A Marseille, un "gang" de femmes de ménages volait le H&M depuis deux ans

A Marseille, un "gang" de femmes de ménages volait le H&M depuis deux ans

GANG - Plusieurs femmes doivent être jugées dans les prochaines semaines pour avoir volé des centaines de vêtements et produits de maquillage d'un magasin H&M marseillais. Selon La Provence, qui relate l'affaire, le petit manège durait depuis près de deux ans.

Elles sont déjà surnommées "le gang des nettoyeuses". Quatre femmes doivent être jugées dans les prochains mois au tribunal correctionnel de Marseille pour "vol avec effraction". Elles sont accusées d'avoir dérobé des centaines de vêtements, sous-vêtements et produits de maquillage dans la boutique H&M où elles travaillent en tant que femmes de ménage.

Selon La Provence, qui relate l'affaire, tout aurait commencé en février 2016. Deux employées d'une société de nettoyage commencent à voler dans le magasin dans lequel elles travaillent, le magasin H&M. Et la méthode est bien rodée : "Elles se servaient discrètement dans les rayons, puis dissimulaient les produits dans leurs chiffons, et en faisant semblant de nettoyer les caisses, elles en profitaient pour faire sauter l'antivol", détaille une source proche du dossier au journal.

100.000 euros de préjudice

En décembre dernier, deux autres  employées les rejoignent dans le "gang", "mais sans doute que d'autres femmes de ménage, passées au cours de ces deux années, y ont participé", assure une source policière à La Provence. Constatant des "trous" dans les stocks ces dernières semaines, la direction se décide à mener l'enquête. Après quelques semaines de surveillance, un vigile surprend finalement trois femmes de ménages en flagrant délit de vol.

Les quatre femmes ont été placées en garde à vue mercredi et l'enquête confiée à la Division Nord de Marseille. Les perquisitions de leurs appartement respectifs ont permis de mettre la main sur des centaines d'articles de la marque H&M. Le montant du préjudice s'élèverait à près de 100.000 euros, selon un proche du dossier cité par le journal.

"Elles ont expliqué qu'elles étaient dans le besoin, et au vu des stocks qu'elles sont parvenues à faire sortir, elles ont dû en revendre une bonne partie", assure un enquêteur.

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