EURO 2016 - LE JOUR D'APRÈS : "Ensemble, c’est mieux"

EURO 2016 - LE JOUR D'APRÈS : "Ensemble, c’est mieux"
EURO 2020

ÉDITO - Aussi incroyable que cela puisse paraître, depuis le début du siècle, les équipes qui ont remporté un tournoi majeur ne s’appuyaient jamais sur une superstar. Comme quoi, la fameuse phrase "c’est-le-collectif-qui-compte" n’est pas qu’un cliché. Fabrice Jouhaud, qui livre sur metronews son humeur jusqu'au 11 juillet, nous le rappelle, preuve(s) à l'appui.

La tentation est grande, depuis deux jours, d’évoquer une génération Griezmann. L’expression a déjà fleuri, remplaçant "génération Pogba", celle qui avait été montée en sauce à l’approche de l’Euro. Platini et Zidane incarnant les Bleus qui gagnent, il y a comme un besoin impérieux de désigner un leader qui symboliserait par-dessus tout la réussite de l’équipe de France.

Homme providentiel vs collectif soudé

Antoine Griezmann est-il déjà aussi impactant que l’étaient les deux anciens Ballon d’Or ? L’avenir proche et les spécialistes de la vivisection footballistique trancheront cette question, mais une chose est certaine : point besoin d’une superstar, d’un joueur ultradominant comme on dit en basket, pour triompher dans un grand tournoi au XXIe siècle.

Depuis la Coupe du monde 2002 au Japon et en Corée du Sud, qui marqua le triomphe de Ronaldo, le Brésilien, aucune sélection n’a remporté un tournoi mondial ou continental par la grâce d’un homme providentiel.

Souvenez-vous 2004... et 2006... et 2010, etc...

L’Italie en 2006, l’Espagne en 2010, l’Allemagne en 2014 sont des champions du monde du collectif. Qu’il soit marqué par la discipline, l’efficacité ou le sens du jeu. Idem pour l’Euro avec la Grèce en 2004, l’Espagne en 2008 et 2012. Plus surprenant : cela vaut aussi pour l’Amérique du Sud où l’Argentine de Lionel Messi ne s’est pas imposée malgré quatre finales lors des cinq dernières Copa América.

Mais les trois derniers tournois ont sacré deux fois le Chili et une fois l’Uruguay. Avant cela, le Brésil a gagné en 2004 et 2007. Avec notamment Vagner Love, vous savez, celui qui est arrivé à Monaco en janvier dernier… Et ça marche encore pour l’Afrique. Le sacre de la Côte d’Ivoire dans la CAN l'an dernier s’est joué sans Didier Drogba. Nigeria, Zambie, Egypte (trois fois de suite) et Tunisie étaient les lauréats précédents. Il y a quand même le Cameroun de Samuel Eto’o.

Oui, c’est vrai, en 2002 : lorsque la future star du Barça et de l’Inter Milan n’était pas incontournable et sortait d’une petite saison au Real Majorque, en Espagne…
Tout ça pour dire qu’avant la finale, il vaut mieux être Griezmann l'étoile montante, que Ronaldo la superstar attendue. Que ça n’empêche pas l’attaquant français de l’Atlético de Madrid de voler la vedette à celui du Real Madrid…

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