LE JOURNAL DES BLEUS DU 25 JUIN : toutes les clés du match France-Irlande (déjà) livrées par Guy Stephan

LE JOURNAL DES BLEUS DU 25 JUIN : toutes les clés du match France-Irlande (déjà) livrées par Guy Stephan
EURO 2020

EQUIPE DE FRANCE – Le temps de l’Euro 2016 des Bleus, c’est-à-dire du match d’ouverture à l’élimination ou, on l’espère, au triomphe de la bande à Didier Deschamps, metronews dresse la chronique quotidienne de leur aventure. Ce samedi, retour sur une conférence de presse très riche (une fois n’est pas coutume) et survol du programme des Tricolores pour les heures qui précèderont leur 8e de finale face à l’Irlande, dimanche (15h) à Lyon.

Guy Stephan parle de la France...
Beaucoup de journalistes étaient déçus en apprenant, vendredi, que c’est Guy Stephan qui serait chargé de répondre à leurs questions (les suiveurs n’ont pas pu interroger un seul joueur depuis lundi). Tous sont ressortis ravis de l’auditorium de Clairefontaine, tant l’adjoint de Didier Deschamps a bien fait le job. Morceaux choisis, concernant les Bleus.

Sur les critiques visant le jeu de l’équipe de France
"Aucun premier de groupe n’a pris neuf points au premier tour. Les meilleurs en ont pris sept, comme nous, et nous avons la meilleure différence de buts. Je rappelle que nous avons perdu six joueurs (Valbuena, Benzema, Varane, Diarra, Sakho, Mathieu) pour des raisons sportives et extra-sportives lors des neuf derniers mois. Quelle sélection aurait résisté à la perte de 50% de son équipe et de presque tout son secteur défensif ? Malgré ça, l'équipe de France est là. Elle n'est pas parfaite, loin de là, mais elle tient la route."

Sur la crispation des Bleus
"Ce n’est pas que nos joueurs sont restés inhibés, comme au premier match. C’est que cet Euro est dur pour tout le monde. Aucune équipe ne domine son sujet. Regardez l’Allemagne qui lutte pour gagner 1-0 contre l’Irlande du Nord. L’équipe de France n’est pas un cas à part. Alors oui, il faut se lâcher, mais n’oublions pas que l’opposition est forte. Je ne dis pas que le niveau est exceptionnel, simplement, c'est très dur de franchir un rideau."

Sur ce qu’il convient d’améliorer dès les 8es de finale
"Face à une défense regroupée, comme celle de l’Irlande, on doit mettre plus de vitesse sur les transitions offensives. On doit jouer à une touche de balle, passer sur les côtés, voire frapper de loin pour faire sortir la défense. On ne l’a pas assez fait. Ce sont des solutions."

Sur l’isolement des joueurs
"Je ne crois pas qu’on soit en vase clos. Didier a beaucoup exposé le groupe lors du premier stage à Biarritz, ça fait 37 jours pour ceux qui sont arrivés les premiers, tous les entraînements étaient ouverts au public et on a pu constater l’engouement des gens. Ça a été le cas lorsqu’on est revenus d’Autriche. Je crois savoir qu’il y a eu beaucoup d’entretiens individuels également avant le début de la compétition. Là c’était intéressant de se retrouver ensemble, ce sont des moments privilégiés, entre nous. C’était un besoin de récupérer et de se retrouver ensemble. Les joueurs avaient besoin de récupérer, s'habituer à un nouvel horaire de match (15h). Et ne croyez pas qu'on reste cloîtrés. On a des activités en extérieur. »

Sur la méforme de Blaise Matuidi
"Blaise, c'est un joueur qu'on connaît bien, parce qu'il a livré beaucoup de grands matchs sous le maillot de l'équipe de France. Il peut arriver, sur un match, qu'il soit un peu moins bon, comme tous les joueurs, mais Blaise a un mental très fort et il est toujours capable de gratter des ballons. Etre à 100% à tous les matchs, il n'y a pas beaucoup de joueurs qui en sont capables, mais on a confiance en Blaise. Ces derniers jours, il a montré beaucoup d’envie à l’entraînement."

 ... Et de l’Irlande
Morceaux choisis concernant, cette fois, l’adversaire de dimanche. L'occasion de constater que, décidément, Guy Stephan est un technicien sérieux.

Sur la préparation singulière du match
"Pour être sincère, on avait commencé à se préparer à jouer contre un autre pays. Comme le pourcentage de chances de jouer face à l’Irlande du Nord était assez fort, on avait commencé à visionner leurs matches, lundi, mardi et une partie de mercredi. Le sort nous a désigné l’Eire. On a maintenant quelques heures pour se préparer à un autre match."

Sur les caractéristiques de l’Irlande
"C’est une équipe très rigoureuse, composée de joueurs pas très connus, qui ne jouent pas dans les très grands clubs anglais, mais dans des bons clubs comme Stoke City, West Bromwich Albion ou Southampton. Elle évolue dans un système en 4-4-2, en losange, mais elle peut aussi jouer à plat. Elle coulisse très bien sur la largeur et sait compenser côté ballon. Elle ne pratique pas uniquement un jeu typiquement britannique (on balance sur la grande gigue devant, ndlr), ce serait un cliché de dire ça. Elle sait jouer aussi en passes courtes, même si la dominante reste le jeu long."

Sur les dangers qu'il faudra guetter
"L’attaquant (Daryl) Murphy et sa grande taille. Il sait jouer aussi les deuxièmes ballons, avec (Glenn) Whelan, qui vient les chercher au niveau de la défense centrale. (Wesley) Hoolahan peut faire la différence, avec son petit gabarit et son bon pied gauche. C’est lui qui a offert le but à (Robert) Brady contre l’Italie. C’est une équipe disciplinée qui ne lâche rien. Elle met beaucoup d’enthousiasme et d’entrain dans son jeu, à l’image de son sélectionneur, Martin O’Neill, qui était un joueur très dynamique."

Sur l’impact de la main de Thierry Henry
"Ça fait plus de six ans… Il ne reste que deux ou trois joueurs (de l’époque) de chaque côté. Beaucoup d’autres facteurs avaient contribué à la qualification de l’un ou de l’autre, c’était une péripétie de match. Je ne pense pas que ça aura une importance particulière. Ils ont naturellement ce 'fighting spirit', ils l’auront encore. Ça fait partie de l’histoire, mais c’est assez loin."

Entraînement et programme
Vendredi, les Bleus se sont encore entraînés sous le cagnard, à 15h, pour habituer leurs organismes à l’horaire du match de dimanche, et se sont envolés depuis le Bourget à 17h30 pour poser leur valise au Mariott de Lyon, un quatre étoiles avec casino et vue sur le Rhône. Ce samedi, ils déjeuneront une nouvelle fois à 11h30, avant que Didier Deschamps et Hugo Lloris ne viennent, à 13h45, tenir la rituelle conférence de presse de veille de match, cette fois au Parc OL. Dont ils testeront l’excellente pelouse à l’occasion d’un entraînement à partir de 14h30 (le créneau proposé par l’UEFA le plus proche de 15h). A cette heure-ci, on se connectera d’ailleurs avec vous pour un Facebook Live depuis les tribunes de l’enceinte, durant lequel vous pourrez poser toutes vos questions à votre serviteur, tandis que les joueurs débuteront, en arrière-plan, leur dernière séance avant le match. Soyez là.

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