Émissions de particules par les freins : cette entreprise française a trouvé la parade

Émissions de particules par les freins : cette entreprise française a trouvé la parade

POLLUTION - Le freinage des véhicules est l'une des principales sources d'émission de particules fines dans les villes. Une start-up française développe une solution.

Contrairement aux idées reçues, la pollution automobile ne provient pas uniquement des pots d’échappement. Voiture thermique ou électrique, les véhicules produisent aussi des particules fines lorsque le conducteur freine. 

Ce sont exactement ainsi 20% des particules fines émises par le trafic routier qui seraient dus au freinage. "Aujourd'hui, le système de freinage sur un véhicule neuf émet cinq à six fois plus de particules que le pot d'échappement. À peu près la moitié se retrouve en suspension dans l'air, et l'autre va tomber sur la route", souligne Christophe Rocca-Serra, président de Tallano Technologie, start-up basée à Boulogne-Billancourt, dans le reportage de TF1 en tête de cet article. 

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Des émissions produites par tout ce qui roule et qui freine

Or, à la différence des gaz émis par les pots d'échappement, aucune réglementation n'existe pour réduire ces émissions. Alors pour réguler cette pollution presque invisible, ce chef d'entreprise a développé au sein de sa start-up un aspirateur de particules fines pour agir à la source, dans les roues.

"On a fait des tests, on monte jusqu’à 90% des particules qui sont émises que l’on capte", assure Christophe Rocca-Serra. Au sein de son entreprise, six ingénieurs planchent sur le sujet depuis une dizaine d’années. Objectif : commercialiser cette technique dans nos futures voitures pour faire disparaître une pollution surtout visible au niveau des roues sur les enjoliveurs. 

Cependant, ce problème se retrouve également du côté des trains, et notamment dans les stations de métro souterrain, où la seule pollution provient des huit freins de chaque wagon. Or, en sous-sol, il peut y avoir jusqu'à 10 fois plus de particules fines qu'à l'air libre.

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Face à ce constat, Tallano a tenté de convaincre la RATP, mais le groupe s'est plutôt reporté sur un système de filtration de l’air. "Ce type de système nous a permis de réduire les taux de particules fines et grossières de 25 à 30%", souligne ainsi Sophie Mazoué, responsable du développement durable au sein de l'entreprise, ajoutant cependant : "Je pense qu’il faut accumuler différentes solutions, améliorer le renouvellement d’air et réduire l'émission de particules à la source."

Et c’est bien ce moyen, développé par Tallano, qui reste le plus efficace. Cela nécessite néanmoins d’installer des systèmes de freinage complexes. Actuellement, la SNCF effectue des tests sur une rame du RER C. À l’étranger, le métro de Séoul pourrait en être équipé dès l’année prochaine.

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