LE JOURNAL DES BLEUS DU 19 JUIN : Didier Deschamps maintient ses propres joueurs dans l’ignorance

LE JOURNAL DES BLEUS DU 19 JUIN : Didier Deschamps maintient ses propres joueurs dans l’ignorance
EURO 2020

EQUIPE DE FRANCE – Le temps de l’Euro 2016 des Bleus, c’est-à-dire du match d’ouverture à l’élimination ou, on l’espère, au triomphe de la bande à Didier Deschamps, metronews dresse la chronique quotidienne de leur aventure. Ce dimanche, jour de Suisse-France (21h), retour sur quelques instants savoureux des conférences de presse de la veille, et surtout sur un ultime entraînement à huis-clos durant lequel Didier Deschamps s’est fait une joie de cacher ses intentions à ses joueurs.

Un match entre le capitaine et le sélectionneur ?
La question est évidemment ironique. Elle a été posée sous cette forme, samedi soir, à Didier Deschamps : "Allez-vous enlever le brassard de capitaine à Hugo Lloris pour éviter qu'il vous rejoigne dans le livre des records ?" Le coach a éclaté de rire. "Je ne savais même pas qu’il pouvait égaler mon record (du nombre de capitanats en équipe de France). Non, je n’en suis pas à ce point-là. Les records sont faits pour être battus. Au moins, il va le battre avec moi." Interrogé à ce sujet un peu plus tôt, le gardien a aussi souri, mais a répondu plus sérieusement : "Je n’y pense pas. Je suis davantage concentré sur la compétition. Et loin de moi l’idée de me comparer au sélectionneur. Après, oui, c’est n’est pas qu’une stat, c’est quelque chose de plaisant."

Quand Didier Deschamps envoie bouler un journaliste
Serein et cassant, prêt à bondir sur la moindre faute de son interlocuteur (metronews en a été victime en parlant d’une défense suisse regroupée en voulant dire le contraire), le sélectionneur a trouvé drôle une question portant sur les conséquences d’une 1ère ou d’une 2ème place. Le journaliste : "Ne vaudrait-il mieux pas terminer 2e ?" Didier Deschamps : "Pourquoi ?" Le journaliste : "Pour affronter une équipe de plus grande renommée..." Didier Deschamps le coupe : "Vous considérez que ce serait plus facile d’affronter un adversaire plus fort ? C’est un point de vue." Puis le coach de conclure, lapidaire : "On prendra ce qu’on mérite."

Et pour finir, une opposition… à quatre équipes !
On sait au moins une chose : on ne sait rien. Et les joueurs non plus. Mercredi dernier, les Bleus n’avaient découvert la composition d’équipe que deux heures et demie avant le coup d’envoi du match contre l’Albanie, dans leur hôtel. Ce sera encore le cas dimanche, pour Suisse-France. En effet, lors de la pluvieuse séance d’entraînement délocalisée au stadium Lille Métropole (pour préserver la pelouse du stade Pierre-Mauroy), Didier Deschamps a une nouvelle fois fait l’impasse sur la rituelle mise en place tactique, répétition générale dans la configuration du match du lendemain.

Au lieu de ça, le sélectionneur a divisé son groupe en quatre équipes (en bleu, Giroud, Pogba, Jallet, Umtiti et Schneiderlin ; en jaune, Koscielny, Matuidi, Cabaye, Digne et Gignac ; en violet, Payet, Sagna, Martial, Kanté et Mangala ; en rose, Evra, Coman, Rami, Griezmann et Sissoko) pour leur faire disputer un jeu basé sur la conservation du ballon et la vision du jeu (on ne peut faire des passes qu’à des joueurs de sa propre équipe ou d’une seule autre couleur). Quelques certitudes, tout de même : N’Golo Kanté et Olivier Giroud, qui seraient suspendus pour les 8es en cas de carton jaune, seront respectivement remplacés par Yohan Cabaye et André-Pierre Gignac dans le 4-3-3, tandis que Paul Pogba et Antoine Griezmann réintégreront le onze de départ. Qui pourrait (on se mouille) être le suivant : Lloris – Sagna, Rami, Koscielny, Evra – Pogba (ou Sissoko), Cabaye, Matuidi (ou Pogba) – Griezmann, Gignac, Payet.

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