France-Cameroun (3-2) : Adil Rami n’a pas, mais alors vraiment pas du tout rassuré

France-Cameroun (3-2) : Adil Rami n’a pas, mais alors vraiment pas du tout rassuré

EQUIPE DE FRANCE – Lundi soir, à Nantes, face au Cameroun, à l’occasion de l’avant-dernier match amical de préparation à l’Euro 2016, Adil Rami avait une opportunité à saisir. Mais le défenseur du Séville FC a montré d’inquiétants signes de fébrilité.

Il a pris le n°4 laissé vacant par Raphaël Varane, et la place de titulaire qui va avec. Titularisé en charnière au côté de Laurent Koscielny, lundi soir face au Cameroun, Adil Rami, qui n’était initialement même pas réserviste et a malgré cela été intégré in extremis parmi les 23 appelés à disputer l’Euro 2016, jouait sans doute plus gros que les autres. Malheureusement, le défenseur du Séville FC, sur lequel nos yeux sont restés fixés depuis les tribunes de la Beaujoire, n’a pas répondu aux attentes. Celles qui voulaient bien croire qu’il aurait pu compenser l’absence du patron.

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A vouloir trop bien faire...

Bien sûr, il ne s’agit là que d’un amical, mais en même temps, le degré de pression bien moindre que celui qui pèsera durant la compétition, devait lui conférer une certaine aisance. On a commencé par remarquer, avant même le coup d’envoi, qu’Adil Rami s’était lancé dans une grande conversation tactique avec Lassana Diarra durant l’échauffement, joignant le geste à la parole, avant de tamponner ostensiblement Dimitri Payet et de le chambrer. Une attitude qui, déjà, laissait craindre qu’il allait, aussi, surjouer sur le terrain.

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Bingo : à vouloir en faire trop, le défenseur en a oublié les fondamentaux. Sur la première occasion camerounaise, c’est lui qui se fait embarquer sur un crochet pourtant téléphoné, et oblige Hugo Lloris à détourner du bout des doigts une frappe enroulée de Karl Toko Ekambi à la 13e minute. C’est encore lui qui a été devancé de la tête par Vincent Aboubakar à la 17e et, surtout, qui est pris de vitesse par le même sur l’égalisation du Cameroun à la 23e. Une minute plus tard, il provoquera d’ailleurs lui-même une occasion adverse en ratant complètement une relance de la tête…

Du travail en prévision

Paradoxalement, on l’aura aussi vu mener du doigt la relance d’Hugo Lloris, se plaindre auprès de Bacary Sagna de monter trop haut, et reprocher à Paul Pogba son placement sur un coup de pied arrêté défensif. L’hôpital qui se foutait de la charité : lui-même positionné trop loin de son vis-à-vis, Adil Rami a, en outre, affiché une lenteur souvent rédhibitoire pour se retourner, et pris des risques inconsidérés dans nombre de ses relances. Moins sollicité durant le second acte, il n’aura, pour ainsi dire, plus existé, se contentant de perdre quelques duels, à l'instar de celui qui entraîne le deuxième but camerounais. Preuve que l’excès de confiance vaut le manque… Sachant que seule une solide base défensive permet de rêver à un triomphe international, la finale de l’Euro ne s’est jamais trouvée aussi loin des Bleus.

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