29.000 euros : c’est le montant volé par une sœur à son frère malvoyant

FAITS DIVERS

ESCROQUERIE – Elle a été condamnée mercredi à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Châteauroux. Pendant près de trois ans, cette femme de 38 ans a dérobé 29.000 euros à son frère malvoyant.

Une femme ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) a été symboliquement condamnée mercredi à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Châteauroux, dans l'Indre. Pendant près de trois ans, elle a abusé de son frère malvoyant en lui dérobant 29.000 euros. La peine qui lui a été attribuée est un avertissement. Les juges ont décidé de ne pas inscrire le délit sur son casier judiciaire. Cette décision lui permet ainsi de garder son emploi qui exige un casier vierge. 

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Tout commence en 2012. Alors qu’ils sont chez leurs parents, elle décide de noter discrètement les codes de sécurités de sa carte bancaire, rapporte le site internet de France Bleu. Elle en fera usage à de nombreuses reprises sur internet. Si elle ne confirme pas toutes les transactions, elle aurait passé au moins 15 commandes sur le site de vente en ligne de vêtements, LaRedoute.fr, effectué des achats sur Cdiscount, fait son marché au drive d’E.Leclerc, sans compter de multiples téléchargements sur Itunes. 

Identifiée par sa carte de fidélité E.Leclerc

"12.000 euros en 2013, 10.000 euros en 2014, 7.000 euros en 2015", a listé l’assesseur du tribunal lors de l’audience. "C’est un préjudice important", a rajouté la procureur en charge de l’affaire. "On a tous envie de choses qu’on ne peut pas avoir, on n’en arrive pas tous là". Son geste ? Elle ne se l’explique pas.

Ce n’est qu’en 2015 que son frère se rend compte des trous sur son compte bancaire. Il bloque alors sa carte-bleue et porte plainte. À ce moment-là, il ne sait pas que sa sœur est à l’origine de cette escroquerie. Mais très rapidement, le supermarché E.Leclerc porte plainte. Au total, 900 euros de produits n’ont pu être réglés. C’est parce qu’elle utilisait sa propre carte de fidélité pour cumuler des points que les autorités ont pu l’identifier.

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Son frère, qui a rompu tout contact avec elle depuis cette affaire, ne s’est pas constitué partie civile. Même si cela lui a été fortement conseillé, elle n’a donc pas été forcée de le rembourser. Deux ans après avoir été confondue, elle n’a d’ailleurs toujours pas cherché à lui rendre son argent. 

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