VIDÉO - Ce chasseur d’aurores boréales en Laponie va vous faire rêver

VIDÉO - Ce chasseur d’aurores boréales en Laponie va vous faire rêver

TRÉSORS CÉLESTES - Les aurores boréales fascinent les hommes depuis la nuit des temps, et plus particulièrement l'un d'entre eux : Jean-Marc Perigaud. Ce Français est tombé amoureux de ces voiles colorés qui illuminent le ciel à la nuit tombée, près du cercle polaire. Une équipe de TF1 l'a suivi en Laponie finlandaise.

Jean-Marc Perigaud est un traqueur de rêves. Et ce n'est pas à la portée du premier venu. Il faut beaucoup de patience et quelques nuits blanches pour y arriver. Car son Graal à lui ne s'offre pas comme ça. Il faut être dehors quand tout le monde dort, et sillonner les routes verglacées de Laponie, pour tenter d'apercevoir ces voiles célestes qui font fantasmer depuis la nuit des temps, les fameuses aurores boréales. 

Un phénomène que Jean-Marc traque depuis 1997. Pour ce faire, cet ancien ingénieur à Toulouse a tout plaqué pour s'installer en Laponie, là où il a des chances de voir ces aurores près de 200 nuits dans l'année. À condition bien sûr de les trouver. Car depuis le mois de novembre, son principal problème, ce sont les nuages, très nombreux sur le Nord de l'Europe, qui rendent difficile la recherche de zones de ciel dégagé. "Il faut courir après", dit-il. En espérant que la météo ne se trompe pas.

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"Une passion dévorante"

Ainsi, Jean-Marc peut passer des nuits entières à parcourir des centaines de kilomètres, parfois en vain. Mais il n'est pas du genre à lâcher le morceau. Malgré une nuit courte, à peine debout, il planifie ses prochaines traques avec sa femme Sigrid. "C'est vraiment une passion qui est ancrée en lui. C'est une passion dévorante que je comprends mais il faut avoir du courage parce que c'est vraiment très fatigant de chasser les aurores tout le temps", confie-t-elle.

D'autant que pendant la journée, Jean-Marc Perigaud est guide polaire. Il accompagne des clients ou forme d'autres guides à la survie en milieu extrême, et peut passer trente minutes dans une eau à 0°C sans sourciller. "Pour rien au monde je ne repartirais en arrière", lâche-t-il, sûr de son choix. Alors, même quand il fait -30°C, il passe sa vie à l'extérieur. Et quand il rentre, c'est souvent pour faire des conférences sur ce qu'il cherche dehors, les aurores. 

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Une persévérance qui finit toujours par porter ses fruits. Et quand il arrive à capturer ces parenthèses enchantées, comme à chaque fois, l'émotion est indescriptible : "Quand on a la couronne qui nous tombe dessus, la pluie de particules, parfois on a l'impression que ça va venir nous toucher les mains. C'est vraiment magique", souligne-t-il.

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