Admission post-bac (APB) : le Sénat s'oppose au tirage au sort et préconise la sélection au mérite

Admission post-bac (APB) : le Sénat s'oppose au tirage au sort et préconise la sélection au mérite
Examens 2019

UNIVERSITÉS - Dans un rapport sur l’orientation scolaire, les sénateurs pointent du doigt le manque de transparence et les critères de sélection de l’APB. Ils refusent le tirage au sort et préconisent la sélection aux résultats scolaires.

L’orientation des élèves au cours de leur scolarité est insuffisante et inégale. C’est ce qui ressort des conclusions d’une mission d’information sénatoriale présidée par Jacques-Bernard Magner (socialiste et républicain - Puy-de-Dôme) et dont le rapport a été établi par Guy-Dominique Kennel (Les Républicains - Bas-Rhin).

Dans ce document , les sénateurs évoquent notamment le système d’admission post-bac (APB). S’ils jugent qu’il constitue "un réel progrès", ils appellent toutefois à ce que le code source de l’algorithme soit publié pour gagner en transparence. Une recommandation qui va plaire aux associations lycéennes qui le réclament depuis un moment.

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Souhaitant que l’APB devienne "un outil d’information sur les voies de formation et les métiers", les sénateurs préconisent que la procédure soit disponible dès la classe de première et qu’y figurent les taux de réussite et d’insertion de toutes les formations.

Quant à la sélection des candidats pour les formations non sélectives à effectifs limités, les élus se disent "totalement opposés au principe du tirage au sort" qui est utilisé aujourd’hui dans certains cas.

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Des critères explicites

Aussi le rapport préconise que les universités se basent sur des critères tels que "les compétences acquises, les résultats scolaires de première et de terminale, le projet professionnel, la motivation, etc." pour "sélectionner les profils les plus adaptés aux licences qu’elles proposent et limiter les taux d’échec et les sorties sans perspective d’emploi". Ces prérequis devront être explicitement affichés dans APB.

Dans sa batterie de recommandations, le rapport propose aussi, entre autres, de prévoir un horaire dédié au parcours Avenir, de revoir le stage de 3e, réduire le nombre de formations très spécialisées, créer une année de césure post bac pour que les bacheliers puissent faire des stages en entreprises, et de rapprocher ces dernières des établissements scolaires.

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