Euro 2016 : contrairement aux Anglais, les Bleus "se méfient" sérieusement de l’Islande

Euro 2016 : contrairement aux Anglais, les Bleus "se méfient" sérieusement de l’Islande
EURO 2020

EQUIPE DE FRANCE – Patrice Evra était (encore) convoqué devant les médias, ce jeudi, dans l’auditorium de Clairefontaine. Et l’arrière gauche a longuement évoqué l’Islande, adversaire des Tricolores dimanche en quarts de finale de l’Euro 2016, témoignant un profond respect.

On peut toujours compter sur Patrice Evra pour gambader en dehors des sentiers battus et autres parcours balisés. Immense surprise de cet Euro 2016, l’Islande, qui se dressera sur la route des Bleus dimanche soir (21h) en quarts de finale, inspire ainsi une forme de sympathie aux journalistes et au public, comme un Petit Poucet s’aventurant un peu plus loin que prévu en Coupe de France. "Ca m’énerve un peu parce que j’ai parlé avec un journaliste anglais après notre match contre l’Irlande. Il me demandait ce que ça me ferait de retrouver l’Angleterre en quarts. Je lui avais répondu qu’il ne respectait pas l’Islande, qu’il venait de qualifier son pays tout seul avant le match. Alors il a dit : ‘Mais tout de même, si on se faisait éliminer, ce serait une vraie catastrophe.’ Voilà. Dans le foot, il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire." Surtout dans une grande compétition internationale.

Patrice Evra : "Je n’ai pas besoin d’une séance vidéo pour connaître l'Islande"

Ce jeudi, dans l’auditorium bondé du centre technique national de football de Clairefontaine, le latéral gauche de l’équipe de France a prêché la bonne parole. Et l’expression, ici, n’est en rien péjorative. "On parle beaucoup des longues touches des Islandais, parce qu’ils ont marqué deux buts là-dessus. Déjà, c’est quelque chose qui se travaille à l’entraînement, on le faisait à Manchester, c'est une arme, et là, il va falloir qu’on se prépare pour les contrer. Après, ne parler que de ça, c’est leur enlever du crédit. Ils n’ont pas volé leur qualif’. Ils ont aussi su poser le ballon, jouer en triangle. Ca fait quatre ou cinq ans qu’ils jouent ensemble. Ils ont battu les Pays-Bas deux fois en éliminatoires, l’Autriche, qu’on annonçait comme la surprise de l’Euro, dans leur poule. C’est une très bonne équipe."

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En fait, tout au long de la conférence de presse, "Tonton Pat’" n’a eu de cesse de s’enflammer pour cette équipe, à intervalles réguliers. "Ils ne sont pas là par hasard. On voit leur bravoure, leurs supporters magnifiques.(…) C’est un adversaire dont on se méfie." On, vraiment ? "Quand vous disputez une grande compétition comme l’Euro, vous regardez tous les matchs, même quand vous êtes à table, a-t-il affirmé. Et on a tous le droit de faire un commentaire sur chaque équipe. Moi, je les ai vite trouvés très solides. Je n’ai pas besoin d’une séance vidéo pour le savoir. Et les autres joueurs (français) les connaissent aussi." On a alors pensé, en grossissant le trait, que si l’Angleterre a sous-estimé l’Islande, la France allait, elle, peut-être la sur-estimer. Et puis Patrice Evra a lâché cette phrase, qui nous a rassurés : "On les respecte, mais on se dit qu’on est obligés de passer ce tour."

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