Euro 2016 : pourquoi Ibra a raison d'annoncer sa retraite internationale avant d'affronter la Belgique

EURO 2020

FOOTBALL – A la veille d’affronter les Belges dans une rencontre décisive en vue de la qualification pour les 8es de finale, l’attaquant Suédois a surpris son monde en annonçant mardi qu’en cas de contre-performance, ce serait son dernier match en sélection. Mais certain d’être galvanisé par cette pression supplémentaire, Zlatan Ibrahimovic a savamment choisi son moment…

De larges épaules pour supporter la pression. Juste avant d’annoncer que "le dernier match de la Suède dans cet Euro serait aussi [son] dernier match" en équipe nationale, le géant suédois (1,95 m pour 94 kilos) a écouté la traduction de la question d’un confrère, portant sur les conséquences d’une élimination de la Suède mercredi soir, avec un petit sourire en coin. Comme s’il s’était présenté en conférence de presse uniquement pour ce moment et répondre à cette interrogation.

Pourtant, avant d’aborder son avenir et d’officialiser sa retraite internationale après l’Euro, le buteur âgé de 34 ans s’est plié à l’exercice avec beaucoup de sobriété, comme c’est le cas depuis le début de la compétition. Pas de punch line ni de sortie tapageuse, Zlatan a parlé "collectif", "tactique", "défense italienne" et "envie de faire mieux face à la Belgique"… Tout juste a-t-il lâché un sourire entendu lorsque les débats se sont portés sur ses mauvaises performances face à l’Irlande (1-1) puis face à la Squadra Azzurra (0-1), où lui et son équipe n’ont même pas tiré une seule fois au but !

"Je me mets moi-même la pression. J'ai de grandes responsabilités, j'aime ça"

Critiqué au pays et dans la presse internationale, Zlatan a donc fait face avec un des moteurs de son immense carrière : l’ego. Expliquant, qu’il restait imperméable à ce qui pouvait se dire sur lui dans les médias et qu’il était sûr de sa force, Ibrahimovic a surtout donné quelques indices pouvant expliquer son choix d’annoncer son arrêt en sélection à la veille de ce match décisif face à la Belgique. "Je me mets moi-même beaucoup de pression, je veux toujours gagner. Sur le terrain ou en dehors, a commencé l’ancien joueur du PSG. J’ai de grandes responsabilités et j'aime ce rôle".

Comme si, lorsque l'enjeu est plus fort et la pression plus grande, il se sent ecnore plus capable de répondre présent. Les observateurs attentifs de son parcours en club répondront à Ibra qu'il a surtout failli dans les moments décisifs de la Ligue des champions, où il n'a jamais atteint les demi-finales... Mais en Suède, on sait pertinemment que Zlatan peut porter la sélection (62 buts en 113 sélections), même s'il ne peut pas tout faire tout seul. C'est ce fameux "collectif" qu'Ibrahimovic a sans doute voulu secouer et transcender à la veille d'affronter les Belges. Pour que ses coéquipiers n'aient eux non plus pas envie de voir finir leur leader "sur une déception".

À LIRE AUSSI
>> "C'est dommage pour Zlatan", mais les Belges ne lui feront pas de cadeau
>>  Toute l'actu de l'Euro 2016

Lire et commenter