VIDÉO - Ce couple de Français détient le record du monde de plongée sous la banquise

VIDÉO - Ce couple de Français détient le record du monde de plongée sous la banquise

EN APNÉE - Emmanuelle et Ghislain Bardout explorent l'océan Arctique depuis 15 ans. Détenteurs de record, ils parcourent, le monde en famille afin, notamment, de sensibiliser au réchauffement climatique.

Comme une force magnétique, le Pôle Nord les attire inexorablement. Emmanuelle et Ghislain Bardout explorent l'océan Arctique depuis 15 ans. Et depuis quelques années, leurs deux enfants, Robin, 9 ans, et Tom, 5 ans, les accompagnent. Si ce sont les parents qui plongent et étudient les fonds marins, c'est toute la famille qui navigue.

Entre deux expéditions, le couple a reçu nos journalistes à Concarneau. Pour une fois, ils sont sur terre, et pas en mer.

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"À chaque fois, on accède à un nouveau monde, une nouvelle lumière, une nouvelle topologie des fonds", confie à TF1, dans la vidéo en tête de cet article, Emmanuelle Bardout, dont la passion pour la mer ne date pas d'hier. "Aussi loin que je me souvienne, j'étais passionnée par la mer, les océans." Ghislain Bardout, pour sa part, "aime profondément les régions polaires, où il n'y a plus de trace de civilisation".

Lui est ingénieur et moniteur de plongée, quand elle est navigatrice. Ensemble, ils se sont déjà aventurés jusqu'à 112 mètres sous la Banquise, une première mondiale. En 2010, ils étaient à la tête de la première expédition "Under the pole". 

"C'est quelque chose qui marque le corps, la tête"

À cette occasion, ils plongent 50 fois en un mois et demi, là où personne n'est encore jamais allé. "À chaque plongée, il ne faut jamais relâcher l'attention", résume Emmanuelle Bardout. "C'est quelque chose qui marque le corps, la tête", poursuit son époux.

Les images inédites de leur expérience, dont TF1 présente des extraits dans la vidéo en tête de cet article, ont fait le tour du monde. 

Le couple dispose d'une goélette de 20 mètres de long

Ce fut la première mission, mais aussi la plus dure. Malgré tout, ils se rappellent avoir ressenti, dans l'avion du retour, l'envie de repartir bien plus longtemps. Mais à ce moment de leur vie, l'argent des sponsors ne suffit pas. "À l'époque, on n'avait pas suffisamment de partenaires. Il a fallu qu'on vende notre maison", se souvient Ghislain Bardout.

Pour ses missions, le couple dispose désormais d'une goélette de 20 mètres de long, le Why. C'est, depuis 2014, leur camp de base. Ce bateau est aussi une salle de classe pour Robin et Tom, un refuge, un laboratoire pour les scientifiques qui analysent les prélèvements et les découvertes après chaque plongée.

L'équipe a vogué au nord du Canada, du Groenland, à l'Alaska, avant de revenir en Bretagne cet automne. À quai, attendaient de nombreux admirateurs, amenés à visiter le bateau. Ce jour-là, c'était au tour de la classe de Tom, le petit dernier de la famille.  

"C'est comme demander à Thomas Pesquet si c'est beau dans l'espace"

"Si on en est là aujourd'hui, c'est parce que dans notre vie, on a eu la chance de faire des rencontres, comme Jean-Louis Etienne", nous indique Ghislain Bardout.

Le couple est d'ailleurs allé encore plus loin que le célèbre explorateur, en créant un cylindre unique en son genre. Grâce au dispositif, Emmanuelle et Ghislain ont vécu, durant trois jours, en Polynésie française, à vingt mètres de profondeur. Le tout sans remonter à la surface, grâce à un mélange d'oxygène et d'hélium. 

Jamais des plongeurs n'avaient exploré aussi longuement les eaux du Pacifique. À l'arrivée, un spectacle incroyable. "C'est comme demander à Thomas Pesquet si c'est beau dans l'espace", s'amuse Emmanuelle Bardout.

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Parallèlement, le couple a effectué 1000 plongées en un an, et découvert la présence inattendue de coraux à -172 mètres où, en réaction au changement climatique, la biodiversité viendrait se réfugier un peu plus en profondeur. 

"Ce qu'on a constaté en Polynésie française, sur les études qu'on a menées avec le CNRS, c'est que les récifs profonds sont moins atteints que ceux de surface. Donc, il reste des zones protégées. C'est un espoir et le message qu'il y a urgence", résume l'exploratrice. Son époux abonde : "Il y a mille manières de passer à l'action" sur le front du climat. "Tous autant qu'on est, on a moyen d'agir".

Le couple s'apprête désormais à construire un bateau plus moderne pour poursuivre avec leur équipe cette mission de sensibilisation et explorer jusqu'à 200 mètres de profondeur. Un nouveau projet de plus de dix ans à travers le monde, qui s'inscrit dans un vaste programme des Nations unies pour la connaissance et la préservation des océans.

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