Portugal-France (1-0) : cette fois, Didier Deschamps n’a pas eu de chance

Portugal-France (1-0) : cette fois, Didier Deschamps n’a pas eu de chance
EURO 2020

EURO 2016 – Le Portugal a vaincu la France, ce dimanche soir, à Saint-Denis, en finale de l’Euro 2016. Tout simplement parce que le vent a tourné, et que la bonne étoile du sélectionneur des Bleus s’est brutalement éteinte.

Tous les Français ont pensé la même chose en voyant Cristiano Ronaldo, blessé, demander à sortir. A la blessure de Jerome Boateng, trois jours plus tôt, en demi-finale. A cette main de Bastian Schweinsteiger. Au tableau favorable des Bleus avant cela, dans cet Euro 2016. En clair : à cette chance légendaire qui escorte les pas de Didier Deschamps depuis toujours et aimante les trophées. Pourtant, les Portugais, privés de leur meilleur joueur, ont vaillamment résisté. Et ont fini par décrocher la timbale, en prolongation, dans un Stade de France sonné par le choc. Il n’est pas interdit d’y voir l’œuvre de la chance.

Le poteau de Gignac

Parce que les Bleus ont tout fait, ce dimanche, pour réaliser leur rêve. Ils ont dominé une immense majorité de duels durant plus d’une heure, ont mis le pied sur le ballon, sont restés solides, et se sont procurés des occasions. Certes, en face, le Portugal a eu le mérite de ne pas commettre la moindre erreur. Mais quel fut son mérite quand la frappe d’André-Pierre Gignac a heurté le poteau au bout des arrêts de jeu ? Ou quand l’arbitre a donné un carton jaune à Laurent Koscielny pour une main de l’attaquant portugais Eder, ayant provoqué un coup franc dangereux  ?

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C’est donc l’Euro des malédictions conjurées : l’Italie qui bat l’Espagne, l’Allemagne qui bat l’Italie, la France qui bat l’Allemagne, et le Portugal qui bat la France pour la première fois depuis 1975. Didier Deschamps a bien fait ce qu’il a pu. Durant l’échauffement, on a constaté sur les visages de ses hommes le mélange de décontraction et de concentration qu’il prône. Puis, après le coup d’envoi, la discipline de joueurs s’astreignant sans relâche aux courses de repli défensif, y compris Dimitri Payet et Paul Pogba, plutôt rétifs à ce genre d’efforts. Une autre image a indiqué son emprise : toute l’équipe en cercle, autour de lui, buvant ses paroles juste avant le début de la prolongation, puis au milieu. "On ne baisse pas la tête !", a-t-il hurlé. C’était deux minutes avant le but d’Eder…

Manque de gnac ?

Qu’a-t-il manqué aux Bleus, au juste ? Un grand Pogba, qui ne se serait plus contenté de sa posture sacrificielle au milieu. Un Griezmann plus en forme. Un Umtiti moins sur le recul en prolongation. Plus d’efficacité devant le but, dans l’absolu, pour faire douter ce Portugal quand il était vulnérable. Un peu plus de gnac pour revenir après avoir été menés. Peut-être qu’il aurait fallu que Cristiano Ronaldo reste sur le terrain, tant sa sortie a motivé et soudé les siens Peut-être même qu'il aurait fallu une aide extérieure. Après un tour d'honneur un peu forcé, on a vu Paul Pogba, juste avant de s'engouffrer dans le couloir, s'adresser à ses proches par le geste, laissant pendre ses bras ballants pour exprimer son impuissance, puis pointant le doigt vers le ciel, comme pour dire : "C'est le bon Dieu qui ne voulait pas."

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