Euro 2016 - Roumanie - Suisse : pourquoi ce match entre deux adversaires des Bleus valait finalement le coup d'œil

Euro 2016 - Roumanie - Suisse : pourquoi ce match entre deux adversaires des Bleus valait finalement le coup d'œil
EURO 2020

FOOTBALL – Opposés mercredi après-midi au Parc des Princes, Roumains et Suisses ont un peu contre toute attente livré un match plutôt agréable (1-1). Pas forcément optimiste sur le spectacle en amont, metronews avait pourtant décidé de s’attarder sur cette rencontre. Ce n’était pas votre cas ? Séance de rattrapage…

On n’était pas vraiment convaincus. Sur le papier, mais pas sur le terrain finalement…, cette rencontre entre Roumains et Helvètes avait très peu pour plaire. Grosse défense d’un côté et potentiel offensif limité de l’autre, ce serait vous mentir si on écrivait là que l’on avait prévu d'en prendre plein les yeux ce mercredi en fin d'après-midi. Et pourtant, notamment en vue du match de l’équipe de France face à la Nati dimanche (21 heures à Lille), il y avait pas mal d'enseignements à tirer de cette confrontation.

 Les supporters de la Nati sont cools
Majoritaires au niveau de la porte Saint-Cloud (qui jouxte le Parc des Princes) et les tribunes, les fans suisses ne sont pas neutres mais pacifistes. Tous, ou presque, bière à la main malgré les restrictions de vente d’alcool autour du stade..., ont déambulé en chantant avant la rencontre ou en se mettant à la recherche de bonne porte pour accéder à l’enceinte. Mais jamais pour chercher la bagarre avec les Roumains. Vraiment pas le genre de la maison. 

Au contraire, même, ils fraternisent parfois avec eux. "Nous, on n’est pas les Anglais ou les Russes, on n’a rien contre la Roumanie", nous explique Dario, en beuglant des "Roumania !" dès qu’il croise un fan du camp adverse. Bon enfant, donc, comme ce sera le cas dimanche avec les supporters tricolores.

Les Bleus ont finalement du mérite d’avoir battu la Roumanie
Même sans la maîtrise, sans la manière et grâce à un but à la dernière minute de Dimitri Payet, la France a su dominer une équipe de Roumanie difficile à manœuvrer (2-1). Les hommes d'Anghel Iordanescu l’ont d’ailleurs encore prouvé face à des Suisses, qui ont eu certes la possession du ballon (67,2 %) mais par contre beaucoup de mal tromper le décidément presque infranchissable gardien Ciprian Tataruşanu. 

Dure sur l’homme, bloc compact (malgré un 4-2-3-1 un poil plus offensif que le 4-1-4-1 vu face aux Bleus) et marquage serré, la défense roumaine a infligé le même traitement à Xherdan Shaqiri et compagnie qu’à Antoine Griezmann ou Olivier Giroud. Capable de pousser l'adversaire à la faute, comme contre la France avec Patrice Evra, la Roumanie a en plus cette fois-ci su éviter de craquer en fin de match et a pu conserver son match nul.

 La Suisse peut trembler face à la France
Laborieuse contre l’Albanie (1-0), équipe supposée la plus faible de ce groupe A, la Nati est loin d’avoir rassuré pour son deuxième match dans cet Euro. Malgré une aisance technique supérieure aux Roumains dans l’entre-jeu, les Suisses ont parfois peiné à trouver leur ligne d’attaque. Et quand ça a été le cas, soit Shaqiri faisait le mauvais choix. Soit Haris Seferovic, déjà très maladroit face aux Albanais, ne parvenait pas à se montrer décisif, comme sur cette action dès la 7e minute. 

Une bonne nouvelle pour cette défense tricolore que l’on trouve encore trop friable, même si elle devra se méfier des coups de pied arrêtés. Phases sur lesquelles les Suisses se sont montrés encore une fois dangereux, à l'image de l'égalisation d'Admir Mehmedi sur corner (57e), comme Fabian Schär au match précédent. Derrière, les Helvètes, ont souvent été mis sous pression par des Roumains jouant parfaitement le contre. Pire, c’est par Stephan Lichtsteiner, qui a concédé le penalty (18e), et Fabian Schär, dont le marquage trop lâche a permis à Cristian Sapunaru de toucher le poteau (28e), qu’est venu le danger en première mi-temps. Alors que ces deux-là sont justement censés garantir la solidité de l’arrière-garde Suisse...

"Ce qui me fait peur chez les Bleus, c’est que même sans Benzema, devant, ça me paraît encore plus fort cette année, nous expliquait avant le match Luca, venu de Neuchâtel pour supporter sa sélection. Ça peut venir de partout…" Et ça pourrait d'ailleurs aussi craquer dans les mêmes proportions pour la Nati dimanche. Comme lors du 5-2 à la Coupe du monde 2014.


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