Euro 2016 - LE JOUR D'APRÈS : "À la niche !"

Euro 2016 - LE JOUR D'APRÈS : "À la niche !"
EURO 2020

ÉDITO - Huit équipes de plus que par le passé ont été conviées à cet Euro 2016 qui se déroule en France. Cette surcharge a obligé l'UEFA à revoir la formule. Elle a d'abord paru absconse, superflue, déséquilibrée... puis le grand public a découvert la ferveur des Irlandais du nord ou le courage des Islandais. Entre autres. Jusqu'au 11 juillet, Fabrice Jouhaud livre son humeur les choses, et surtout les à-côtés, de la compétition.

Cet Euro à 24 est une purge. Quinze jours que nos meilleurs experts élevés en batterie, sans doute en manque de notre si sophistiquée Ligue 1, le ressassent, rappelant que l’essentiel, c’est le terrain et qu’on n’y voit pas grand-chose de spectaculaire.

"Imaginez si c’est comme en 2004, avec la Grèce qui gagne à la fin ?!"

Leur magistère, syllabus de punchlines et de fulgurances omniscientes, ces mandarins de la pensée sportive le doivent pourtant à cette particularité que le football transcende toujours son simple périmètre de jeu. 

C’est tout son sel. Si la chose se limitait à savoir si Paul Pogba doit jouer à gauche, à l’analyse comparative des avantages tactiques du triangle sur le losange, ce serait effectivement barbant et réservé à une niche. Mais le charme du foot, c’est que le meilleur est toujours possible, même à l’issue d’une bouillie de 90 ou 120 minutes. Allégorie d’espoir universel et éternel.

On comprend bien que beaucoup, ici, aimeraient un entre soi bien de chez nous. Qui sont ces gens qui viennent nous déranger ? Les Irlandais du Nord ? On les admet pour chanter dans les tribunes, mais pas trop longtemps. L’Islande, c’est sympathique, mais comme on ne connaît pas ses joueurs, il ne faudrait pas qu’ils aillent trop loin quand même, hein. Imaginez si c’est comme en 2004, avec la Grèce qui gagne à la fin ?!

On oublierait presque que ces équipes ont gagné le droit d’avancer à un seul endroit : sur le terrain, justement. Et plutôt que regretter leur présence et les traiter avec une condescendance sans limite, on a surtout le droit d’en profiter. De profiter de cette compétition qui, dans une période où chacun a l’air de souhaiter rentrer chez lui et d’y rester, porte un vent frais toujours utile au moment d’aérer la maison et l’esprit.

EN SAVOIR + >> Pour tout savoir sur l'Euro 2016, c'est par là

Les articles les plus lus

Voici les trois étapes de l'assouplissement du confinement jusqu'à janvier

EN DIRECT - Covid-19 : moins de 5000 contaminations en 24 heures, une première depuis septembre

Vers la fin de l’attestation de déplacement pour Noël ?

Allègement du confinement : les questions en suspens avant l'allocution d'Emmanuel Macron

"L’eau ça mouille… " : quand Monoprix ridiculise les restrictions dans les rayons

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent