Vaucluse : une entreprise lutte contre le gaspillage alimentaire et pour l'inclusion des personnes handicapées

Vaucluse : une entreprise lutte contre le gaspillage alimentaire et pour l'inclusion des personnes handicapées

INITIATIVE - Alors que la très attendue COP26 sur le climat se tient actuellement à Glasgow, une entreprise du Vaucluse lutte contre le gaspillage en valorisant les légumes abîmés. Un travail effectué avec une équipe de travailleurs handicapés.

Solène Espitalié est une femme d'engagement. Son entreprise de Pernes-les-Fontaines (Vaucluse) lutte contre le gaspillage en transformant des légumes abîmés. Ses six salariés, dont certains sont là depuis quinze ans, sont par ailleurs tous en situation de handicap. Une position qui a parfois effrayé. "On a eu des réflexions du type : 'une personne en fauteuil roulant dans les vignes, ce n'est pas possible', ou 'si elle a des problèmes physiques, elle ne va pas pouvoir travailler', donc il a fallu avant tout expliquer et sensibiliser", dit-elle au 13H de TF1, dans la vidéo en tête de cet article. 

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Le 13H

La jeune ingénieure a tenu bon, convaincue de son projet, et elle a eu raison. "Pour moi, cela répond à deux besoins. D'un côté, le besoin des agriculteurs de trouver du personnel et de l'autre, le besoin de personnes qui sont discriminées et qui ont besoin d'avoir un travail", poursuit l'entrepreneuse. Et ses salariés emportent l'adhésion haut la main. "C'est une fierté personnelle. J'ai réussi à monter les marches de l'échelle, comme on dit", lance Jean-Michel Grosset, chef d'équipe. 

Valoriser des compétences humaines et valoriser de bons produits, c'est un seul et même combat.- Solène Espitalié

Chez Solène Espitalié, l'engagement est donc bien une seconde nature. Car au contact des agriculteurs, elle s'est découvert un autre combat : valoriser les légumes déclassés. "De voir que tous ces produits vont finir à la benne parce qu'il n'y a pas la bonne forme, la bonne taille ou la bonne couleur, je trouve ça d'une aberration totale", explique-t-elle. Avec ses salariés, elle s'est donc lancée dans la transformation de ces légumes dits "moches", jusqu'à une tonne par semaine. Du frais, du local, prêt à consommer pour la restauration collective. "Valoriser des compétences humaines ou valoriser des bons produits, c'est un seul et même combat. À notre petite échelle, on essaye de rendre beau des choses qui semblaient ne pas l'être", ajoute-t-elle. 

Après les cantines scolaires et les maisons de retraite, la cheffe d'entreprise fait désormais ses premiers pas dans les hôpitaux. Ici, son projet prend tout son sens. "On est avec des personnes qui ont des problématiques de santé et souvent avec les traitements, on n'a pas forcément autant d'appétit donc il y a une vraie nécessité à travailler le côté gustatif du produit", explique ainsi une aide-soignante. 

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Régulièrement, avec des élèves en visite à l'atelier, Solène Espitalié poursuit son œuvre de sensibilisation. La démonstration par l'exemple est l'arme de la jeune femme pour lutter contre les préjugés.

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