Bac 2019 : pourquoi la pétition lancée après l'épreuve de français a peu de chance d'aboutir

Examens 2019

ET APRÈS ? - Alors que la pétition lancée par des aspirants bacheliers dénonçant une épreuve anticipée de français "trop difficile" et réclamant la clémence des correcteurs continue de faire parler d'elle, le Ministère de l'Education nationale confirme qu'elle risque fort de ne pas être suivie d'effet. Sur les réseaux sociaux, beaucoup s'offusquent d'ailleurs du "culot" de la jeune génération.

35.000 signatures (et peut-être plus), mais après ? Alors que la pétition lancée par des aspirants bacheliers dénonçant une épreuve anticipée de français "trop difficile" pour les premières S et ES continue de faire son chemin sur le web, la question du crédit à lui accorder se pose. D'autant que le phénomène est loin d'être nouveau, chaque nouvelle session de baccalauréat voyant fleurir son lot d'appels à la clémence des correcteurs sur internet. En vain.

Du côté du ministère, on insiste d'ailleurs sur le fait que "l’élaboration des sujets est un travail de longue haleine, c’est un processus long, bien pensé, qui fait l’objet de commissions" et que tous les sujets soumis au aspirants bacheliers "sont conformes aux programmes bien sûr ". Et si un précédent appel à assouplir la notation en 2014 concernant une épreuve de mathématiques a exceptionnellement été suivie d'effet, cela ne semble pas à l’ordre du jour cette fois. 

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"Chaque année c’est un réflexe des élèves, ils jugent que c’est trop compliqué, ils sont en colère, mais ça a peu de chance d’aboutir", ajoute-t-on encore rue de Grenelle, évoquant un "réflexe de société moderne." D'ailleurs, pour l'heure, aucune consigne pour assouplir les consignes n'a été donnée.

"Génération pétition"

Reste que beaucoup de lycéens, à l'instar de Clément, élève de terminale à Clamart, continuent de comparer le poème "Destination : arbre" d'Andrée Chedid - prise à tort par certains pour un homme - à un "sujet de la mort", craignant d'obtenir une note au ras des pâquerettes. Mais ont-ils vraiment raison de s'inquiéter ? Si Charlène Smittarello, professeur de français en région parisienne, concède que l'épreuve était "assez inattendue" et sa difficulté "quand même présente", elle se veut néanmoins rassurante : "Ils n'ont pas besoin nécessairement d'avoir des connaissances sur l'auteur, c'est vraiment les figures de style, le sens du texte qui est à comprendre et à interpréter."

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Toujours est-il que trois jours après le lancement de la fameuse pétition sur Change.org, nombreux sont ceux qui s'offusquent sur les réseaux sociaux du "culot" de cette "génération pétition". "Oh les gars c'est le bac, vous vous attendiez à quoi ?", dénoncent ainsi certains, quand d'autres préfèrent rappeler aux concernés que, dans la perspective des études supérieures, le pire est à venir...

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