Bac 2019 : doit-on s'inquiéter de la grève de surveillance qui menace le 1er jour des épreuves ?

Examens 2019

INCERTITUDE - Alors que plus de 740.000 candidats planchent à partir de ce lundi sur les épreuves du baccalauréat, plane la menace d'une grève de la surveillance. Si l'ampleur du mouvement est difficile à prévoir, le Syndicat national des lycées et collèges tout comme le ministre de l’Éducation nationale assurent que tout est mis en oeuvre pour que les candidats n'en pâtissent pas.

"C'est effectivement possible de s'inquiéter". Alors que plane la menace d'une grève de la surveillance pour le premier jour des épreuves du baccalauréat sur lesquelles s'apprêtent à plancher plus de 740.000 candidats, Jean-Rémi Girard, du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), était l'invité de LCI ce vendredi. "La majorité des organisations syndicales qui représentent environ plus des trois quarts des personnels ont appelé à une grève le 17 juin sur la rémunération, la réforme des trois voies du lycée, la loi confiance et la loi fonction publique", explique-t-il, confirmant que "centre d'examen par centre d'examen, il peut tout à fait y avoir des perturbations plus ou moins importantes".

Si l'ampleur du mouvement est difficile à prévoir, le Syndicat national des lycées et collèges assure que tout sera mis en oeuvre pour que les candidats n'en pâtissent pas. "Tout un tas de choses ont été mises en place par les rectorats pour essayer de convoquer des personnes, y compris qui ne sont pas censées surveiller le bac ", précise encore Jean-Rémi Girard, estimant que "ça montre aussi que le ministère est lui même inquiet contrairement à ce qu'il dit sur le fait que la mobilisation peut être très forte."

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"Je pense qu’il y aura peu de grévistes et surtout, de toutes les façons, nous compenserons les grévistes qu’il pourrait y avoir par d’autres personnes et donc l’examen aura lieu normalement", a affirmé de son côté Jean-Michel Blanquer ce vendredi sur RTL, assurant que "les épreuves vont se passer normalement".

"On est dans un état de blocage du dialogue sans précédent"

"Pour signaler qu'on trouve toujours des solutions pour que les lycéens ne soient pas pénalisés", le représentant du Snalc a souligné que "la dernière fois qu'une action de ce type a eu lieu c'était en mai 68 et les lycéens ont eu le bac, même plus qu'en 69".

Pour rappel, des syndicats d'enseignants ont appelé à la grève de la surveillance des épreuves du premier jour (philosophie pour les Terminales générales et technologiques, français pour les Premières), pour protester contre la réforme du bac qui réduit notamment le nombre d'épreuves finales de l'examen au profit du contrôle continu et qui s'accompagne d'une refonte de l'enseignement au lycée. C'est la première fois depuis 2003 qu'un tel appel est déposé par des syndicats pour le bac. "Ce que nous on aimerait quand même signaler, c'est que si on en arrive là c'est que il n'y a plus rien qui marche pour nous représentants des personnels, qu'on est dans un état de blocage du dialogue sans précédent", ajoute encore Jean-Rémi Girard.

L'intersyndicale regroupe le Snes-FSU, premier syndicat chez les enseignants du secondaire, Sud-Éducation, la CGT...  D'autres syndicats, bien que critiques envers la politique de Jean-Michel Blanquer, ont refusé de se joindre à cette action.

Alors que l'appel à faire la grève de la surveillance concerne également les épreuves du brevet fin juin," Jean-Rémi Girard a souligné sur ce point qu'"on n'est pas encore le 17" et qu'"une grève, ça sert aussi à ouvrir des négociations."

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