VIDÉO - Trafic de sujets, cambriolage, tatouage... Les pires méthodes de triche au bac

DirectLCI
SUPERCHERIE - Pour avoir leur bac, certains sont prêts à tout. Même à tricher. Et si parfois cela passe, cela casse d'autre fois. LCI a compilé les pires fraudes repérées lors des précédentes éditions de l'examen.

Chaque année ou presque, un nouveau scénario se dessine. Pour pallier aux trous de mémoire pendant les épreuves, ou tout simplement pour obtenir une bonne note, des candidats au bac rivalisent d’inventivité. Et cela à leurs risques et périls. La plupart du temps d'ailleurs, la supercherie est démasquée. LCI vous a préparé un top des pires fails de tricherie lors de cet examen.

Le trafic de sujets

L'histoire a été racontée sur le site de Rue 89. Dans les années 2000 selon ce récit, une personne de l’académie de Versailles fait fuiter les sujets. Elle les revend à un commerçant parisien qui les revend lui-même à prix d’or à trois lycéens aisés de Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. A 1.500 euros le sujet, ils récupèrent donc les énoncés de mathématiques, biologie, physique-chimie et histoire. "Le hic, c’est qu’on a eu les sujets la veille des épreuves [l’académie est le dernier maillon dans la transmission des sujets, ndlr]. Pour les maths, c’est bien mais pour l’histoire c’est plus compliqué !", expliquait 10 ans plus tard à Rue 89 l’un des tricheurs en 2014. Malgré les risques pris et les sommes dépensées, il a eu son bac au rattrapage.

Le tatouage indélébile

En 2004, un bachelier Marseillais pense avoir trouvé la solution miracle : le tatouage. Le malin d’une vingtaine d’années se fait donc inscrire son cours de physique-chimie sur l’avant-bras, pensant passer ni vu ni connu. Malheureusement pour lui, son subterfuge sera démasqué illico par un surveillant. Le lycéen est sanctionné, mais garde à jamais un joli souvenir de son examen.

Le cambriolage chez la proviseure

Cinq ans plus tard, des élèves du lycée Romain-Rolland  d’Argenteuil organisent un cambriolage dans le bureau de la proviseure de leur établissement. Ils pensent y trouver les sujets du bac. Alors que deux élèves font le guet, un troisième entre dans la pièce par la fenêtre. Pas de chance, les énoncés ne s’y trouvent pas. Reconnus par la gardienne, les trois candidats au bac ont été interpellés et placés en garde à vue. Relâchés après avoir été interrogés, ils ont pu passer leurs examens.

Le changement d'identité

Enfin, en 2013, une maman se présente à l’épreuve d’anglais à la place de sa fille. Âgée de 52 ans, elle revêt un jean taille basse, des Converse et est extrêmement maquillée. Une fois dans la salle d’examen du lycée privé parisien Bossuet-Notre-Dame, elle s’installe et commence à travailler sur l’énoncé distribué. "Nous recevons des candidats de tous les âges. Personne ne s'est étonné que cette adulte rentre dans le lycée au milieu des ados. Les vérifications des papiers d'identité et des convocations n'ont lieu qu'une fois que les candidats ont pris place dans les salles d'examen", précise à l'époque au Parisien l’un des membres de l'établissement scolaire abusé. 


Lors du contrôle d’identité, qui n'a donc lieu qu'une fois la mère de famille installée, la surveillante découvre immédiatement la supercherie et en avertit le responsable du centre d’examen. Elle avait contrôlé le matin même la fille. Après avoir tergiversé sur la méthode d’intervention la plus à même de ne pas perturber l’examen, le proviseur du lycée appelle le commissariat local. La surveillante demande à la tricheuse de sortir de la salle et elle est arrêtée par quatre policiers en civil. Entendue au commissariat, elle avoue avoir voulu aider sa fille à obtenir une meilleure note en anglais.

Un délit sévèrement puni

En cas de flagrant délit de fraude ou tentative de fraude est susceptible d'être punie d'un blâme, de la privation de toute mention au diplôme, de l'interdiction de participer à tout examen de l'Éducation nationale pendant 5 ans au maximum (bac ou post-bac), ou de l'interdiction de s'inscrire dans un établissement public du supérieur pendant 5 ans au maximum.

La sanction s'accompagne d'autre part de l'annulation de l'épreuve pendant laquelle s'est déroulée la fraude pour le candidat qui obtient donc un 0. 


La fraude au bac constituant un délit, elle peut aussi, selon le site Service-public.fr, entraîner des sanctions pénales telles que 9.000 € d'amende et/ou de 3 ans d'emprisonnement.

Retrouvez tous nos articles sur le baccalauréat dans notre dossier dédié.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter