zones de récifs coralliens, où les îles sont à peine au-dessus niveau de la mer. Ça se voit très clairement depuis la Station spatiale. On espère qu'on va réussir à prendre les mesures qui s'imposent pour faire en sorte que la planète reste habitable pour tout le monde dans les années, les décennies et les siècles qui viennent."

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