Idée reçue n°24 : les filles sont moins bonnes en maths que les garçons

Idée reçue n°24 : les filles sont moins bonnes en maths que les garçons

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PRÉJUGÉS - Selon une nouvelle étude américaine, avoir ou pas la "bosse des maths" est une idée reçue qui décourage de nombreuses filles de faire des études scientifiques.

Les femmes sont fortement sous-représentées dans le domaine scientifique. Malgré la croyance selon laquelle il serait question de compétences, il s'agit d'une idée reçue qui les décourage d'étudier les sciences dures. 

Une étude américaine publiée ce mercredi dans la revue Frontiers in Psychology  démontre que les femmes sont parfaitement capables d'étudier la physique, l'ingénierie, les mathématiques, ou l'informatique, dès lors qu'elles y croient. 

 Méthodologie : 4450 élèves observés à la loupe
Les chercheurs ont suivi un groupe de 4450 élèves dans 750 lycées à travers les Etats-Unis sur une période de 10 ans. Ils ont tenté de déterminer comment les choix d'orientation étaient modifiés par la perception que chacun a des capacités de chaque sexe à embrasser et réussir tels ou tels types d'études.

 Ce que l'étude a montré : femmes = hommes
"Nos résultats indiquent que les femmes ont le même potentiel à suivre et réussir des études scientifiques si seulement elles prennent conscience de leur aptitude égale aux hommes", explique Lara Perez-Felkner, Professeure-adjointe de l'Enseignement supérieur et de sociologie à l'Université de Floride et co-auteure de l'étude.

Le verdict est sans appel. Alors que les garçons à l'école secondaire ont tendance à surestimer leurs capacités en mathématiques, les filles ont tendance à sous-estimer les leurs. Les filles avaient environ 3,7 fois moins de chances de se spécialiser en sciences que leurs homologues masculins.

"La plupart des gens croient qu'ils peuvent se débrouiller en mathématiques suffisamment pour diviser une addition dans un dîner avec des amis, mais rares sont ceux qui pensent pouvoir étudier les maths, qu'ils perçoivent comme 'difficiles'. Ici, nous montrons que cette croyance peut influencer la décision de se spécialiser dans des domaines scientifiques, tant pour les femmes que pour les hommes", explique Samantha Nix, doctorante et co-auteure de l'étude.

 Ce que ça va changer : vers l'égalité salariale ?
Bonne nouvelle : cette perception erronée peut être corrigée. En effet, les chercheurs ont aussi observé que les clichés peuvent disparaître selon l'environnement dans lequel les jeunes femmes évoluent (famille, école, politique d'éducation du pays). 

Ces clichés sur les sexes handicapent les femmes qui passent à côté de carrières mieux rémunérées mais cela coûte aussi à la science, qui perd de nombreux talents en devenir.

"Il est important de s'investir dans des politiques volontaristes pour lutter contre ces discriminations. Par exemple, les élèves peuvent avoir besoin d'entendre que les difficultés qu'elles rencontrent en classe sont normales, que les garçons ont bien entendu les mêmes et que cela ne remet aucunement en cause leur brillant avenir scientifique", conclue Perez-Felkner.

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